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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Nina Jean

Nina Jean

Auxiliaire de puériculture à  la crèche d’Aubervilliers Nina Jean y apporte un peu du soleil des Antilles. Elle partage la culture antillaise avec les tout-petits de la région parisienne.

Depuis quand travaillez-vous à la crèche d’Aubervilliers ?

Cela fait à peu près dix ans. J’y suis entrée tout de suite à la fin de ma formation, avant même  d’avoir les résultats de mon examen. C’était en juillet 1995. Grâce à Dieu j’y suis jusqu’à ce jour.

Pourquoi êtes-vous partie en région parisienne ?
Comme beaucoup de nos compatriotes à la recherche d’un avenir meilleur. J’étais là à végéter, ne trouvant comment gagner ma vie. Refusant la fatalité, je me suis dit “Pourquoi ne pas tenter comme les autres l’aventure de la capitale" ? 

Comment y êtes-vous accueillie ?

Je n’ai vraiment pas à me plaindre. J’ai toujours entendu parler de racisme mais j’ai la chance de ne pas vivre cette situation. La directrice de la crèche, ma patronne, a travaillé en Guadeloupe et connaît un peu les Antilles. Dès mon arrivée les collègues m’ont fait connaître l’ambiance Karaoké. J’ai été très bien accueillie.

Vous, l’Antillaise, que pensez-vous apporter à l’ambiance d’une crèche en région parisienne ?

La ville d’Aubervilliers est très cosmopolite et cela se ressent parmi les enfants qui fréquentent la crèche municipale. Certains d’entre eux sont originaires d’Afrique noire, d’Algérie, du Maroc, des Antilles, de la Guyane, de partout. Il a été demandé aux parents d’apporter une spécialité culinaire de chez eux. J’y ai participé. J’ai réalisé un colombo et des accras. Tout le monde a été ravi. De même au niveau musical, je fais découvrir aux collègues le zouk et ils apprécient beaucoup. Parfois je rencontre des personnes qui ont voyagé et ont eu l’occasion de visiter la Martinique. Souvent ils m’apprennent beaucoup sur mon propre pays car je suis, il est vrai, assez casanière et nombreux sont les coins que je ne connais pas.

Quel est le plat antillais que vous préférez préparer ?

Je dirai sans hésiter mon petit colombo. J’aime prendre le temps de cuisiner. J’aime aussi les accras (beignets de morue) car c’est ce qu’il y a de plus facile à préparer.

Envisagez-vous de rentrer au pays ?

Oui, un jour, mais pas dans l’immédiat. Une fois que j’ai eu quitté le pays, j’ai pris de nouvelles habitudes et je ne sais pas si je vais pouvoir me réadapter. Pour l’instant je me contente de venir en vacances au Morne-Vert, ma commune natale.
D’autre part, c’est à Aubervilliers que je gagne ma vie, il n’est pas sûr qu’à la Martinique je retrouverais du travail. Je le répète, je ne suis pas si mal là où je suis, je ne vais pas chercher à rentrer au pays à tout prix.  Franchement je préfère gagner ma vie à Aubervilliers qu’être  chômeuse chez moi !

Qu’est-ce qui vous plaît le plus à Aubervilliers ?

C’est surtout l’anonymat qu’offre toute grande ville ! Chacun peut faire ce qu’il veut sans se soucier du qu’en dira-t-on.
C’est vrai que nos compatriotes ont tendance à manquer de rigueur or en France les gens sont un peu plus respectueux des lois et ça rassure. Je sais que comparée à l’Europe, la France ne passe pas pour un pays de respect des lois mais face à notre Martinique, oui !

Quels sont vos loisirs ?

Je fais un peu de sport mais j’aime beaucoup les voyages ! Cela peut surprendre car je le répète je suis très casanière mais j’aime beaucoup découvrir de nouveaux pays.

Que retenez-vous de vos voyages ?

J’ai pu connaître quelques pays d’Europe comme la Turquie et l’Italie. Je suis également allée en Amérique du Sud, au Mexique et j’ai visité l’Inde. Cependant, les pays qui m’ont le plus fasciné sont ceux du continent noir.
Je suis allée au Togo et en Afrique du Sud et j’ai eu l’impression de retrouver mes racines profondes.
Bien sûr, au début c’était très dur ! Toucher du doigt la grande misère, ça vous remue les tripes. Mais une fois passé cette première impression, j’ai découvert la grande richesse des relations humaines. Cette curiosité intellectuelle, cet intérêt pour les îles lointaines habitées par des “frères” comme ils nous appellent, cela vous touche énormément.
Mis à part le côté purement humain, j’ai été en admiration devant ces paysages d’une beauté extraordinaire. Il est vrai que les amis qui m’accueillaient ont tout fait pour me faire connaître leur pays de fond en comble.
D’un point de vue culinaire, j’ai voulu goûter à tout ce que je voyais. Bref, j’avais à coeur de m’imprégner de la culture de nos ancêtres
Non, je crois que j’ai retiré le maximum de profit de mes voyages en Afrique.

                                                                                        Joël Sandot (04/06)

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