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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Claudie Mergirie

Claudie Mergirie

A l’occasion de son défilé sur une péniche parisienne le 18 février dernier, nous avons fait la connaissance d’une jeune styliste martiniquaise très talentueuse. Ambitieuse et déterminée, nous allons certainement entendre parler d’elle sur les grands magazines de mode internationaux.

Parlez-nous de vous…

Je m’appelle Claudie Mergirie, je suis une styliste martiniquaise âgée de 34 ans, j’exerce mon métier depuis une dizaine d’années. Je suis arrivée à Paris en 1991, pour un cycle de 3 ans d’études de stylisme-modélisme à l’atelier Charbon Savard de la Mode. C’est grâce à un ami que j’ai eu contact avec cette école privée.

D’où vient cette mission pour le stylisme ?

Vers l’âge de 12 ans, alors que j’étais en train de regarder un clip vidéo à la télévision, je me suis amusé à démonter un pantalon de mon père pour comprendre le montage afin de me refaire le même et c’était très réussi ! D’où le côté masculin de ma collection. Depuis ce jour, j’ai compris que je voulais être styliste. Cependant, j’ai poursuivi un cursus scolaire normal car mes parents n’étaient pas très rassurés par cette voie artistique. Après l’obtention de mon bac G2 (gestion), j’ai réussi à les convaincre que c’est dans la mode que je voulais travailler. Et aujourd’hui ils sont très heureux, très fiers et ne cessent de m’encourager.

Et aujourd’hui vous vous lancez !

En 2005,  j‘ai lancé la ligne femme Claudie Mergirie, une mini-entreprise dans laquelle je travaille seule, du dessin à la confection du vêtement. Je vise une clientèle très féminine et glamour de tout âge, en adaptant un petit côté masculin pour mettre en valeur un certain "chic négligé”.
Je propose également des pièces uniques après avoir écouté et cerné les goûts de la cliente. Je n’oublie surtout pas les hommes car une fois qu’ils ont été satisfaits, ils restent fidèles à leurs boutiques de vêtements.
Les matières que j’utilise sont la soie, le voile de coton, le coton strech, du lainage anglais, du satin, du cuir, du daim etc. Je fais des créations Haute de Gamme du fait de l’utilisation des matières dites de luxe ainsi que de certains volumes et formes.

Pouvez-vous décrire votre style et quelles ont été vos influences ?

J’ai été influencée par le style des années 50, j’essaie de l’actualiser et de le rendre plus moderne, en ajoutant des galons de satin de soie par exemple. Je me suis orientée vert le style européen afin de m’ouvrir à plusieurs marchés dans le monde car je pense qu’il ne faut pas rester enfermer dans le style trop traditionnel avec le madras et autres, il faut savoir le doser, par exemple, dans les touches de couleur, les bijoux.
Les collections de Dior Homme me plaisent beaucoup, Barbara Bui, John Galliano pour son extravagance, Prada avec son côté rétro, Chloé pour sa féminité fragile. Je déteste tout ce qui est vulgaire. Mon influence provient aussi de l’architecture antillaise, des maisons aux couleurs vives, des bâtiments, de la végétation. Dès que je retourne au pays, je ramène toujours des photos que j’analyse afin de capter des petits détails que je pouvais réutiliser. On retrouve beaucoup de plissés, des drapés sur mes créations, je commence souvent par un moulage sur le mannequin pour trouver des nouveaux volumes.

Quel a été le thème de votre première collection ?

Le thème général de ma première collection est un rappel de l’époque du XIXe  siècle, ainsi que l’Egypte antique où j’ai repris les plissés. Concernant les accessoires, j’ai retravaillé le style brésilien avec ses matériaux naturels. Donc ma collection est un mixage de plusieurs cultures. On retrouve beaucoup des plumes sur les accessoires. C’est le symbole de la maison. Cela représente la  "classe même” et une certaine fragilité. Les couleurs sont naturelles et sobres sur les habits mais vives sur les accessoires, j’utilise toujours la couleur en petites touches.

Quels sont vos projets ?

Pour le moment, je souhaite rester sur Paris.
Je n’ai pas encore de retour prévu vers les Antilles. Cependant, mon rêve serait d’avoir un atelier aussi en Martinique. Je désire surtout m’exporter dans le monde, avoir des boutiques à New York,  Londres, me faite connaître un peu partout et rencontrer des gens afin de partager ma passion.

Est-ce qu’un styliste antillais peut avoir une carrière telle qu’un grand styliste  européen ?

Les stylistes antillais ont aussi leur place dans le milieu international de la mode. Il faut se battre, il faut travailler très dur pour se faire connaître et partager son talent, malgré le racisme qui existe  malheureusement dans ce milieu. Et d’ailleurs, il ne faut surtout pas s’arrêter à ça.

Quelles sont les qualités pour être un bon styliste ?

C’est comme un planteur ! Il y a un dosage à respecter, sinon c’est raté ! (rires). Il faut beaucoup travailler, être un bon “choppeur”, très curieux avoir une bonne culture artistique mais aussi avoir des notions de gestion et Marketing c’est très important quand on veut créer sa propre entreprise. Il faut aussi avoir de l’assurance et toujours croire en ce que l’on fait et aller jusqu’au bout de ses idées malgré les différents avis. Et surtout, ne jamais se décourager ! 

Claudie, avez-vous un message pour les gens qui vous découvrent ?

La femme qui a envie d’être classe, glamour et féminine, je la reçois avec plaisir afin qu’elle trouve son bonheur dans mes créations. J’ai hâte  de partager mon style avec tous ceux qui veulent le découvrir.

Où peut-on trouver vos créations ?

Pour ceux qui sont aux Antilles il existe un Show room Karolin’ (Zone Industrielle Les mangles au Lamentin, en Martinique) et pour ceux qui sont sur Paris, ils peuvent venir acheter chez moi à Vincennes.

                                                                      Sabrina Thomas-Nelson (04/06)

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