Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Mercredi 24 Mai
Saint Donatien
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Lucie Decosse

Lucie Decosse

La Guyanaise Lucie Decosse, 24 ans, remporte l’or au championnat du monde de judo (- 63 kg) en individuelle et gagne la victoire par équipe avec la France. C’est au Caire qu’elle a vaincu la japonaise Tanimoto, pour la troisième fois en finale d’un grand championnat depuis sa première victoire en Tunisie en 1999 dans la catégorie Espoir.

Lucie est née dans la Haute-Marne, à Chaumont, en 1981. Célibataire, licenciée au club de l’US Orléans, elle mesure 1,67 m. En sport-études à l’Unsep, elle prépare aussi son diplôme de journaliste. Une véritable force de la nature. Très famille, elle porte la Guyane dans son coeur, pays natal de sa maman.

Racontez-nous cette belle victoire par ippon, dans la douleur et les larmes…
 
Oui. J’ai gagné par ippon. La sensation est immédiate et très forte. Tu colles l’adversaire par terre et tu as gagné. Ça ma vraiment donné beaucoup d’émotion. Je suis heureuse. Quand je me réveille tous les matins il n’y a rien à changer dans ma vie. Je sais que j’ai fait plaisir aux gens en me faisant plaisir à moi aussi. J’ai réussi à concrétiser beaucoup de travail et puis plein de sacrifices à l’entraînement donc ça me fait plaisir.

Pourquoi avez-vous choisi le judo pour vous exprimer ?

J’ai débuté le judo à l’école depuis mon plus une âge. Et ça m’a plu tout de suite. Peut être le fait de se retrouver avec les amis sur un tapis et en même temps un sport de combat avec beaucoup de règles, un véritable code moral. C’est un ensemble.

Quand vous avez fait le choix de pratiquer le judo, souhaitez vous plutôt vous faire respecter dans la cour de l’école ou devenir championne ?

Je n’étais pas victime à l’école. Je n’étais pas trop bagarreuse. J’ai choisi ce sport pour m’extérioriser dans un sport et dans la vie de tous les jours.

Comment allez-vous vivre avec votre statut de championne du monde aujourd’hui ?

Ca va me donner confiance pour les prochaines compétitions. J’espère qu’avec ce titre je vais pouvoir me préparer avec plus de confiance, surtout pour les prochains Jeux de Pékin. Je suis ouverte à toutes les propositions. Mais mon objectif premier reste le judo. Je suis à fond dedans. J’ai envie de profiter un maximum de mes titres.

Comment faites-vous pour maintenir votre poids dans la catégorie de moins de 63kg ?

C’est très difficile. Il faut s’y prendre longtemps à l’avance, voire un mois avant une grande compétition. Je me restreins sur certains aliments et dans la vie de tous les jours, c’est vraiment difficile. Tu ne peux pas manger de tout et de n’importe quoi. Le plus souvent, je mange chez toi et je prépare mes repas moi-même, quand je suis au régime.

Comment vivez-vous votre vie de jeune fille hors du tatami ?

Le judo prend beaucoup de mon temps. Je vais aussi à l’école pour préparer un diplôme de journaliste, sport com, à I’UNSEP. J’ai des cours le matin et l’après-midi. Le reste de mon temps, je le vis avec ma famille. Je suis quelqu’un de très famille. Et le reste du temps quand je peux, je sors : ciné, resto, balade.

Comment vivez-vous votre négritude au sein de l’équipe de France de judo ?

Aujourd’hui, dans l’équipe de France féminine, nous sommes très bien représentés. Alors, c’est bien plus facile de vivre ça.

Quels sont vos projets pour les années à venir ?

Pour moi, le top du top, la classe ce serait une médaille olympique.

Vous êtes une jeune fille très réservée, vous parlez peu...

C’est un des traits de mon caractère. Je ne suis pas timide. Mais je ne raconte pas beaucoup de choses sur ma vie. Mes amis ne savent pas grand-chose de moi. Je préfère mettre une barrière entre les gens et moi. Mais, je commence à faire des efforts.

Avez-vous déjà connu des problèmes liés au racisme dans votre carrière ?

Je n’ai jamais été confrontée au racisme. Que ce soit au judo ou dans la vie de tous les jours. Je n’ai jamais eu d’événements marquants par rapport à ma couleur de peau. Dans mon entourage, je connais beaucoup de jeunes filles et de jeunes hommes qui en sont victimes.

Vous voyagez beaucoup. Quel regard portez- vous sur le monde ?

Franchement c’est chaud. Nous sommes souvent dans différent pays mais nous n’avons pas trop le temps de voir ce qui s’y passe. On arrive, on va dans le dojo, on s’entraîne. On ne voit qu’au niveau du judo pendant les compétitions. Quand j’ai l’occasion de sortir, je sens vraiment qu’en France, on est assez tranquille. C’est cette impression que j’ai. A Cuba, par exemple, quand je vois comment vivent les Cubains, même les judokas ou les sportifs cubains, je me dis qu’en France, on a de la chance. Et que j’ai la chance d’y vivre.

                                                                                  Alfred Jocksan (11/05)

Retour



                                                                                         


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.torop.net