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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Eline Jean-Elie

Eline Jean-Elie

Née le 26 mai1974 à Cayenne, célibataire sans enfant, Eline Jean-Elie est agent de Développement local (ADL) de la commune de Roura depuis mai 2003. En deux ans d’activités, elle a impulsé une certaine dynamique au sein de cette commune dirigée par Claude Polony. Cette demoiselle, toujours souriante, très élégante et travailleuse, a su faire son chemin et se faire accepter dans une commune rurale où il n’est pas toujours évident de changer les habitudes. Un challenge réussi pour celle qui a laissé la Guyane à l’âge de 16 ans pour la métropole où elle a poursuivi ses études. Avec une tête bien pleine, elle estime avoir encore beaucoup de choses à apprendre des habitants.

Quel est votre parcours personnel et professionnel ?

J’ai suivi ma scolarité è Gentilly (94) et poursuivi mes études à Paris pour obtenir un baccalauréat professionnel logistique et transport et ensuite un brevet de technicien supérieur des Méthodes et Exploitation en Logistique. Ce diplôme m’a permis de travailler dans diverses sociétés, du prêt-à-porter féminin à l’aéronautique, en passant par le transport de fond. Parallèlement je pratiquais le handball en club.

En métropole, vous avez travaillé en qualité de technicien logistique dans plusieurs sociétés. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Ce métier demande plusieurs compétences, tant dans la disponibilité le sens relationnel, la rigueur que la réactivité. Pour exemple, dans l’aéronautique, je travaillais à l’AOG desk (Aircraft On Ground) d’Air France Industries cellule de maintenance des pièces d’avions.  Il nous fallait répondre au plus vite, aux compagnies que nous assistions, sur la disponibilité des pièces et le mode d’acheminement le plus rapide choisi, car un avion était en panne avec des passagers à bord.

Vous avez un peu dévié de votre profession principale depuis votre retour au pays ?

Je dirais oui pour le titre de mes nouvelles fonctions et non pour les compétences acquises dans ma profession principale. Il est vrai que je n’utilise plus la réglementation des transports.., paraît-il qu’on revient toujours à ses premiers amours !
A mon retour en Guyane, j‘ai eu un premier emploi à I’ACREDEG où j’ai beaucoup appris. Une opportunité s’est présentée au Parc naturel régional de la Guyane pour un poste de terrain dans le même profil de I’ACREDEG. J’ai naturellement postulé, et à la suite d’un entretien, j’ai été recrutée, et mise à disposition de la commune de Roura pour aider les porteurs de projets dans leurs démarches quotidiennes.

Qu’est-ce que c’est le Parc naturel régional ?

Le Parc naturel régional de Guyane concerne les communes de Mana et Awala sur l’ouest et de Roura sur l’Est. Il a pour vocation de protéger et valoriser le patrimoine naturel, culturel et humain. Il se doit de mettre en oeuvre une politique innovante d’aménagement et de développement économique, social et culturel respectueuse de l’environnement, en étroite collaboration avec les municipalités de son territoire.
Il existe quarante parcs en France (Outre mer compris) et nous faisons partie des plus jeunes, avec quatre ans d’existence. Un gros travail de communication est encore à faire pour faire connaître les missions d’un Parc naturel régional, souvent confondu avec un espace clos, plein de restriction.

Vous êtes détachée par le biais d’une convention à la commune de Roura ?

En effet une convention de la Région Guyane qui pilote le dispositif des agents de Développement local entre le PNRG et la mairie de Roura me permet d’accomplir mes fonctions sur celle commune.

Quelles sont vos principales missions ?

Je suis le trait d’union entre les administrations localisées à Cayenne et les habitants. J’ai pour mission d’aider les acteurs locaux particuliers, associations, et collectivité) à faire émerger leurs projets.

Depuis votre arrivée, on a ressenti une certaine dynamique économique dans la commune, en êtes-vous pour quelque chose ?

Si c’est le cas tant mieux, même si je n’ai contribué qu’à éveiller les consciences sur des projets endormis, j’en suis très heureuse. Il faut dire que la municipalité de Roura travaillait déjà et qu’elle n’a pas attendu mon arrivée pour faire bouger les choses. Nous travaillons ensemble maintenant.

Vous avez été l’instigatrice de plusieurs rencontres entre les jeunes, les institutions et les professionnels de divers secteurs d’activités. Comment les gens apprécient-ils cette initiative ?

J’ai eu un retour assez positif autant des professionnels, des institutions que des participants.
Il faut dire que ces actions résultent d’une étude sur les besoins des habitants.
 
Quelle est la finalité d’une telle manifestation ?

Ces manifestations ont plusieurs finalités. Elles mettent déjà à la disposition des habitants de la commune un pane de professionnels le même jour en un même lieu. Il faut savoir que même si Roura n’est pas réellement enclavé, car une route la relie au chef-lieu, tout le monde n’est pas véhiculé, et que les transports en commun ne répondent pas vraiment aux besoins de certains. Aussi, c’est l’occasion pour ces professionnels de diffuser de l’information, de sensibiliser la population à leurs travaux, et pour moi d’identifier les personnes ressources et les différents projets.

Quelles sont les questions qui reviennent le plus souvent ?

L’aspect financier revient souvent car les idées sont là, les projets sont construits mais manquent parfois de financement. Quant aux professionnels, ils cherchent à identifier la personne intéressée, sa motivation et sa capacité mener à bien son projet.

Il y a un projet de monter un centre de loisirs pédagogique sur l’eau à Cacao, pouvez-vous nous dire ce qui a retenu votre attention dans ce dossier ?

Oui, c’est un couple de 40 ans qui travaille sur ce projet qui demande des capacités de gestion et une assise financière importantes.
Les porteurs de projet ont rencontré tous les partenaires qui sont à même de les aider et ont reçu un avis favorable. Toutefois c’est un projet très lourd qui demande déjà un financement pour l’étude de faisabilité sur le terrain (données techniques sur sol) qui sera apporté par le programme leader.

Qu’est-ce que le programme leader ?

C’est un programme d’initiative communautaire au service de la valorisation des ressources locales. Il finance tous les projets innovants dans ce domaine sur les communes de l’Est de la Guyane (Roura, Régina, St Georges, Ouanary et Camopi).

Quel bilan peut-on faire des deux premières éditions de ces journées animations ?

Satisfaisant dans la mesure ou la première journée sur ‘l’emploi et la formation" n’avait pas réuni une grande foule. Pour la deuxième sur “l’aide aux porteurs de projet” nous avons obtenu une fréquentation de plus d’une trentaine de participants. C’est encourageant pour la suite. Le développement de la commune doit se faire à partir des forces vives du territoire et j’accompagnerai les habitants en fonction de leurs besoins.
 
Quels sont vos autres projets pour le développement de la commune ?

Contribuer par différentes actions au développement économique, social et culturel de Houra en menant en place des groupes de réflexion. Le premier sera sur l’agriculture et l’autre sur la chasse.
 
Pourquoi l’agriculture et la chasse ?

Il faut savoir que l’agriculture, avec le bourg de Cacao, est l’activité économique principale de la commune qui fait vivre environs 800 personnes, pas loin de la moitié de la population de Roura. Ce site approvisionne aussi 1/3 du marché local. Mais la tendance montre aussi que les enfants de ces exploitants agricoles ne souhaitent pas reprendre le flambeau et se tournent vers de nouveaux métiers, moins “dégradants" d’après eux. Il faut donc réfléchir pour mieux structurer l’activité et assurer la relève. Territoire très riche aussi en faune, Roura est reconnu pour être un lieu de chasse intéressant. Sans vouloir interdire quoique ce soit, il est bon d’étudier la ressource faunistique afin qu’elle perdure. Aussi un travail doit être fait en collaboration entre les chasseurs et l’Etat pour que les prochains arrêtés préfectoraux prennent en considération tous les paramètres.

Quelle projection de développement pouvez-vous faire pour le développement de la commune sur les dix prochaines années ?

Déjà la population rouranaise aura doublée car plusieurs projets de construction de logements sont en cours. Cette commune intéresse aussi beaucoup de monde pour sa beauté et sa tranquillité. Il est donc bon de prévoir dès maintenant des services de proximité et d’y développer d’autres activités économiques pour qu’il n’y ait pas de décalage. Le développement local a encore de l’avenir à Roura. 

                                                                                 Frantz Montoban (06/05)

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