Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Jeudi 21 Septembre
Saint Matthieu
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site


Histoire de la Guadeloupe


L'ESCLAVAGE

LA TRAITE DES NOIRS
 
   Fût alors instauré à grande échelle un système d'exploitation d'hommes qui allait fournir toute la main d'oeuvre nécessaire à l'industrie sucrière. Ainsi pendant plus de deux cent ans, eut lieu le plus grand génocide humain, le plus grand crime contre l'humanité. Plus de 25 millions d'hommes et de femmes furent arrachés de l'Afrique pour être envoyés aux Amériques (Antilles, Amérique du nord, Amérique du sud).
Ils venaient principalement de la côte ouest de l'Afrique.
  Le R.P. Jean-Baptiste Du Tertre (6) nous dit ceci : " Les nègres sont tous originaires d'Afrique, des côtes de Guinée, d'Angola, du Sénégal ou du Cap-vert"

  Dans la Guadeloupe dans l'histoire (page 35), Oruno Lara nous fait sa voir que la 1ere révolte (en Guadeloupe) a eu lieu en 1656. Elle avait à sa tête Jean Leblanc et Pèdre. Jacques Adélaïde Merlande ( dictionnaire enc. des Antilles et de la Guyane , Desormeaux) précise qu'ils étaient respectivement de la côte d'Angole (Angola) et du Cap-Vert. Les esclaves étaient également Peuls, wolofs, Bambara, Mandingues…
  Se développa ce qu'on appela le commerce triangulaire. Les navires partaient des ports d'Europe (Nantes, St Malo, Lorient, Bordeaux, la rochelle pour la France) chargés d'armes, d'alcools, de produits divers (étoffes, tissus, miroirs...) pour la côte ouest d'Afrique où ils achetaient les esclaves pour les emmener en Amérique du nord, en Amérique du sud, aux Antilles. Là, ils embarquaient les produits issus de ces colonies (cacao, sucre, rhum, café...) et repartaient pour l'Europe.
   L'Afrique, qui aujourd'hui meurt de faim, de maladies, de guerres, de dettes, de corruption, de sous-développement a participé, en donnant ses meilleurs fils, au développement du commerce, de l'industrie de la France, de l'Angleterre, de l'Espagne, du Portugal, des Etats-Unis

LE CODE NOIR

  Le code noir est un édit royal édicté en 1685 pour régir les droits et devoirs des maîtres et des esclaves. Préparé par Colbert, ministre de Louis XIV, il comprenait 60 articles. Dans les faits, c'était surtout un code sur les droits des maîtres qui ne se gênaient pas pour le violer. Le code fournissait une base légale, la religion une base morale.

RÔLE DE LA RELIGION

  L'esclavage fut autorisé dans les colonies dans le but "charitable" de permettre aux âmes païennes qu'étaient les Africains d'être baptisées et par conséquent d'être sauvées. Le clergé prêchait aux esclaves l'obéissance, la soumission à leurs maîtres. D'ailleurs les ordres religieux étaient eux-mêmes propriétaires d'esclaves.


LA 1ÈRE. ABOLITION

  La 1ere abolition date du 16 pluviôse an II (4 février 1794). Cette abolition fut remise en question par l’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte, suite au coup d’état des 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 nov. 1799).


La Mulâtresse Solitude


1802 : DELGRES (VIVRE LIBRE OU MOURIR)

  Les anciens esclaves s’étaient habitués à la liberté et même les blancs avaient accepté cette situation. Mais c’était sans compter avec la volonté de Napoléon de rétablir l’esclavage. Pour cela, il envoya d'abord le capitaine-général Lacrosse qui était secondé par le guadeloupéen chef de brigade Magloire Pélage. Malgré les signes évidents qui démontraient les intentions de Napoléon, Pélage ne s'est jamais rangé du coté de son peuple. Au contraire, il s’employait à soutenir Lacrosse dans ses arrestations arbitraires. Cependant, d’autres officiers noirs avaient entrepris d’organiser la résistance.

Parmi eux, il y avait Noel-Gedeon, Corbet, Sans-Peur, Massoteau, Ignace et un jeune colonel du nom de Louis Delgrès, né en 1766 à la Martinique d’un guadeloupéen noir et d'une martiniquaise blanche. Afin de mater la rébellion et d’imposer le rétablissement de l'esclavage, Bonaparte envoie le général Richepance à la tête d’une armada de soldats aguerris. Un peu partout en Guadeloupe, les guadeloupéens (ex. La mulâtresse Solitude) se battaient pour garder leur liberté.

Le commandant Joseph Ignace

Mais les hommes de Richepance étaient supérieurs en nombre et en armes. Le combat tourna au massacre. Ainsi Ignace fut tué à Baimbridge avec près de 700 compagnons. Delgres se trouvait à Basse-Terre avec d’autres. Ils préférèrent se faire sauter le 28 mai 1802 à Matouba, Saint-Claude, plutôt que de redevenir esclaves. Le 17/07/1802 Richepance rétablissait l’esclavage.


LA 2ÈME. ABOLITION DE 1848

 Pendant longtemps, l'abolition de l'esclavage fut résumée à Victor Schoelcher. On disait : Schoelcher a libéré les noirs. Le rôle de Schoelcher, réel et important, n'est que l'un des éléments ayant entraîné la disparition de l'esclavage qui est le résultat de tout un processus de mutation. Ainsi dès 1799, eurent lieu les 1eres expériences de culture de la betterave. Par la suite, le sucre de betterave (En Europe, en Asie) viendra concurrencer le sucre de canne condamnant le système esclavagiste qui le produit.

  Par ailleurs, l'abolition fut votée en Angleterre en 1833, en Suède en 1846. La France pouvait-elle rester l'un des seuls pays esclavagistes alors que la plupart des pays abandonnait ce système de production qui de toute façon était dépassé par les progrès de la révolution industrielle.
Autre facteur : l'existence en France d'un mouvement abolitionniste au sein duquel on trouve Lamartine, Victor Hugo, Ledru-Rollin, Victor Schoelcher. C'est ce dernier qui sera à la tête de la commission, chargée le 4/3/1848 par le gouvernement provisoire, de préparer l'abolition de l'esclavage. Suite aux travaux de cette commission, le décret d'abolition fut signé le 27/4/1848.
Mais sur place, les esclaves n'avaient pas attendu qu'on veuille bien les libérer. Depuis leur arrivée en Guadeloupe (et même sur le bateau), ils se sont toujours révoltés même si la répression s'abattait avec férocité et cruauté (jarrets coupés, oreilles enlevées, estampage au fer pour mettre le nom du maître, pendaison, écartèlement…).
Ceux qui s ‘échappaient étaient appelés "nèg mawon "( lire nègre marron ). Ils organisaient régulièrement des attaques des habitations, incendiaient les plantations, empoisonnaient les maîtres, entraînaient dans le "mawonaj " d'autres esclaves. L'un des exemples de cette résistance fut la lutte héroïque de 1802.

   Dans un discours (voir documents historiques) prononcé le 10/05/01 à l'occasion de l'examen par le Sénat de la proposition de loi visant à reconnaître l'esclavage comme crime contre l'humanité, Christian Paul, secrétaire d'Etat à l'outre-mer a déclaré :
"...On se gardera pourtant de croire que l'esclavage a été aboli parce que s'est développé, à Paris, au siècle des Lumières, un mouvement d'opinion humaniste, philanthropique et républicain...".
La liberté n'a pas été octroyée aux esclaves, ils l'ont conquise. Ce sont leurs révoltes, marronnage ou insurrections, qui ont ébranlé ce système en place.
Elles ont mis en question sa rentabilité économique ; elles ont constitué dans toutes les colonies une résistance et une révolte que la France coloniale ne pouvait ignorer. Certains de ces combats ont marqué les esprits : celui que mena Delgrès en Guadeloupe, celui que conduisit Toussaint Louverture à Saint-Domingue...".

                          


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.sw4torop.net