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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Georgie Nobour

Georgie Nobour

Georgie est une femme engagée, qui se sent concernée par le bien-être de ses soeurs et frères afro. Sophrologue depuis cinq ans, elle aide les gens à éliminer le stress et à gérer les points négatifs de leur vie.

Quel a été votre parcours pour devenir sophrologue ?

En fait, j’ai travaillé pendant 22 ans dans l’administration à la Poste. J’avais déjà connaissance de mon potentiel, je savais que j’avais la possibilité de faire des choses. J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai travaillé pour me payer mes études de sophrologie.
La sophrologie est une méthode visant à dominer les sensations psychiques par des techniques de relaxation proches de l’hypnose. Certains médecins tel que les dentistes ou des chirurgiens ont utilisée la sophrologie pour effectuer des opérations chirurgicales.
La sophrologie est une science de la conscience, c’est avec cette conscience que nous faisons ce travail sur nous-mêmes. C’est aussi une branche de la psychologie, une science humaine inspirée de la phénoménologie, de la psychologie occidentale, de la neurologie, de la psychiatrie, du zen, du bouddhisme et du yoga.

Qu’est-ce que la sophrologie apporte aux personnes qui la pratiquent ?

Nous amenons les gens à prendre conscience de leur corps. Je donne deux cours par semaine à France Télécom à des employés qui doivent gérer leur stress. Avec le chômage, on demande beaucoup... Il y a besoin d’amener la relaxation à tous les salariés, même aux cadres de l’entreprise, pour leur permettre d’être plus productifs et de ramener le calme en eux plutôt que d’avoir des arrêts de maladie. Forcément, lorsque l’on travaille la sophrologie, la vie intime des gens change et tout se passe beaucoup mieux.
Je travaille avec l’association "Fil harmonique” et une fois par mois j’organise un stage de sophrologie qui dure environ deux heures. Il  arrive parfois que des clients m’appellent pour me demander de les aider lorsqu’ils ont un examen ou un entretien et qu’ils sont stressés. Durant mes séances, je les mets en situation d’examen afin qu’ils puissent mieux gérer leur stress et je les amène aussi à programmer la réussite de l’examen. Je suis très contente quand les gens me rappellent pour me dire qu’ils ont réussi.

Parlez-nous de l’afro-bouddhisme que vous pratiquez...

J’étais déjà sophrologue avant d’être dans le bouddhisme. Dans la sophrologie, il y a de la psychologie, du zen, du yoga, et de la phénoménologie qu’il ne faut pas oublier et le bouddhisme. J’ai toujours aimé cette philosophie. C’est à l’âge de 17 ans après ma communion que je décidai de quitter la religion, cela ne me correspondait pas.
C’est en voyant toute la misère qui règne en Afrique que je pris conscience que la religion des maîtres du temps de l’esclavage ne nous permettait pas d’avancer et d’évoluer car tous les adeptes attendent que le miracle tombe du ciel, mais ça ne tombe jamais. Alors je me suis dit que ce n’était pas ce qu’il nous fallait il fallait qu’on se libère. C’est pour cette raison que je pratique le bouddhisme, qui amène la paix intérieure.

Quels sont vos projets pour permettre à la communauté noire de se libérer comme vous dites ?

Comme je suis en plus une conférencière, j’envisage de partir dans le monde noir pour lui dire de se libérer. Lui faire prendre conscience qu’il est temps de se prendre en main et de reconnaître les séquelles de l’esclavage dans son comportement de tous les jours.
Il y a trop d’enfants qui souffrent et qui naissent et dont les parents n’ont pas encore trouvé leur place dans ce monde. Mais notre place est là. Il  faut que chaque personne prenne conscience de ses problèmes et des potentiels que l’on a et qui sont gaspillés.

Comment est perçue la sophrologie ?

Certaines personnes parlent de secte mais il n’en est rien car le fondateur de la sophrologie, le professeur Alfonso Cycedo est un grand neuro-chirurgien. Il a une université de sophrologie en Andorre. C’est dans cette université que j’ai obtenu mes diplômes. Il a fait protéger, par un brevet international, sa découverte de la sophrologie. En aucune façon, il ne peut y avoir de dérivés.

Quels sont vos projets...

Mon projet est la réalisation d’un DVD dans le quel j’apprendrais aux gens à prendre conscience de leur corps, à s’accepter comme ils sont et à découvrir tout ce que l’on peut faire avec ce corps. Il est important d’écouter son corps lorsqu’il réclame du repos. Un site Internet est également en cours de création.

Avez-vous déjà pensé à écrire un livre ?

Je ne dirai pas que je n’y ai pas pensé. J’ai déjà deux manuscrits dont l’un est en correction chez une amie journaliste. J’y raconte ma vie de femme battue mais non victime car j’ai refusé d’en être une. Je n’acceptais pas les coups, je les rendais. D’autres femmes restent sans même savoir pourquoi. Mais moi, j’ai pris mes quatre enfants et je suis partie. Dans mon premier livre, je raconte le racisme que j’ai vécu aux Antilles. Vous savez, il vous suffit d’avoir la peau foncée pour que l’on vous traite de charbon de "zonzon noir” et autres noms joratifs qui vous ramènent à votre couleur de peau. Cela m’a beaucoup fait souffrir. J’ai également perdu confiance en moi. Je suis devenue rebelle parce que je ne comprenais pas cette injustice.

Avez-vous déjà ressenti le racisme en métropole ?

Je l’ai toujours ressenti. Je suis venue en France à seize ans. J’ai dû me battre au lycée dès ma première année. Par la suite j’ai travaillé à La Poste ; on maintient les Antillais dans les postes de travail dont personne ne veut. Ce n’est que maintenant, après toutes ces batailles depuis 1998 que la Poste à permis l’ouverture des postes de cadre aux Antillais. J’en ai eu marre, je suis partie un peu avant le changement. Les gens racistes sont des gens malades. Ce sont les séquelles de l’esclavage. Ils doivent aussi se reconnaître, se guérir et ouvrir leur coeur.

On voit aujourd’hui que vous portez des rastas…

Oui, j’ai pris conscience que tous les produits frisants et dénaturants m’avaient beaucoup abîmé les cheveux. J’ai fait comme tout monde par inconscience et ignorance. Je suis une femme afro, négroïde et une femme pressée, je n’ai plus le temps de me coiffer. J’ai trouver que porter des rastas, c’était très bien, donc j’ai gardé mes locks car cela correspond plus à  mon identité. C’est un gain de temps et d’argent.

Quel est le message que vous souhaiteriez passer aux lectrices du magazine Amina ?

J’aimerais leur dire qu’elles doivent commencer par s’aimer parce qu’on ne s’aime pas assez. On se déprécie un peu trop en tant qu’individu. L’amour que l’on se porte, on va pouvoir le donner à ses enfants, qu’ils soient filles ou garçons. Ce sont les femmes noires qui élèvent les garçons. Si demain les femmes souhaitent que leurs fils deviennent de bons pères de famille, elles doivent songer à ce qu’elles ne voudraient chez un homme pour leurs filles et pour elles- mêmes, bien sûr.

                                                                                         P. Domond (04/06)

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