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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Suzette Civil

Suzette Civil

C ‘est la ville de Port-au-Prince qui a vu naître cette perle rare au sein d’un foyer humble, entourée de deux soeurs et quatre frères. A l’âge de dix ans, ils perdent leur mère prématurément et plongent dans une peine profonde. Depuis lors, se souvient Suzette, "la poésie a  constitué mon ultime refuge, écrivant mes vers en vue de noyer ma solitude.” Elle fait ses études primaires et secondaires en Haïti et quitte sa terre natale en 1995 pour s’établir aux Etats-Unis (à New York d’abord, puis dans l’Etat de Géorgie depuis 2005) où elle obtient une licence en Psychologie et Sciences de l’Education. C’est avec plaisir que nous vous présentons la talentueuse poétesse Suzette Civil.

Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai commencé à gazouiller mes premiers vers alors que j’avais à peu près dix ans. Au début, j’écrivais surtout pour soulager les peines que m’avaient causées la mort de ma mère. C’est drôle, je me souviens jusqu’à aujourd’hui du titre de mon tout premier poème  “Liberté”. C’est la solitude qui l’avait dicté à mon coeur. Depuis lors, je me suis découverte une vive passion pour la poésie.

Vous adonnez-vous à d’autres genres littéraires que la poésie ?

Pour l’instant, non, je n’écarte pas la possibilité d’écrire à l’avenir un roman ou un recueil de contes. Par exemple, en Haïti, nous avons les fameux contes Bouki et Malice, La sirène, la baleine qui m’intéressent beaucoup. J’aimerais bien les réadapter et les porter à la connaissance des enfants nés à l’étranger de parents haïtiens, question de leur apprendre un peu leur culture.

Selon vous, l’artiste (en ce qui vous concerne la poétesse) a-t-il un rôle spécial à jouer au sein de sa société ?

La poétesse ou n’importe quel autre artiste doit d’abord laisser parler son coeur et son âme. Elle doit suivre ses émotions et les traduire exactement comme elle les ressent. Elle doit pouvoir écrire également pour faire briller du soleil pour ceux qui se trouvent dans les ténèbres. Elle doit être une annonciatrice de bonheur, de paix et d’amour. En tout cas, je tends à croire que face à certains drames qui frappent l’humanité, l’humain, quel qu’il soit, ne doit rester indifférent. Aussi, de temps en temps, il m arrive d’écrire au tour de ces thèmes à caractère social.

Vous considérez-vous alors comme une poétesse engagée ?

Oui, dans le sens que je m’engage à parler de la beauté de mon pays, mais aussi de la misère qui frappe notre peuple, des inégalités sociales… Je le fais tout simplement parce que je crois que c’est un devoir tout simplement humain. Chacun doit se sentir engagé dans l’amélioration du niveau de vie de l’humanité. En ce qui a trait à mon pauvre et beau petit pays, tant que je vivrai, je m’engage à parler de lui, de son passé, de ses héros, de sa culture et de sa beauté. Mais,
j'écrirai également autour du désastre écologique, de l’analphabétisme, de l’absence de soins médicaux, de prostitution infantile, bref de toutes les tares de notre société.
Je considère ma poésie justement comme un moyen de ne pas pleurer devant le drame humain, une sorte d’exutoire, si vous voulez. Quand j’écris, je me sens libérée de certaines responsabilités. Je considère donc ma poésie comme mon arme pour lutter sans violence selon les préceptes de la Bible, mais aussi selon ceux du Mahatma Gandhi, de Martin Luther King et plus près de nous de Nelson Mandela.

Les lettres haïtiennes, selon vous, ont-elles progressé ?

Considérablement, à mon humble avis. La production littéraire se multiplie d’année en année, en de la carence de lecteurs, en dépit de la situation économique du pays. Des romanciers tels que Dany Laferrière, Edwidge Danticat, etc. produisent des oeuvres remarquables.

Quels sont vos poètes et romanciers préférées dans la littérature haïtienne ?

Je peux faire mention de Virginie Sampeur, d’Ida Flaubert, de Marie Chauvet, etc. Les romans de Danticat me plaisent beaucoup également.
J’ai également un penchant pour les romancières de certaines îles francophones. Par exemple Maryse Condé, une romancière extraordinaire. Du côté des hommes, j’aime bien Paul Laraque, Anthony Phelps, René Philotècte, Serge Legagneur, etc.
Parmi les romanciers Fernand Hibbert, Jacques Stéphen Alexis etJacques Roumain, de véritables soleils qui font gouverner la rosée.

A part la poésie, vous adonnez-vous à d’autres activités ?

Je fais de temps en temps un peu de théâtre amateur à l’église, surtout à l’occasion des journées ou des soirées patriotiques, pour la célébration du jour du drapeau, la mort d’un héros national, etc.

Qu’en est-il du cinéma ?

Je me prépare à tourner un film l’été prochain. Ce sera mon début sur l’écran. Là encore, j’espère me donner à cent pour cent. J’attends d’autres propositions qui pourront venir, qui sait, de la France.

Pouvez-vous nous parler un peu de votre CD “Au Rythme de mon coeur”?

J’ai publié ce disque en juin de 2005. Il a rencontré un succès immense auquel je ne m’attendais pas. C’est une sélection de poèmes dont certain remontent à l’époque de mes quinze ans. Dans la vingtaine de titres, j ‘ai abordé des thèmes variés : l’amour, la foi, mon pays, etc.

Avez-vous encore des exemplaires disponibles ?

Du millier que j’avais fait il doit en rester à peu prés un peu plus d’une centaine.

Avez-vous d’autres projets ?

Pour l’instant, j’étudie la possibilité de sortir un nouveau CD de poésie. Cela peut venir peut-être l’année prochaine. Je ne veux pas faire du “vite fait”. Je veux y mettre tout mon temps afin d’offrir quelque chose d’aussi valable que mon premier. Car, je crois qu’offrir une oeuvre de qualité est signe de respect tant pour le public que pour  soi-même, faisant toujours mien ce credo: “Tout ce qui vaut la peine d’être fait, vaut la peine d’être bien fait".

                                                                         Louis Carl Saint-Jean (04/06)

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