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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Barbara Cidalise

Barbara Cidalise

Les poupées de nos arrière-grands-mères  suscitent toujours l’engouement des amateurs. C’est un monde magique. On y entre comme on rentre en religion. C’est ce monde que s’attache à développer Barbara Cidalise.

A l’opposé des poupées manufacturées, modèles réduits des mannequins en vogue, les créations de Barbara Cidalise renouent avec une période pas si lointaine. La période où les mamans prenaient (ou avaient) le temps de confectionner ces petites compagnes de la nuit, envahie d’ombres mystérieuses. Triturées, mordillées, les “dédette" s’abandonnaient aux bras de leurs petites maîtresses qu’elles suivaient, les pieds dans leurs pas. Elle s’adresse aux enfants.. et aux parents qui n’ hésiteront pas un instant à... retomber en enfance .

Barbara Cidalise, qui êtes- vous ?

Née à la Martinique, je suis une Foyalaise (avec un ombilic enterré au Diamant, commune du sud). J’aime à dire que je suis "une fille du bord de mer”.J’ai effectué mes années lycée en France où j’ai appris un métier, celui de secrétaire. Le 15 août 1961, je suis venue au monde avec une jumelle, Nathalie.

Quelle est votre expérience artistique ?

J’ai participé aux expositions collectives du CMAC, de 1991 à1993, au festival de jazz ainsi qu’au Salon des peintres et sculpteurs amateurs J’ai exposé  à Paris, au salon de Hôtel de Ville, au Jardin des plantes et mes poupées ont été ex posées sur plusieurs sites foyalais, dont le dernier était la Bibliothèque Schoelcher. Cette aventure a commencé il va 15 ans.

Outre votre métier, vous travaillez de vos mains en fabriquant des poupées. Qu’est-ce qui vous a déterminée à vous lancer dans cette fabrication ? Une continuité passionnelle venue de l’enfance ?

On pourrait en effet envisager les événements de cette manière, vu que ma mère, Jacqueline Labbé, était marionnettiste et femme de théâtre. Mais cela n’est pas vraiment le cas. Il y a une dizaine d’années, j’ai confectionné une poupée chiffon toute cousue main, pour la naissance d’un neveu. Je désirais lui offrir un jouet très particulier, qui devait accompagner ses premiers pas dans la vie. Cette poupée avait de très longs bras pour pouvoir l’enlacer, un long corps et de petits pieds.
Ensuite "la famille" des poupées s’est agrandie, "peut-être" de manière très passionnelle... Mais en tout cas, j’ai éprouvé le besoin de continuer l’histoire commencée avec cette poupée pour exister. Chaque poupée que je créais en appelait une autre.
La poupée que je crée aujourd’hui a évolué avec son temps, a mûri, comme sa créatrice. Elle ose, innove, défait ce qui est fait, a des états d’âme. Elle n’a pas d’époque et reste dans une modernité, tout en ayant été enrichie avec le passé.

Peut-on parler de poupées uniques ?

Oui, mes poupées “cousues main” ont chacune une identité, un caractère. Des poupées cependant qui auront une existence propre dès qu’elles seront “transmises” elles auront alors une histoire personnelle.

Aussi loin que peut nous transporter le temps, les poupées ont peuplé l’imaginaire humain. Tantôt fétiches, tantôt jouets ou objets de collection, elles ont su traverser les modes et les âges, pour le plus grand bonheur de ceux et celles qui succombent à leur charme. Pour vous, fabricante, c’est quoi une poupée ?

La poupée peut être considérée comme un autre nous-même, comme un double.

Les vôtres sont-elles artisanales ? Poupées d’art ou poupées d’artistes ? Reproduisez-vous des modèles déjà établis ?

Je ne reproduis pas de modèle établi. Ce que vous voyez là est une production d’artiste, pensée et crée dans la recherche permanente d’une esthétique harmonieuse, cohérente, en phase avec nous-mêmes.

Mais comment définir une poupée en la comparant par exemple, à une sculpture ou à un tableau ?

La poupée est moins figée. Est- ce la poupée que vous regardez ou bien est-ce la poupée qui vous regarde?

Peut-on parler ici d’oeuvre d’art ?
 
Oui, bien sûr...

Les poupées sont fondamentalement des symboles culturels. Elles reflètent notre culture, dévoilant notre identité, nos objets d’admiration et ce qui nous importe. Peuvent-elles exercer une influence unificatrice entre les femmes et les jeunes filles de tous les pays ?

On peut dire que l’effet double en l’occurrence la représentation féminine de la poupée — favorise le dialogue, une meilleure compréhension des femmes entre elles par-delà les cultures.

Avez vous l’impression que vos poupées témoignent pour l’histoire ? Par exemple sur l’habillement ou sur la perception qu’ont les générations de leur environnement ?

Oui, mais l’habillement n’a rien de traditionnel. Les poupées sont dans des tenues inventées adaptées à ce qu’elles sont et l’on peut observer ici et là des éléments qui font écho à la mémoire du vêtement à la Martinique et à d’autres influences identitaires.

De son origine latine "puppa" ou “pupa" c’est-à-dire "mamelle, sein", le mot "poupée" possède, dans notre culture, une profonde connotation maternelle qui renvoie à une relation entre le monde des adultes et celui des enfants. A quel moment vos poupées intègrent-elles leur fonction de jouet ?

Dans la panoplie de poupées, il y a des personnages qui, d’emblée, évoquent, le jouet, le jeu, l’objet rassurant. Le toucher doux et les longs bras, les petits pieds...

Quelles règles esthétiques utilisez-vous pour imprégner des codes à destination l’enfant ?

Je cherche la beauté et ne m’éloigne pas de ce que je vois autour de moi, pour rester cohérente, j’applique des règles qui exaltent l’esthétique nègre.

Peut-on parler de poupée folklorique destinée aux touristes mettant en avant l’artisanat local ?

Non. Mes poupées sont des oeuvres d’art. Ceux qui ont porté le regard sur elles en sont conscients.

Peut-on les classifier dans la rubrique “poupées souvenirs” qui idéalise la vie authentique de nos peuples ?

Je préfère l’expression “qui évoque un passé récent et un présent possible ".

Vous avez l’impression de conserver la trace d’un patrimoine tendant à disparaître ?

Oui, et je me surprends à le découvrir au fil des rencontres et discussions avec mes publics.

Qu’est-ce que votre produit ou votre service a d’unique, de différent ou de passionnant ? Qu’apportera-t-il au client ou comment ce dernier sera-t-il mieux servi qu’avant ?

Il n’y a pas de clients mais en quelque sorte des “familles d’accueil’ pour les poupées.

Pourquoi les clients devraient-ils acheter chez vous plutôt que chez vos concurrents ? Est-ce pour la qualité du produit ou du service que vous offrez, la rapidité avec laquelle vous fournissez votre produit ou votre service, l’excellence des relations que vous entretenez avec vos clients ou encore vos prix ?

Celui qui “choisit” une de mes poupées est un connaisseur, un collectionneur. J’ai des "familles d’accueil” fidèles.

Quelles seront pour vous les prochaines étapes dans vos créations ?

La recherche qui continue dans la magie des poupées.

                                                                  Jean-Jacques Seymour (03/06)

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