Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Mercredi 29 Mars
Sainte Gwladys
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Maudeleine Myrthil

Maudeleine Myrthil

Maudeleine Myrthil est une haïtienne vivant et travaillant à Montréal au Canada. Gracieuse, distinguée, spontanée, jeune et charmante, elle est diplômée de H.E.C. (Ecole des hautes études commerciales) de Montréal. Ses spécialités : gestion d’entreprises, commerce international et marketing. Elle est vice-présidente de la Jeune chambre de commerce haïtienne de Montréal et est aussi conseillère en solutions d’affaires pour le Groupe Pages Jaunes, qui est le plus important éditeur d’annuaires téléphoniques au Canada et le chef de file de l’industrie.

Qu’est-ce qui a motivé la mise en place d’une Jeune chambre de commerce haïtienne à Montréal ?

La jeune chambre existe depuis bientôt quatre ans. On s’est rendu compte qu’à Montréal il n’y avait pas de lieu où les jeunes entrepreneurs, jeunes professionnels de la communauté haïtienne, pouvaient se rencontrer, échanger, brasser des affaires, échanger des expériences et peaufiner leurs réseaux d’affaires. C’est donc chose faite depuis quatre années maintenant. Et tout baigne !

Comment les jeunes haïtiens, cadres, professionnels et autres, ont-ils accueilli cette initiative ?

Avec beaucoup d’enthousiasme ! Le nombre d’adhérents actifs a augmenté ainsi que celui des sympathisants vous savez que lorsque les médias locaux décrivent la communauté haïtienne, c’est souvent à travers un prisme déformant. Genre gangs de rues, prostitution juvénile, incultes, enfants ratés... Des images toujours négatives. La Jeune chambre de commerce a pour mission de redorer le blason de cette communauté en montrant au public québécois et canadien qu’il existe une jeunesse haïtienne dynamique, composée d’avocats, de médecins de pharmaciens, d’ingénieurs, d’entrepreneurs, des gens de tous les calibres professionnels.

Quelles sont vos fonctions quotidiennes en tant que vice-présidente ?

Je m’occupe, entre autres, du suivi auprès des administrateurs qui sont responsables du comité.
J’effectue également, pour le compte de la jeune chambre, de nombreuses représentations dont, entre autres, les cocktails d’affaires, colloques, séminaires, etc.

Comment est perçue la Jeune chambre de commerce haïtienne par les autres institutions tant québécoises que canadiennes ?

Plusieurs de ces institutions professionnelles corporatives ou gouvernementales ont remarqué le sérieux avec lequel les jeunes de la communauté haïtienne pouvaient s’organiser. De plus en plus, nous sommes sollicités pour prendre part ou conduire des activités d’importance en dehors de notre calendrier. Je parle de causeries-débats, rencontres d’affaires, déjeuners- causeries, conférences, etc., avec comme invités des VIP. Les gens se rendent compte de plus en plus de notre sens du professionnalisme et de l’organisation. Ils savent aussi qu’ils
peuvent compter sur notre réseau de contacts. Et puis, les jeunes que nous sommes, avons un pouvoir d’achat au-dessus de la moyenne, un intellect poussé et l‘avantage du futur et de l’avenir. Nous sommes finalement le marché cible de plusieurs institutions.

Avez- vous des mentors parmi vos aînés ou vos parents qui ont réussi remarquablement leur vie ici ?

Définitivement ! Nous avons d’ailleurs un programme de “mentorat” pour permettre aux jeunes de la nouvelle génération d’avoir des modèles, des exemples probants. Certaines personnes des générations passées, dans notre communauté, qui sont devenues gens d’affaires, médecins, avocats, etc., nous ont motivés par leur statut et, aujourd’hui, nous sommes devenus à notre tour de jeunes cadres professionnels. C’est donc à notre tour de tendre la main aux générations qui montent.

Par quelles actions concrètes sur le terrain ?

Nous allons dans les écoles faire des exposés, rencontrer les jeunes. Notre but, c’est de montrer à ces jeunes que oui c’est possible d’être haïtien et avocat ou médecin, technicien supérieur, politicien, responsable de compagnie. Ce sont ces images que nous voulons véhiculer.

Qui peut faire partie de la Jeune chambre de commerce haïtienne ?

Nous sommes ouverts à tout le monde; il y membres actifs qui sont de la communauté haïtienne et qui ont entre 18 et 40 ans, qu’ils soient professionnels, entrepreneurs, professions libérales, étudiants en fin de cycle, etc. Nous ouvrons aussi nos portes aux autres communautés, aux Québécois, Canadiens, etc., nous sommes conscients qu’il ne faut pas vivre en ghettos. Mais ces communautés nous rejoignent comme membres affiliés, sympathisants la cause et qui adhèrent à notre vision. Il y a aussi des membres corporatifs (propriétaires d’entreprises) qui peuvent être avec nous.

Au-delà de la jeune chambre, vous travaillez Groupe Pages Jaunes. Des précisions?

C’est une société qui a pignon sur rue en Amérique du nord dans le domaine de l’édition et la publicité. J’y travaille comme conseillère solution d’affaires. Je m’occupe d’un portefeuille de clients qui font des annonces dans les pages  jaunes je vais les rencontrer pour que nous puissions discuter de leur programme publicitaire. A ce moment-là interviennent aussi des graphistes nous montons alors un plan marketing car quelquefois les gens d’affaires n’ont pas forcément des notions pointues de gestion. Il s’agit donc de les aider à "booster” le chiffre de le clientèle.

Pouvez-vous nous citer deux exemples de réussite dans le milieu haïtien de Montréal ?

Deux seulement ? (rires) Vous me mettez dans une situation difficile car il y a pléthore de gens qui ont réussi dans notre communauté et dans divers domaines comme je vous l’ai énoncé plus haut.
Mais je pourrais citer le propriétaire du restaurant " Le KaLalou”. C’est un restaurant haïtien classe à Montréal, fréquenté tant par des gens de la communauté que par les Canadiens, Québécois  et toutes les communautés. Il a fait l’unanimité  pour son service et pour sa gestion.
Il y a aussi Mme Mitchell Daudier, une femme, qui a le vent en poupe dans l’édition et qui excelle  aussi avec sa firme de consultants. Elle est remarquable de courage et de ténacité car elle a quitté son boulot pour se mettre à son compte. De nos jours, c’est tout un défi !

Quels sont vos hobbies ?

Le dimanche, l’église est sacrée pour moi, c’est très spirituel et c’est l’occasion de faire la paix avec soi-même. J’aime aussi aller au cinéma, et j’adore la lecture, les informations, les actualités ; de temps en temps je vais danser quand je peux.
                                                                                     
Jacques Bilé (10/05)

Retour



                                                                                         


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.torop.net