Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Lundi 23 Octobre
Saint Arnould
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site


Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Yolanda Suarez

Yolanda Suarez

   Originaire de Cuba, c’est à l’occasion d’une tournée de quatre mois avec un groupe de salsa qu’elle a connu la Martinique et la Guadeloupe. Diplômée de l’Institut Supérieur des Arts (ISA) de La Havane, Yolanda Suarez enseigne le piano dans un institut privé à la Martinique depuis 1998. Elle est mère d’une petite fille de 2 ans qui commence à jouer elle aussi !

Depuis quel âge jouez-vous du piano  ?

J’ai commencé à l’âge de 7 ans à Pinar Del Rio, ma ville natale à Cuba. J’ai tout de suite été fascinée par cet instrument. Le piano est séduisant d’une part à cause de sa taille. Un enfant pourrait y étendre les bras sans arriver au bout. C’est formidable !
De plus, dès que vous y posez le doigt vous entendez tout de suite un son. Tout cela est très important pour un enfant. Le violon ou la guitare ne vous donnent pas cette joie !
Mon père était guitariste mais la guitare ne m’a jamais autant séduite que le piano. Cet instrument est noble et tout de suite gratifiant.
Cependant, il ne faut pas croire qu’il suffit de pianoter pour être pianiste, Il faut de longues années de dur labeur, de répétitions incessantes pour commencer vraiment à jouer comme il faut.
Ce n’est qu’après des heures d’exercices que l’on peut offrir un concert de qualité mais je crois que les plus grandes joies n’arrivent qu’au prix des plus grandes souffrances !

Pour donner un concert, combien faut-il d’heures de répétition ?

L’idéal pour un pianiste, qu’il prépare un spectacle ou non, c’est d’arriver à travailler au moins 8 heures par jour. Cependant il ne faut pas rêver: lorsque vous êtes mère de famille et que vous avez une activité professionnelle, il vous est difficile de consacrer autant de temps au piano. Pour ma part, lorsque je donne un concert, je travaille à peu près trois heures par jour pendant au moins trois mois.
Evidemment, cela dépend du morceau, si je le connais déjà, si j’ai l’habitude de l’interpréter ou non… Par contre, un musicien ne doit jamais s’arrêter de jouer. Lorsque je pars en vacances, je suis obligée de me renseigner pour savoir s’il y a un piano dans les hôtels où je vais.

Votre enfant s’intéresse-t-elle au piano ?

Personnellement je n’ai jamais voulu la forcer mais j’ai remarqué que dès qu’elle m’entend jouer, elle s’assied sagement, elle écoute et une fois que j’ai terminé, elle me demande l’autorisation de jouer elle aussi. Evidemment, à son âge, elle se contente de tapoter les touches et de se réjouir du son qui en sort mais j’ai tout lieu de croire qu’elle va aimer cet art.

Un peu plus de précisions sur votre venue à la Martinique ?

A Cuba, je faisais partie d’un groupe féminin de salsa qui s’appelle “Las Chicas del Sol” (Les Filles du Soleil,). Nous avons fait une tournée de quatre mois en Guadeloupe et à la Martinique entre 1995 et 1996. Nous nous sommes produites un peu partout où nous étions sollicitées c’est-à-dire dans les discothèques, les hôtels, au Grand carbet du Parc Floral de Fort-de-France. Tout cela nous a permis de rencontrer du monde. J’ai été repérée puis contactée à nouveau pour revenir sur les deux îles.
J’avais un contrat avec l’Auberge de la Distillerie en Guadeloupe pour son piano-bar et à la Martinique avec le Conservatoire dirigé par Christine Parent-Desravinière.

Quelle est votre activité actuelle ?

Je suis professeur de musique. Ma discipline reste le piano, que j’enseigne dans une école de musique de Fort-de-France, « Martinique Harmonie”. J’y travaille du lundi au mercredi à partir de 14 heures pour les adultes et dès 16 heures pour les scolaires. Le mercredi étant, bien entendu, réservé aux enfants, j’y suis toute la journée, Je donne aussi des concerts en solo là où je suis sollicitée. Je me suis déjà produite à la Plantation Leyritz au Théâtre municipal de Fort-de-France, à Saint-Pierre, en plein air, et bien entendu à l’Atrium de Fort-de-France, A part cela, je fais partie de l’ensemble instrumental de la Martinique dirigé par Manuel Césaire. Cela me donne l’occasion de me produire dans plusieurs lieux de la Martinique.
Par exemple, les 7 et 8 octobre, nous avons joué à l’Atrium avec Odile Rhino, Fabrice Di Falco et Jean-Pierre Cadignan. J’y ai interprété un concerto pour piano et orchestre en do mineur de Beethoven, le trio Elegie avec Odile Rhino et Marie-Caroline Dessaigne et enfin Canciones Negras de Montsalvatge.

Quel est votre cadre préféré ?

 C’est incontestablement l’Atrium. C’est là que j’ai trouvé le meilleur instrument et que je me sens le plus à l’aise.

Pensez-vous qu’il y ait un grand vivier d’artistes à  la Martinique ?

Enorme ! Je le vois avec tous les enfants qui, tout petits encore viennent apprendre le piano. Ils progressent à vue d’oeil, ils pourraient faire de très belles carrières internationales, ils ont toutes les capacités pour cela, mais le problème vient des parents !
Dans l’esprit de la plupart des familles de chez nous, un art, quel qu’il soit, est un loisir, un passe-temps, pas un métier.
S’ils voient que leur enfant a des talents pour la musique, le théâtre ou les arts plastiques, par exemple, bien sûr, ils vont l’encourager mais s’il veut vraiment en faire son métier, là c’est autre chose !
Les parents ont du mal à considérer les disciplines artistiques comme de véritables métiers alors les enfants, tant qu’ils sont petits, travaillent avec beaucoup de résultats puis arrêtent à cause des études.
Ce n’est parfois que bien plus tard, lorsqu’ils sont devenus adultes et qu’ils sont “casés” professionnellement, s’il leur reste un peu de temps libre, qu’ils se remettent à leur instrument de prédilection. C’est dommage par qu’ils auront perdu les plus belles années leur vie et seront passés à côté des plus grandes joies !
Aujourd’hui, tout est axé sur le matériel, la satisfaction rapide des besoins. Les métiers artistiques n’ont pas toujours bonne presse, malheureusement… Rares sont les artistes qui vivent dans l’opulence. Cependant, j’insiste il y a énormément de jeunes très talentueux à la   Martinique.

Quel conseil pourriez-vous leur donner ?

Il faut absolument commencer par le classique, c’est incontestable mais il ne faut pas s’y cantonner, il faut avoir l’esprit très ouvert toucher à d’autres genres. Un bon pianiste doit savoir jouer aussi bien du classique que du jazz, des musiques populaires, du traditionnel ou du folklore.

                                                                                    Joël Sandot (01/06)

Retour



                                                                                         


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.sw4torop.net