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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Roberte Servé

Roberte Servé

C’est dans la Nature qui l’environne que Roberte Servé puise son inspiration. La présidente de l’Association Poétique "Les Griots de la Martinique" habite, à Ajoupa-Bouillon, une maison entourée d’un grand jardin avec de belles plantes rares. Enseignante honoraire, elle goûte ainsi sa retraite à côté de sa petite-fille.

Qu’est-ce que l’association "Les Griots de la Martinique" ?

C’est la "fille" de I’AMACE qui est l’Association Martiniquaise pour la Coordination et l’Antillanisation de l‘Enseignement. Celle-ci avait tenu, en 1982, un séminaire sur le thème de l‘antillanisation de l’enseignement. C’est de là que ses membres ont jugé utile de créer une association de poètes. Un groupe s’est constitué autour de Jean-Claude Corbin, Serge Restog, Solange Fitt-Duval, le regretté Georges Fitt-Duval, Marie Denise Léotin, Maryse Boutrin et Thérèse Léotin.
Dès 1983, avec l’aide du CMAC, l’association organisait “Les Mardis de la Poésie” avec une retransmission radio.
En juillet de la même année se tenait une réflexion sur le thème de l’enfant et la poésie.
Chaque année, depuis 1986, la Fête des Griots est dédiée à un poète. Ainsi ont été honorés Léon Damas en 1988, Henri Corbin en 1997, Nicole Cage-Florentiny en 2003, Thérèse Léotin en 2004 et Monchoachi en 2005.

D’où vient le mot "griot" ?

Au Sénégal, la terre des ancêtres, ce mot désigne une sorte de troubadour ou de conteur.
C’est pourquoi, sur la proposition de Jean Claude Corbin, nous l’avons choisi.

Que dire de votre carrière d’enseignante ?

Je crois pouvoir dire que j’ai rentabilisé mes 37 annuités ! J’ai fait toutes les classes depuis la section enfantine jusqu’à ce qui s’appelait alors la classe de fin d’études.
Ensuite, en 1973, j’ai enseigné au collège de la 6e à la 3e  en passant par les classes pré-professionnelles de niveau (CPPN), les classes pratiques, les classes de transition, les SES que l’on appelle maintenant SEGPA etc.
J’ai assuré l’enseignement ménager, la cuisine, l’économie familiale, ‘Education manuelle et technique (EMT), bref, tout ce qu’il y avait à faire, je l’ai fait !
J’ai appris aux élèves à réaliser de délicieuses glaces locales assez originales, à la patate, au fruit à pain, et puis les plus traditionnelles au coco par exemple. Ma première sorbetière à manivelle a tourné à plein régime .
Je rencontre souvent d’anciens élèves qui travaillent dans des restaurants, des snacks ou des cantines scolaires. Les retrouvailles sont de très grands moments d’émotion.

Si vous aviez à nouveau vingt ans, choisiriez-vous le même métier ?

A tous les coups j’aime beaucoup les enfants, je suis l’aînée d’une famille nombreuse. Le fait de rencontrer les enfants dans tout ce qu’ils ont de plus beau permet d’inscrire dans leur mémoire des valeurs comme la beauté, la pureté et la grandeur.
Je rends hommage à plusieurs femmes de la Martinique qui m’ont formée. A ma mère qui nous réunissait le soir pour discuter. A mes enseignantes :  Josèphe Renard, Eldora Hypolite, Jeanne Nestoret, Renée Ransay...
Je n’oublie pas non plus Lydie Lingla qui m’a appris à lire. Cette femme avait un tel amour de son métier que ça m’a marquée.
 
Comment occupez-vous votre retraite ?

J’ai plusieurs petits-enfants dont un bébé qui vit tout près de moi. Pour l’instant, je m’occupe de ma petite-fille. Je veux être présente à ses côtés sans prendre la place de ses parents. Les grands-parents, tontons et taties, parrains et marraines ont un rôle important dans la vie de l’enfant mais il est différent de celui des parents. Je ne suis pas à pour sévir, mais pour gâter. Maintenant que je suis à la retraite, je peux passer beaucoup plus de temps avec elle que je n’ai pu le faire avec mes propres enfants.

Parlez-nous de votre autre passion, les plantes.

Je suis très attachée aux plantes, en effet. Dans mon jardin de l’Ajoupa Bouillon, j’ai eu envie de les planter toutes, surtout les plus rares. J’ai ainsi de la muscade, de la cannelle, de la vanille, du poivre...
J’ai essayé de féconder la vanille, mais aujourd’hui elle a grimpé si haut que je ne peux plus l’atteindre. Heureusement que j’ai l’aide de mes amis les oiseaux.
Par ailleurs, il y a près de trente ans, une amie m’a offert un raphia. Je l’ai planté dans un angle de mon jardin et je lui ai dit «  Raphia, il faut que tu me permettes de voir tes fleurs. A toi de voir ça avec le ciel ! » ‘ Ce n’est qu’en septembre 2003 que j’ai été exaucée.

Quel lien faites-vous entre l’amour de la poésie et l’amour de la nature ?

L’un s’inscrit dans l’autre. Lorsque je prends la peine de contempler la nature, je découvre combien le silence est là. C’est justement dans ce silence que je trouve l’inspiration poétique.
                                                                                        Joël Sandot (12/05)

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