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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Marie-Noëlle Eusèbe

Marie-Noëlle Eusèbe

Artiste en trois dimensions, l’actrice guadeloupéenne Marie-Noëlle vit un véritable conte de fées. Son bonheur d’être mère vaut tout l’or du monde, qu’elle partage avec vous sur les planches de France. Elle garde en elle la joie de jouer la comédie et l’art de manipuler sa voix magnifique pour notre plus grand de plaisir. Son secret être née sous le signe des Gémeaux et avoir un mari formidable, un véritable homme d’intérieur.

Qu’entendez-vous par "les petits plaisirs de la vie " ?

Les petits plaisirs de la vie, c’est d’abord un grand plaisir, c’est mon fils. Je suis avant tout maman d’un garçon de onze ans qui est une merveille. Il fait de moi un être humain à part entière, mon premier plaisir est de vivre avec lui. Je suis consciente que dans quelques années cet enfant s’envolera alors je profite de tous les instants avec lui.

Après vingt-cinq ans de métier, qu’est-ce qui vous a le plus marquée ?

Des rencontres avec des personnes formidables. J’ai eu la chance de débuter au théâtre avec un maître, Jean-Louis Barrault. C’était un monsieur extraordinaire. Il y a eu des moments extraordinaires, des moments de jeux, de scènes surtout. La rencontre avec Jacques Martial fut un moment  déterminant dans ma carrière.
Votre coeur bat entre théâtre, télévision et cinéma. Quelle est votre préférence ?
Le théâtre. C’est un plaisir dur un apprentis sage qu’on peut savourer jour après jour. Le grand moment est de se retrouver face au public. Mettre en branle toute une énergie complètement dépendante de ce que le public va vous donner.
Dès que je suis sur un plateau, je me sens comme un poisson dans l’eau. Je suis dans mon élément. Je me sers de ma voix de façon très diversifiée. Cela ne veut pas dire que je n’aime pas la caméra. Mais j’ai un amour inconditionnel pour les planches.

Comment organisez-vous votre vie autour de votre métier ?

En un mot, j’ai un mari exceptionnel. II gère tout quand je m’en vais, je peux donc partir l’esprit tranquille.

Quel regard portez-vous sur l’évolution des milieux artistiques ?

J’ai  l’impression que les choses étaient plus simples pour les comédiens Antillais il y a vingt ans qu’aujourd’hui. Nous pouvions alors rencontrer les réalisateurs, discuter avec eux.
Aujourd’hui, c’est moins facile, nous devons passer par toutes sortes d’intermédiaires. Il n’y a plus de contact direct. Le constat de l’absence d’acteurs noirs à la télé me rend un peu amère mais je ne désespère pas, tout cela devrait bouger à long terme. Je pense que l’excellence, le talent et la persévérance finissent toujours par payer. La société est de plus en plus pluriethnique, il faudra donc compter avec nous.

Avez-vous le secret du bonheur ?

Je ne crois pas avoir trouvé le secret du bonheur. Mais je pense qu’il est important dans la vie d’être reconnaissant de ce qu’on a et de savoir puiser en soi ce que l’on a de meilleur. Le bonheur, c’est d’être au clair avec soi même. Il est important d’avoir un axe et observer son coeur et savoir apprécier les choses à leurs justes valeurs.
Je suie très heureuse quand je joue. Ma vie me satisfait et je trouve que l’aventure de la vie est une expérience extraordinaire même dans ces aspects difficiles.

Que représente la culture pour vous ?

La culture est durablement le seul moyen de faire changer les mentalités. Ni la politique, ni le social ni la violence, ni les manifestations ne peuvent aider à changer les mentalités à long terme. Il faut donc être ardent à la protéger et à la défendre. Je suis très heureuse d’être un carrefour de sensibilités différentes. J’ai du sang indien, africain, espagnole, chinois, breton et je me sens imprégner de toutes ces origines. Vous savez c’est une chance extraordinaire de pouvoir porter l’imaginaire, axer sur la tradition. La culture est vraiment le plus du plus.

Quel genre de femme êtes-vous ?

Je peux être très paresseuse et très active, très posée ou complètement exubérante et folle. J’adore voyager et en même temps j’adore être dans ma maison. Je suis quelqu’un de fidèle. J’ai peu d’amis mais ils peuvent compter sur moi. Je suis à la fois simple et compliquée mais j’estime que j’ai de la chance dans la vie. Je suis une passionnée de la vie aussi terrible et imprévisible soit-elle. La maturité m’a rendue plus attentive et plus ouverte. Je ne dis pas que je suis une jolie femme mais mon physique piège un peu les gens. Derrière cet aspect d’ex-mannequin et tout ça, je suis une fille gentille.

Est-ce difficile de durer dans ce métier ?

Bien sur que c’est difficile. Cela demande beaucoup de travail d’efforts, d’abnégation et de don de soi. Ce qu’il faut surtout savoir garder, ce sont ses convictions et ce n’est pas toujours facile. Je crois qu’au delà de la technique, du talent, du travail, du sérieux, de l’inspiration, ce dont un artiste à besoin, c’est de la chance. Il faut être là au bon moment au bon endroit. La seule manière d’avoir de la chance, c’est d’être dans l’action. Il faut être en perpétuel mouvement et savoir apprendre chaque jour. Cela est souvent long, difficile et demande une grande solitude mais cela me convient.

Avez-vous des souhaits ?

Continuer à voyager et découvrir le monde en travaillant. J’eu la chance d’aller travailler ailleurs ; Maroc, Tunisie, Sénégal et à chaque fois ce fut des expériences uniques. J’espère pouvoir continuer à faire mon métier en voyageant et jouer bientôt dans un spectacle musical. Pour moi le chant est une approche spirituelle et aimerais avoir le plaisir de faire cette expérience chaque soir. Et toujours cette envie de faire du cinéma,

                                                                                     Alfred Jocksan (06/05)

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