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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Rachel Chérubin

Rachel Chérubin

Riche d’une expérience de 40 années, Rachel Chérubin exerce la profession de sage-femme au sein du Service de Protection maternelle et infantile de la Collectivité  départementale de la Martinique. Selon elle, "cette profession confère à celui qui l’exerce un parcours jalonné de satisfactions et d’enthousiasme". 

Rappelez-nous votre parcours...

Avec une expérience de 40 ans, j’ai connu des interventions diverses et variées sur plusieurs communes de l’île, puisque j’ai été successivement sage-femme hospitalière puis affectée au suivi au domicile des grossesses dites “à risque” et, finalement, au service de la planification familiale. Je salue aujourd’hui le courage et le dévouement de ces mères issues de toutes les couches de la société martiniquaise qui se présentaient seules à la maternité pour accoucher, laissant leurs enfants aînés seuls à la maison ou avec leur conjoint.

Quand avez-vous commencé à exercer une mission de proximité auprès des femmes enceintes ?

La contraception, encore à ses balbutiements, ajoutait à ma fonction celle de formatrice car nous nous devions d’informer et d’encadrer les nouvelles mères dans l’apprentissage des techniques innovantes du contrôle des naissances. Avec les situations de plus en plus difficiles qui se présentaient à moi dans le milieu hospitalier, il devenait évident que la prise en charge en amont avait toute sa pertinence. Aussi n’ai-je pas hésité à rejoindre le service de la Protection maternelle infantile (PMI} du Conseil général de la Martinique, dont la mission consiste en la protection de la mère de son enfant et de sa famille. Je me suis donc impliquée au niveau de la planification familiale et du suivi des femmes enceintes du Secteur Nord-Caraïbes, ce qui m’a rapprochée des femmes et de leur environnement par le biais des services à domicile.

Quel est votre rôle au sein de la PMI ?

La lutte contre la mortalité périnatale, la prématurité et l’avortement reste la priorité de la PMI. C’est à ce titre que je me suis pleinement investie dans la préparation à  la naissance, vecteur privilégié d’information, de prévention et d’amélioration de la prise en charge des femmes. Ces précieux contacts permettent d’étendre le réseau relationnel de sages-femmes et je suis amenée à faire des actions de sensibilisation auprès de publics jeunes dans les collèges et les lycées. Par la suite, j’ai mené un partenariat avec L’hôpital du Lamentin sur le suivi à domicile des grossesses dites "à risques” ou grossesses pathologiques. La sage-femme qui intervient à domicile rencontre fréquemment des femmes issues de milieux défavorisés et c’est malheureusement dans cette population que se développe la menace d’accouchement prématuré, l’hypertension artérielle, le diabète, la consommation de produits illicites, des conditions de vie précaires, l’insalubrité des situations de maltraitance, une mauvaise hygiène alimentaire, l’angoisse, le stress, voire la détresse morale. Et alors que les yeux de la Sage-femme sont “techniquement au bout de ses doigts”, elle se voit attribuer deux missions autres que le suivi obstétrique proprement dit. Au cours des dix années effectuées au service  PMI de la Maternité du Lamentin, j’ai eu l’occasion de mieux apprécier cette population dont le seul désir est d’être valorisée car il s’agit souvent de femmes dans l‘isolement le plus total.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Me voilà revenue depuis quatorze ans sur la PMI de Fort-de-France où on constate que les femmes suivies par les services de la PMI sont plus jeunes, scolarisées et souvent issues de milieux modestes. Bien que l’objectif reste le même, à savoir l’accompagnement de la grossesse et le maintien en bonne santé de la mère et de son enfant, il faut parfois rivaliser de créativité et de tact pour communiquer. La grossesse n’étant pas une maladie, nous leur conseillons de suivre leurs cours, d’accoucher à terme et d’obtenir par la même occasion leur baccalauréat.
Pour achever une carrière riche en émotions et en expériences, je suis amenée aujourd’hui à transmettre le savoir et le savoir-faire aux futures sages-femmes qui viennent dans le service pour acquérir une pratique professionnelle. Il devient  impérieux que ce métier se pérennise. Les femmes auront toujours besoin de sages-femmes. C’est donc avec un réel plaisir que j’accepte  d’encadrer de futurs collègues car c’est peu comme si par là, je bouclais la boucle puisque j’ai fait mes débuts comme enseignante pendant quatre ans. Mais il faut bien une fin à toute carrière et je devrai moi aussi m’arrêter. Cependant comme le veut la formule: “Sage-femme je suis  sage-femme je reste !“
                                                                                                   (02/06)

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