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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Sylviane Adésir

Sylviane Adésir

Sylviane Adésir, la quarantaine portée avec élégance, est issue d’une famille de fonctionnaires. Cette Martiniquaise, mère d’une fille unique, est responsable commerciale chez "Air Caraïbes" et dirige une équipe de vendeurs très performants. Femme de poigne et de caractère, Sylviane vit son métier passionnément. Toujours prête à aider ses compatriotes, c’est une véritable business woman, déterminée et réactive.

Qui êtes-vous ? Rappelez-nous votre parcours.

Je suis de la Martinique, je suis née à Saint- Pierre en 1964. Ma mère était directrice de musée et mon père travaillait à la direction départementale de l’équipement. J’ai quitté très tôt la Martinique pour les Etats-Unis car pratiquement toute ma famille vit et travaille dans le domaine aérien, à Miami et à Washington. J’ai vécu quelques années à Washington puis j’ai rejoint Paris en 1982.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier après vos études ?

Une fois mes études terminées, mon bac et mon BTS de tourisme en poche, je me suis orientée vers le tourisme, entre guillemets, car ce n’était pas ma vocation première. Je voulais être hôtesse de croisière maritime, mais quand j’ai vu que j’avais le mal de mer, j’ai dû me diriger vers un autre domaine. On m’a proposé un poste d’hôtesse d’accueil à l’Office du tourisme des Antilles et de la Guyane française à Paris. J’ai accepté et terminé assistante de direction. A la suite de cela, j’ai voulu m’accorder un break.

À quel moment avez-vous pris cette décision de vous diriger vers les avions ?

J’avais de nombreux contacts avec les compagnies aériennes qui désiraient tout simplement décorer leurs bureaux. Elles faisaient appel à nous pour la décoration. Ces personnes m’ont transmis leur passion pour l’aéronautique et c’est à la suite de cela que j’ai décidé de démissionner et de travailler à l’aéroport.

Aujourd’hui, pouvez-vous nous présenter votre nouvelle compagnie, Air Caraïbes ?

Air Caraïbes est une toute petite direction. C’est une compagnie qui existe sur le réseau régional depuis 25 ans, basée à Pointe-à-Pitre, et qui s’appelait auparavant Air Martinique/Air Guadeloupe. Lors de la disparition des compagnies AOM et Air Liberté, nous nous sommes positionnés sur le transatlantique. Depuis décembre 2003, deux Airbus A330-200 font le trajet quotidiennement, un vol vers la Martinique et un vol vers la Guadeloupe, au départ d’Orly sud.

Quels sont les atouts que vous mettez en avant pour plaire à vos clients ?
Je pense qu’il faut énormément de disponibilité et j’en fais mon atout numéro un.
Je suis très exigeante avec moi-même, donc, avec les autres. Nous avons différents tarifs et un produit qui se vend relativement bien, en raison de la richesse du réseau. Nous avons mis en place un tarif qui permet, pour un euro de plus, hors vacances scolaires, de faire découvrir aux Antillais, au départ de Paris, les autres îles de la Caraïbe.

Qui sont vos clients aujourd’hui ?

La grande majorité est antillaise. Nous travaillons énormément avec les associations antillaises. Nous allons vers eux et sommes bien perçus par ces derniers.

Quels sont les types des problèmes que vous avez rencontrés ces temps derniers ?

Cet hiver, nous avons eu des retards dus à la météo. Mais aucun problème technique, car nos deux appareils ont moins de quatre ans.

Quelle est votre politique du développement ?

C’est à la direction d’en parler. Tout ce que je peux vous dire, c’est que la compagnie va se doter d’un troisième appareil, un airbus A330- 300 pour 2006.

Comment se porte le métier de transporteur, notamment en direction des Antilles?

Sur ce marché, il y a de la place pour les trois compagnies présentes. Maintenant, il ne faut pas faire l’erreur de penser qu’on va permettre à tout le monde de voyager à très bas prix. Je pense qu’il faut vraiment équilibrer le marché.

Vous qui travaillez beaucoup, comment trouvez-vous du temps pour vos loisirs ?

Pour le moment, c’est vrai que c’est beaucoup de sacrifices. Je n’ai plus de temps libre à moi, mais je ne me plains pas parce que c’est avant tout une passion. J’espère par la suite pouvoir souffler, mais pour l’instant ce n’est pas le cas. J’ai une passion, c’est de m’occuper de ma fille. Bien sûr elle est grande, mais j’adore aller faire du shopping avec elle, voir comment elle évolue. J’apprends à parler son langage, ce qui n’est pas évident. J’apprends à connaître ses amis. J’adore aussi faire la cuisine. J’aime nager, et je pense que si j’avais un peu plus de temps je partirais en voyage. J’aime aussi la lecture touristique et tout ce qui se rapporte aux avions et aux voyages en général. Je serais hôtesse de l’air, si on pouvait revenir en arrière.

Quel est votre paysage préféré ?
Survoler le Mont-Blanc.

Votre pays préféré ?

J’ai une préférence pour l’île de la Réunion, parce que tout est réuni dans le paysage. C’est vraiment complet et magnifique.

Votre plat préféré ?

J’aime beaucoup la cuisine chinoise, je crois même que j’en mange trop ! Et également tout ce qui est à base de noix de coco.

Y’a-t-il un combat que vous ayez raté ou que vous n’avez pas mené ?

Votre question est très personnelle... Bien, je pense que j’aurais dû faire un deuxième enfant ! (Rires). Si je m’étais investie un peu moins dan mon travail, je me serais lancé ce nouveau défi. Quoique je suis encore jeune. C’est beau la jeunesse ! (rires)

Qu’est-ce que vous regrettez dans la vie ?

Le fait de n’avoir pas su comprendre assez rapidement mon père et de l’avoir perdu trop tôt.

Quelle enfance avez-vous eue ?

Relativement heureuse, un peu trop chouchoutée. Comme on dit, une petite fille unique et gâtée.

Quel regard portez-vous sur les compagnies aériennes concurrentes qui étaient là avant ou qui le sont aujourd’hui ?

Pour ce qui est de “Corsair”, ils ont un problème au niveau du renouvellement de leurs appareils. Cet hiver, ils ont accumulé pas mal de retard. Mais ils sont en train de faire le nécessaire car il y a un nouvel appareil qui arrive très prochainement. Je connais pratiquement tout le personnel, car ce sont des anciens d’AOM et d’Air Liberté. Je pense également que c’est un bon produit, qu’ils ont su se faire connaître sur d’autres destinations et continuer à évoluer vers les Antilles. Quant à Air France, je leur ferai le même reproche par rapport à leur Boeing 747. Cependant, l’année prochaine, ils vont mettre en place leur 777. lIs ont encore quelques problèmes au niveau de l’accueil avec les Antillais même si maintenant ça se passe mieux. Au niveau de leurs prestations également. Je pense que nous sommes une compagnie de référence pour nos concurrents.

Comment voyage la communauté antillaise aujourd’hui ?

Les Antillais ont été longtemps négligés. Nous essayons d’aller à leur rencontre en offrant par  exemple des billets lors de manifestations associatives ou de tombolas.

Vous aimez les grandes métropoles. Pourquoi ?
 
Parce qu’on y passe inaperçu et qu’il y a tellement de choses à découvrir. J’aime me fondre dans la masse.
Comment vous définiriez-vous ?
Je suis quelqu’un de passionné pour tout. Je suis très exigeante avec moi-même.
                                                                                           
                                                                                    Alfred Jocksan (09/05)

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