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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Yvana Vaitligon

Yvana Vaitligon

Pour valoriser l’art et les artistes, Yvana Vaitligon a mis en place à la Martinique une structure qui répond aux critères de l’ingénierie culturelle.  Un monde nouveau dans l’île pour les artistes qui doivent se donner les moyens d’être vus. Tour d’horizon d’un secteur qui promet, avec sa promotrice qui s’est confiée à Amina.

Comment définir Yvana Vaitlingon ? Présentez-vous en quelques lignes ?

Ce qui me définit, c’est avant tout ma passion pour l’art et plus particulièrement les arts plastiques, le théâtre et la danse. L’art est pour moi un moyen privilégié d’assouvir ma curiosité naturelle, d’explorer l’âme humaine et l’essence des choses.

Quel cheminement vous a conduit à parfaire votre connaissance de l’art antillais ?

J’ai toujours été attirée par le domaine artistique. Un professeur a remarqué mes
prédispositions au collège et m’a dirigée vers le lycée technique de Rivière des Pères à Basse-Terre où j’ai validé mon Bac F12 en art appliqué. Naturellement ensuite, j’ai poursuivi dans cette voie. J’ai obtenu mon diplôme d’art graphique à l’IRAV (institut Régional d’art visuel de la Martinique). Durant cette formation, j’ai eu la chance de travailler en collaboration avec des artistes antillais, comme Thierry Alet ou Dumbardon, pour l’organisation d’expositions. C’est ainsi que je me suis familiarisée à l’art caribéen. Depuis je n’ai cessé détendre mes connaissances grâce à mon cursus professionnel. Aujourd’hui, la structure que j’ai créée (Yvana’arts) me permet de côtoyer des artistes de la Caraïbe.

Avec quelle approche ?

Toujours avec ce désir de défendre les qualités de nos artistes de promouvoir leur langage pictural. La richesse de leur créativité.

Réduisez-vous l’art à des définitions identitaires ?

Non. L’art est un langage et la quête identitaire n’est pas l’unique sujet abordé. S’il est vrai que les artistes antillais ont largement relayé ce besoin qu’éprouve la société antillaise d’explorer ses racines d’autres thèmes fondamentaux sont explorés par les artistes antillais.

Selon vous être artiste aux Antilles relève-t-il d’un combat ou d’un choix assumé ?

Je pense que le combat est justement de pouvoir assumer le choix d’être artiste et de se faire respecter en tant que tel. Trop peu d’artistes antillais vivent de leur art. Or, ils ont un rôle effectif à jouer, mais la société n’est pas encore prête à le leur octroyer.

On a souvent l’impression que l’art n’existe que dans certaines sphères. Est-ce votre sentiment et comment inverser la tendance ?

Le constat actuel pousse à dire effectivement que l’art est encore connoté et teinté d’élitisme. Le grand public a encore quelque a priori, mais les choses évoluent; lentement mais sûrement. Personnellement, c’est mon cheval de bataille. Quand je lance des invitations pour une exposition je mets un point d’honneur à pouvoir inviter “Monsieur et Madame Tout-le-monde" afin de sensibiliser le plus de personnes aux arts en Martinique.

L’art semble avoir un développement croissant. Selon vous y a-t-il un lien entre l’histoire et les traditions artistiques et culturelles des Antilles ?

Si j’ai bien compris votre question, je dirais que le développement de l’art est peut-être lié à la maturité d’une société. Notre histoire est récente et il faut du temps pour qu’une expression artistique s’affirme et se définisse pleinement.

Les Antilles sont-elles une bonne vigie de l’art ?

Elles pourraient l’être car elles constituent un véritable  carrefour culturel. Mais, c’est encore trop tôt. Il faut d’abord que les Antillais s’approprient leur art avant qu’il ne rayonne à l’extérieur.

Parlons du marché de l’art. D’abord ce marché existe-t-il ? Comment se répartit-il ?

Le marché de l’art aux Antilles existe mais demeure restreint. C’est normal car tout est lié. Son expansion passe par la sensibilisation du grand public. Il faut expliquer aux gens que l’achat d’oeuvre d’art est à la portée de tous.

Sont-ce les artistes ou les vendeurs qui font la loi ?

Le marché est encore trop embryonnaire pour présenter des caractéristiques dont on peut débattre. Chaque artiste a ses méthodes et c’est le cas par cas qui prévaut dans le circuit de la vente d’oeuvres d’art.

Le marketing et l’ingénierie culturelle peuvent-ils  amorcer un tournant décisif pour les artistes et le marché ?

Bien sûr, ce sont des outils de communication.  Ce genre de structures manque pour professionnaliser l’art aux Antilles et donc le promouvoir.

Comment Yvana’Arts se positionne t-il aujourd’hui pour ouvrir à la connaissance  de l’art et des artistes ?

 Tout d’abord en mettant en application mon savoir-faire dans l’organisation d’expositions ou d’évènement culturel. Et puis également en proposant des concepts originaux pour promouvoir  l’art. Par exemple, je suis en train de m’attaquer au marché de l’entreprise privée. Je leur propose  de communiquer grâce à la location d’œuvre d’art, de créer l’événement dans leurs locaux organisant un vernissage et en exposant des oeuvres d’artistes antillais. Ce sont deux mondes a priori opposés mais qui s’ils se rejoignent, peuvent tirer des bénéfices partagés. Ce genre d’initiatives innovantes peut permettre d’ouvrir à  la connaissance de l’art en Martinique.

                                                                       Jean-Jacques Seymour (04/06)

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