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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Jenny Hippocrate

Jenny Hippocrate

Jenny Hippocrate est une femme de combats. Elle dénonce les injustices et défend les valeurs humaines. Originaire de Sainte-Marie en Martinique, mère d’un petit garçon, Taylor, atteint de la drépanocytose, Jenny Hippocrate est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont un livre qui témoigne “Mon enfant a la drépanocytose, et alors ?” et vient de publier deux ouvrages destinés aux enfants “La petite fille qui voulait devenir danseuse étoile” et "Talor et Léa". AMINA l’a rencontrée pour parler de son dernier livre "papa aimait trop son bébé - Antoinette ou la Renaissance"

Parlez-nous de votre parcours professionnel…

Je suis née en Martinique et suis arrivée à Paris, à l’âge de 18 ans, après un bac scientifique. J’ai commencé des études pour être assistante sociale j’ai été psychologue dans le secteur carcéral, filière pénitentiaire. J’ai continué mes études et j’ai présenté plusieurs DUT, notamment un sur la douleur et un sur l’aspect socioculturel de la symbolique du sang. Je suis co-jury pour mémo-infirmier, directrice de mémoire et formatrice. Mes débuts dans la littérature remontent à longtemps : j’avais treize ans quand j’ai commencé à écrire des poèmes dans un journal au collège. La littérature a commencé en 1995, quand j’ai publié “L’Espérance”, un recueil de poèmes et un livre “Pourquoi m’a-t-on choisie” et un autre “Mon enfant a la drépanocytose, et alors ?”. Le dernier s’intitule “Papa aimait trop son bébé (Antoinette ou la Renaissance)”.

Pour quelle raison avoir écrit ce dernier livre ?

Ce livre est une histoire vraie. La première raison c’est que Antoinette me l’a demandé, et avec recul, je me rends compte qu’Antoinette s’est servie de moi, car elle a refusé de porter plainte contre son père. Elle m’a dit “C’est toi ma vengeance”. C’est un fait et un sujet tabou j’aime dévoiler et tirer la sonnette d’alarme. Je dis haut et fort ce que les gens pensent en silence, je ne suis pas une personne qui reste cloîtrée sans rien dire et sans rien faire, j’ai toujours voulu aider mon prochain. Antoinette c’était un cas. Une fille malade. Mon travail c’est de venir en aide aux personnes. Mon devoir c’était d’aider Antoinette le sujet de l’inceste est d’actualité.

Votre rencontre avec Antoinette  s’est passée difficilement ?

Il faut savoir que le cas d’Antoinette a duré sept ans. Pendant cette période, j’ai beau coup réfléchi. Entre-temps, j’avais des cas plus ou moins difficiles. Je me rendais compte qu’Antoinette était un cas parmi les cas. De thérapeute, j’étais devenue victime de sa narration, de son histoire, je savais qu’un jour, j’aurais dénoncé ce père et, si je n’avais pas aidé cette fille, elle serait morte. Ce livre m’a permis de me prouver que j’étais une psychologue. C’était aussi un challenge pour moi. Antoinette n’est pas amnésique. Elle a oublié une partie de sa vie et ce que son cerveau voulait oublier, donc l’inceste. Antoinette est une fille très intelligente, avec un trouble comportemental, c’est une petite fille qui a été violée et qui voulait guérir. La seule chose qui comptait pour moi, c’était la guérison d’Antoinette. Elle représentait tellement la femme noire antillaise. A un certain moment, je l’ai comparée à ma mère : c’était de la pitié et de la compassion.

Vous stoppez les liens avec Antoinette à son deuxième bébé ?

Je suis arrivée à saturation, ça aurait pu être après le premier ou après le troisième bébé. C’était un moment où elle avait fait trop irruption dans ma vie. Mon mari ne supportait plus cette situation. Je ne parle souvent dans le livre de la présence de mon mari, mais il est dans ma tête et physiquement à la maison. Je me souviens que je réfléchissais le soir au cas d’Antoinette pour trouver la solution, et je n’avais plus de vie de couple. J’ai décidé alors de rompre le contact Alors voilà, cela a été une superbe expérience.

Vous êtes présidente d’une association pour la  prévention de la drépanocytose ?

Cette association existe depuis 1988 et créée par la mère d’une petite fille atteinte de drépanocytose.
Quand je suis arrivée, il y avait beaucoup de travail à faire et j’ai utilisé ma notoriété  pour propulser  cette association. J’ai rejoint l’association car j’ai un garçon malade, Taylor, treize ans et on l’a vu au Téléthon. Il va mieux. Mais il attend toujours une guérison. Nous sommes très nombreux au niveau du  bureau. L’association est bien structurée avec 7000 adhérents en France. Nous avons 30 antennes à travers le monde, et je suis déléguée de l’organisation internationale de la lutte contre la drépanocytose. Nous visitons les malades, nous faisans la liaison entre malades et médecins, et nous essayons de vulgariser l’information sur la maladie. Nous avons une petite revue “Le cours rapide”, un trimestriel sur la vie de ‘association. Nous n’avons pas de subventions mais des personnalités importantes nous soutiennent.

Quels sont vos projets ?

J’ai des poèmes à publier et un livre du style “Harry Potter”, avec une petite fille, c’est un peu mon histoire, le livre aura le prénom de ma mère, “Nedzilie, une histoire étrange”. Deux livres de contes “Taylor et Léa (La libellule)” et La petite fille qui voulait devenir danseuse étoile”. Chez Delma Editions."Ma lutte pour la drépanocytose”, une promotion aux Antilles pour "Papa aimait trop son bébé" et aussi “Pourquoi m’a-t-on choisie ?” Le prochain livre en préparation est sur la vie d’un rasta drogué, qui a passé une dizaine d’années en taule, mais je n’en dirai pas plus... 

                                                                                    Wanda Nicot (01/06)

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