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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Annette tron

Annette tron

Comme de nombreuses femmes de sa génération, Annette Tron a travaillé une partie de sa vie à l’usine de rhum et de sucre au Lamentin. Elle a commencé dès 12 ans dans les "petites bandes". Sa mère lui légué ses secrets. Maintenant, elle soigne par les plantes.

Retracez nous votre vie professionnelle...

J’ai commencé à travailler très jeune. Ma mère m’a placée chez des particuliers. Je faisais de la couture. Je travaillais gratuitement, sans salaire pour une dame qui tenait une épicerie. En échange j’étais nourrie et logée mais je n’avais pas un sou de salaire !
Ensuite, plus grande, je suis allée travailler à l’usine du béké. Je transportais le bois qui faisait fonctionner les machines puis je suis allée dans les petites bandes où j’ai appris à planter la canne par lignes. J’y ai travaillé plus de 35 ans! Lorsque les premières grandes surfaces ont ouvert, notre usine les fournissait en sucre et en rhum.
J’habitais une case sur la plantation. Aujourd’hui ces petites maisons ont été rasées pour construire un garage de voitures. Un bâtiment HLM a été construit à côté.

A quel moment avez-vous appris à faire les remèdes créoles ?

A la fin j’aidais ma mère. Je l’accompagnais dans les bois à la recherche des plantes médicinales. C’est comme ça que j’ai appris à quoi elles servaient.
Maintenant que ma mère est décédée, j’ai pris la relève. Parfois elle m’apparaît en rêve et me donne des recettes.

Comment les médecins vous voient-ils ?

Je n’ai jamais eu de problèmes avec eux ! De toute façon, je dis toujours aux gens d’aller d’abord voir leur médecin, puis ils reviennent et je leur administre le traitement qui convient.
Avant, quand j’habitais ma vieille case, je faisais moi-même bouillir les tisanes sur le feu, mais maintenant je ne peux plus me servir de mon réchaud à charbon.

Alors comment faites-vous ?

Lorsque les personnes viennent me voir, je leur donne le nom des plantes et elles vont l’acheter au marché et puis elles font leurs affaires elles-mêmes.
Par exemple, avant, je prenais les petits escargots dans les rivières. C’est un très bon remède contre l’asthme mais je ne peux plus le faire, la rivière d’ici est polluée avec toutes les cochonneries que les usines jettent dedans.

                                                                                      Joël Sandot (12/05)

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