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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Daniely Francisque

Daniely Francisque

Héroïne de “La noiraude", film de Fabienne  et Véronique Kanor, la  jeune martiniquaise Daniely Francisque arrive en France à l’âge de 6 ans. Titillée par des questions liées à ses origines, elle crée, à 22 ans, la “Troupe Mawon” avec des amis étudiants, sous la direction professionnelle de Luc Saint-Eloy. Depuis celle plongée au théâtre, elle devient l’actrice fétiche du metteur en scène et se révèle à l’écran.

Avez-vous conscience d’avoir choisi un métier difficile ?

C’est ce métier qui m’a choisie ! Je suis devenue comédienne un peu par hasard. En 1994 j ‘ai eu envie de monter un spectacle qui réunirait à la fois le théâtre, la musique et la danse, trois disciplines que j’affectionne particulièrement. La pièce Neg Pa Ka Mo, mise en scène par Luc Saint-Eloy, avait pour thème l’esclavage, que j’ai découvert à 22 ans, et que je tenais à partager autour de moi. Une des comédiennes s’étant absentée, j’ai dû la remplacer alors que je n’étais que danseuse.

Dès cet instant, tout s’enchaîne pour vous ?

Ayant eu un coup de foudre pour ma jeune flamme, Luc Saint-Eloy me propose, avec deux autres acteurs amateurs de notre troupe, de rejoindre sa compagnie “Le Théâtre de l’Air Nouveau”, pour une pièce montée dans un cadre professionnel “Bwa Brilé", jouée avec succès au "Café de la Danse”, à Paris, en 1996, puis en tournée en Martinique et en Guadeloupe, en 1997.

Quand décidez-vous d’en faire votre métier ?

Le théâtre a été une révélation, comme une renaissance. Jusqu’à présent, être actrice est pour moi ce même chemin initiatique et spirituel. J’ai suivi cette voie instinctivement, avec Luc Saint-Eloy, dont la plupart des pièces traitaient d’identité, d’histoire, de mémoire, ce qui correspondait à mes questionnements du moment. J’ai aussi fait des spectacles littéraires poétiques, des lectures, à tel point, que je suis devenue ce qu’on appelle dans le jargon, son actrice fétiche

Est-ce le seul qui vous a dirigée ?

Je lui suis restée très fidèle, car il m’a permis de me révéler artistiquement. Cependant, pour des projets ponctuels, j’ai joué des pièces contemporaines ou classiques, auprès de Benjamin Jules-Rosette du Théâtre Noir, ou Christophe Langromme, et participé à des spectacles musicaux et chorégraphiques avec Erol Josué ou Max Diakok. Quelques courts-métrages m’ont donné le goût du jeu cinématographique. Mon meilleur souvenir, c’est “La Noiraude” que j’ai tourné en 2004.

Vous voulez dire que vous êtes plus comédienne de théâtre que de cinéma ?

Comédienne tout court. Depuis 2002, je travaille au sein du "Laboratoire de l’Acteur “ dirigé par Hélène Zidi-Chéruy, dont le travail est axé sur la caméra. C’est une autre technique de jeu !  Ce que j’aime dans l’image, c’est sa magie, cette façon de prendre à la loupe les sentiments, cette façon naturaliste d’incarner les personnages.

C’est quoi la différence entre les deux jeux ?

Le jeu est le même, dans le fond. Cependant, sur scène, on est plus "expressif", pour être compris et entendu du public, jusqu’au dernier rang, tout en évitant une hyper-théâtralité qui déforme. Au théâtre le partage avec le public est direct et repose sur l’acteur. Pour emporter le public, il faut être honnête et généreux. A la caméra par contre, c’est aussi le talent du réalisateur et de son équipe qui compte.

Comment voulez vous qu’on vous présente alors ?

Comme une actrice parce que pour moi, cela veut dire agir, être présent, exister et faire exister des personnages.

Vos rapports avec les autres comédiens ?
On partage nos expériences et nos envies. Difficile d’être acteur au quotidien !

Oui mais en même temps que vous trouvez les choses difficiles, vous persistez à faire ce métier ? 

Si je fais ce métier c’est que j’ai quelque chose à dire ! Pour devenir comédien, on doit l’avoir dans le sang ! Et c’est bien pour cette raison que je dis que je préfère le mot acteur qui veut dire être actif. Je ne veux pas forcément attendre qu’on vienne me donner un rôle, j’écris mes propres projets.., en attendant le grand jour ! A force de persévérance, de patience et de travail, des occasions finissent par se présenter. Evidemment pour les acteurs noirs, les occasions sont plus rares, mais quand un rôle se présente, il faut exceller pour l’obtenir, nous n’avons d’autre choix que d’être exigeants avec nous-mêmes et meilleurs que les autres ! Exemple de mon amie Aïssa Maïga qui a connu la galère et pour qui les portes s’ouvrent aujourd’hui. Elle le mérite tellement. Je lui souhaite le plus grande carrière possible, elle me donne à penser qu’il y a lieu d’espérer.


                                                                                          Morane. B (02/06)

                                                          

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