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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Marie-Andrée Ciprut

Marie-Andrée Ciprut

A travers une triple errance sur un vaisseau imaginaire, “Outre Mère”, l’essai de Marie-Andrée Ciprut décrit une dérive dans les sentiments et la mémoire. C’est un voyage à travers le monde, plus précisément les Antilles, l’Europe, la Suisse et la France, mère patrie d’Outre-mer.

Outre Mère paru il y a un an chez l’Harmattan est un essai sur le métissage ?

En grande partie. Originaire de la Martinique, venue en Suisse pour des études universitaires, je m’y suis fixée par mon mariage avec un suisse né en Iran de père bulgare et de mère roumaine. Notre fils métis est donc à l’image de la Genève multiculturelle. A travers une triple errance sur un vaisseau imaginaire, je raconte mon parcours lié au métissage et à la migration. Le livre est aussi un témoignage personnel et professionnel d’une pratique psychologique sur le changement, l’intégration et l’acculturation dans le monde actuel.
C’est également l’histoire “d’une petite tache noire dans un océan blanc", métaphore à l’image de l’évolution planétaire actuelle et de sa créolisation. Le mélange des peuples, la globalisation des échanges commerciaux et la facilité des communications nous imposent à tous de repenser aujourd’hui nos identités, nos citoyennetés, nos nationalités et nos appartenances.

Ce livre, c’est aussi le fruit d’une expérience professionnelle unique...

Psychologue et psychothérapeute de formation, je jongle en effet depuis bien longtemps avec l’Interculturel. Parallèlement à une collaboration avec une psychanalyste de Bâle, j’ai ouvert un cabinet de psychologie clinique à Saint-Louis en Alsace. De retour à Genève, j’ai poursuivi l’activité de formatrice en Interculturel que j’avais exercée à l’Institut de médecine tropicale de Bâle. J’ai aussi animé régulièrement des groupes thérapeutiques.
Il y a 10 ans, j’ai co-fondé Pluriels à Genève, une association pour migrants qui accompagne la personne émigrée du moment difficile voire traumatique de sa rupture avec son pays d’origine jusqu’à un avenir plus serein dans son pays d’accueil.

Pour vous, la mère antillaise n’est pas une mère comme les autres...

Ses multiples casquettes et responsabilités de mère, d’amante travailleuse, chef de famille... paradoxalement ne lui donnent aucune valorisation sociale  mais encouragent quelque sorte, les comportements machistes du père, absent même quand il est là, homme de passage ou en périphérie de l’espace domestique dans ses nombreux foyers avec ses "ichs dérow" autrement dit enfants nés hors mariage.
Comme le dit l’encyclopédie Désormeaux, "la famille africaine, différente de l’européenne est une famille alors que la famille antillaise matrifocale  n’est qu’un pis-aller, le résultat d’une adaptation (tragique) aux conditions socio-écomiques de l’esclavage.”
Le modèle matrifocal antillais provient en effet de son histoire esclavagiste où l’homme Blanc abuseur ou Noir abusé jouait seulement un procréateur sans responsabilité de chef de famille. En l’absence de structure familiale réelle, monogamique et patrinucléaire, la femme s’est vue forcée d’assumer la charge de “l’élevage" puis  de l’éducation des enfants et cette situation persista après l’abolition.
La mère antillaise avait peu de contacts charnels avec ses enfants et ne faisait pas beaucoup de bisous. Elle était distante par pudeur mais trouvait d’autres moyens, des attentions, des intonations de voix, de petits mots doux, des regards etc… pour montrer à sa progéniture combien elle lui était précieuse.
A travers une triple errance sur un vaisseau imaginaire, “Outre Mère”, l’essai de
Marie-Andrée Ciprut décrit une dérive dans les sentiments et la mémoire. C’est un voyage à travers le monde, plus précisément les Antilles, l’Europe, la Suisse et la France, mère patrie d’Outre-mer.

                                                                                             Geyhat (03/06)

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