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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Nicole Cage-Florentiny

Nicole Cage-Florentiny

Issue d’une modeste famille nombreuse (dix enfants) de la commune du François, enMartinique, Nicole Cage Florentiny a réussi de brillantes études. Aujourd’hui, elle est professeur de lettres et d’espagnol en poste à Trinité, sous-préfecture du Nord-Atlantique. Titulaire d’un Deug d’Espagnol, d’une licence d’Histoire, d’un diplôme de journalisme et d’un statut de professeur de Lettres et d’Histoire, elle est l’épouse du professeur d’anglais et metteur en-scène Jeff Florentiny.

Nicole est aussi maman de trois filles âgées de 13, 10 et 5 ans, parmi lesquelles la jeune Marie-Salomé, 5 ans, auteur de l’affiche qui a promotionné la pièce de théâtre “Jeunes femmes toutes couleurs cherchent arc-en-ciel désespérément”, qui remporte un énorme succès à travers notre île. L’affiche, elle-même, est belle, simple, fraîche et plaisante. C’est dire que, chez les Cage-Florentiny, la valeur n’attend pas le nombre des années ! Nicole Cage-Florentiny vient tout juste de nous faire découvrir son dernier-né, un roman, une belle histoire d’amour: “Aime comme Musique ou comme Mourir d’aimer”.

Nicole, voulez-vous nous parler de vos oeuvres et des prix que vous avez obtenus à ce jour ?

Mon premier recueil de poèmes “Arc en Ciel, l’Espoir”, recueil de poésie jeunesse bilingue Français-Espagnol date de 1996 et a obtenu le Prix Casa de las Americas décerné chaque année à Cuba et destiné aux écrivains d’Amérique latine et de la Caraïbe. Ce recueil est sorti aux Editions Casa de las Americas.
Ce Prix Casa de las Americas a déjà été attribué à deux autres écrivains martiniquais de renom:Vincent Placoly et Raphaël Confiant.

Mon premier roman “C’est vole que je vole" date de 1998 : l’héroïne, Malaïka, sombre dans la folie et, entre deux séjours en milieu hospitalier spécialisé, parcourt les rues du pays en interpellant les gens et en ayant un comportement anormal. C’est que, jadis, Malaïka a été victime d’inceste et, malheureusement, sa mère choisi de faire le silence sur les faits, et, donc, de ne point prendre sa défense. L’héroïne s’est sentie abandonnée, trahie et, depuis, en veut à tout le monde. Et, dans le même temps, la rumeur destructrice poursuivait son oeuvre misérable...

C’est en 2000 que mon deuxième roman“Confidentiel”, est sorti aux Editions Dapper. Il s’agit d’un roman jeunesse qui est d’ailleurs étudié dans les collèges : un adolescent, Samuel, tient son journal intime auquel, bien sûr, il confie ses premiers émois amoureux. Le questionnement parents-enfants est, ici, traité en arrière- plan: les phénomènes de la drogue, de la violence, de la mort, etc., sont ainsi passés en revue. Le héros, qui a perdu son père, se voit contraint à continuer à vivre avec cette absence paternelle, à faire face, seul, aux aléas de la vie.

Le troisième roman, “L’Espagnole"  date de 2002 et a été publié aux Editions Hatier International, collection Monde Noir. Les “Espagnoles”, c’est ainsi que les Martiniquais désignent les “filles de joie” venues de la Caraïbe hispanophone. Eléna, après avoir grandi et découvert l’amour dans les bas-fonds de la République dominicaine, est obligée de fuir son pays, laissant derrière elle son père devenu fou et un mari assassiné. Elle atterrit, enceinte, en Martinique où, au lieu du travail promis, son corps devient la marchandise quelle échange pour survivre dans ce pays hostile qui lui crie sa différence. C’est à travers ses yeux d’immigrée que nous découvrons une Martinique mesquine et xénophobe, mais également grandiose dans ses élans de solidarité.

Mon dernier roman, “Aime comme Musique, comme Mourir d’aimer”, tout fraîchement publié aux Editions Le Manuscrit est un roman qui parle d’amours douloureuses, impossibles… Aimer comme à vingt ans, quand on approche de la quarantaine, que l’on est mariée et mère de famille, que l’on n’a jamais trompé son époux. Aimer d’amour fou l’homme qui, sans le savoir, tend la main à votre rêve le plus cher : qu’un homme épris joue, rien que pour vous, de la flûte ou du saxophone sur une plage déserte. Le rêve impossible fait irruption dans la vie de l’héroïne, bouleversant ses valeurs, sa vie jusque-là trop tranquille, ses croyances. Car, il est lui aussi marié et père de famille. Et les voilà, Elle et Lui, aux prises avec un amour dévastateur, égarés comme deux enfants fautifs ne sachant à qui parler de cet amour qui les brûle, les transcende, tout cela transfiguré par la musique, celle dont elle se souvient encore…

A part le Prix Casa de las Americas, quels sont les autres prix qui vous ont récompensée ?

En 1993, j’ai eu une mention spéciale du Prix Poésie Jeunesse du ministère de la Jeunesse et des Sports et de la maison de la Poésie à Paris pour mon recueil de poèmes “Lavalas”
En 1996, le Prix Casa de las Americas pour “Arc en Ciel, Espoir” et, en 2002, le Prix Oeneumi de la République de Macédoine pour une sélection de poèmes inédits publiés dans des revues de la péninsule montagneuse des Balkans. Mes poèmes, évidemment écrits en français, ont été traduits en albanais.
J’ai obtenu, en 2004, au Liban, le Prix de la Créativité pour une sélection de poèmes également inédits mais publiés dans une revue libanaise après avoir été traduits en arabe. Mes oeuvres ont été traduites en plusieurs langues, notamment l’albanais, l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le roumain...
J’ai aussi représenté la Martinique au 11e  puis au 14e  Festival International de Poésie à Medelin (Colombie) respectivement en 2001 et en 2004.

Vous écrivez beaucoup pour les enfants ?

Oui, c’est vrai. Je leur consacre beaucoup de mon temps et de mes écrits. Déjà, au titre de ma carrière professionnelle, et aussi dans mes écrits. Pour eux, j’aborde des thèmes qui, tout particulièrement, traitent de la vie en famille, de la tendresse, des paysages et animaux de la Martinique. Aux adultes, je réserve des thèmes qui traitent de la femme et aussi des poèmes engagés.
La poésie se nourrit de tout et doit être accessible à tous ! Je continue à écrire, quel que soit mon parcours, mon humeur du moment, joyeuse ou triste. L’écriture est toujours là qui
m’accompagne, je ne vais jamais cesser d’écrire c’est un goût, certes, mais aussi un besoin fort.

J’ai entendu dire que vous êtes aussi l’auteur des paroles des chansons interprétées par les comédiennes toutes couleurs de la troupe théâtrale  “Poutyi pa téat “,est-ce vrai ?

Oui, mais j’ai seulement mis en paroles deux des chants : “ Song “ et ‘J’ai trouvé Dieu en moi”, qui est la chanson de la fin du spectacle “Jeunes femmes toutes couleurs..." dont mon mari était l’assistant du metteur en scène Bérard Bourdon et ma fille Marie-Salomé, la réalisatrice de l’affiche.

Quelles cordes avez-vous encore à votre arc ?

J’ai une formation en psychothérapie et naturopathie. Je pratique également le yoga. J’aime la lecture, la musique et aussi la mer,

                                                                     Christian-Alain Modeste (11/05)

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