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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Silyane Larcher

Silyane Larcher

Silyane Larcher est une jeune Martiniquaise de 26 ans, fille unique, qui a effectué ses études primaires et secondaires à Dillon, dans la proche banlieue de Fort- de-France. En 1996 elle a passé avec succès son Bac Littéraire, avec option Mathématiques, au Lycée Schoelcher, obtenant la mention "Bien". Elle n’était alors âgée que de 17 ans et, déjà, à l’épreuve de philosophie dont le sujet à traîter était " Une société juste est-elle une société sans conflit ?", elle s’octroyait une excellente note (17 sur 20) !

Il est vrai que Silyane a toujours été une bonne élève, très bien notée et, dans les grandes classes, première en philosophie et deuxième dans les autres disciplines. C’est dire que, très tôt, Silyane s’est sentie à l’aise et attirée par les études philosophiques. Néanmoins, son Bac en main, elle ignorait encore vers quoi orienter ses études supérieures, sinon qu’elle désirait se diriger ,vers Sciences-Po.
A 17 ans, Silyane entamait son année d’Hypokhâgne au Lycée de Bellevue en vue d’entrer en Sciences-Po. Elle a malheureusement échoué au concours, d’un petit point et demi ! Mais elle sentait bien que cela restait à sa portée et qu’il fallait persévérer... Le parcours conduisant à Normale-Sup ne l’intéressant pas, elle choisit de s’inscrire en philo à l’Université de Paris I — Sorbonne, certaine que, bientôt, elle aurait sa licence lui permettant d’intégrer Sciences-Po.
La période où elle est arrivée à la Sorbonne coïncide avec le 150è anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Et les choses vont prendre un sens nouveau pour elle. Tout en poursuivant ses études, Silyane se permettra quelques libertés avec ses études, séchant les cours à l’Université car elle ne veut absolument pas manquer d’assister aux conférences et autres colloques traitant de l’abolition de l’esclavage mais aussi de l’Histoire des Antilles.
Puis, survient le déclic, lors d’un colloque sur les poétiques d’Edouard Glissant où étaient présents des universitaires du monde entier— parmi lesquels l’écrivain bien connu Patrick Chamoiseau dont elle a eu l’occasion de lire l’ouvrage “Ecrire en Pays dominé” — qui ont fait des interventions pertinentes sur la littérature d’Edouard Glissant. Dans la mesure où elle portait déjà un intérêt réel aux questions de société propres aux Antilles, et à la Martinique en particulier, ce colloque lui donne l’occasion de saisir le lien entre ses études de philosophie et les questions politiques et sociales qui lui sont spécifiques. Elle réalise alors que la philosophie a des outils bien à elle pour aider à réfléchir à ces questions de manière différente de ce que proposent la sociologie, les sciences politiques ou l’Histoire. Elle une façon bien à elle, non pas de proposer des réponses au problèmes mais, plutôt, d’aider à les mettre en perspective. Silyane précise: “Des mon adolescence, j’étais déjà en observation de la société martiniquaise”. Et à propos de “Ecrire en Pays dominé”, Silyane nous confie: “Cet ouvrage a eu sur moi un impact extraordinaire, même si plusieurs années après, je m’en suis distancée.. Chamoiseau explique son cheminement d’intellectuel et d’écrivain en réflexion sur sa société et, dans ses écrits, il tente de proposer des perspectives d’avenir qui ne portent pas spécifiquement sur la Martinique elle-même, mais sur une autre manière de voir le monde, donc nous-mêmes à l’intérieur de ce monde”. Silyane, enfin, précise “Cette période de va-et-vient entre les études et les colloques et conférences a été pour moi l’occasion de puiser dans mes études les outils intellectuels pour me forger une conscience de nos problèmes politiques.”
C’est tout cela qui la décidera à orienter sa thèse doctorale sur “Le rapport des sociétés post-esclavagistes antillaises au régime démocratique, dans ses exigences et ses limites théoriques, thèse dirigée par M. Yves-Charles Zarka.
Silyane Larcher déborde d’activités dans le cadre de ses études qu’elle mène consciencieusement et avec passion : elle travaille avec l’un des centres de recherche de la Sorbonne, le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne, elle écrit des articles scientifiques pour la revue de philosophie politique "Cité” mais aussi, pour la revue du Centre d’études et de recherches haïtiano-antillaises.
Par son sérieux, ses compétences et son dévouement, cette jeune Martiniquaise contribue à faire connaître son pays dans le monde, et à lui faire grandement honneur. Elle est l’un des maillons d’une chaîne de jeunes femmes qui honorent la Martinique : nous pensons ici à Marie Lemoine-Busserolle, docteur en sciences, astro- physicienne, et à Marcelle Astrid Miré, docteur en chimie, toutes deux ayant d’ailleurs obtenu leur doctorat, mention “Très Honorable, avec les félicitations du jury". N’oublions pas Consuelo Marlin, ancienne camarade de classe de Silyane, qui a obtenu  l’Arangetram.
Silyane, qui est aussi une ravissante jeune femme, toujours célibataire, a bien voulu répondre à nos questions quant à sa pratique d’un sport, ses loisirs, ses souvenirs: "Du sport j’en ai fait dans ma jeunesse, maintenant je n’en ai guère le temps. Dans mon enfance, j’ai pratiqué la natation pendant cinq ans et puis j’ai fait beaucoup de danse traditionnelle et un peu de danse classique. Dans mon adolescence, J’ai fait deux années de modern-jazz. Aujourd’hui je pratique le sport an salle et je prends des cours de salsa.
Mes loisirs se partagent entre le cinéma, la lecture et la musique (de la new-soul avec Jill et Erikah Badu, de la salsa et du funk).
Je garde de bons souvenirs, d’une part, de vacances passées il y a quatre ans, en Martinique et en Guadeloupe, avec des amis et, aussi, de ma toute récente venue au pays après deux ans d’absence : j’avais très envie de revenir au pays, de revoir mes parents et amis. Et puis, il me faut dire aussi que ces deux dernières années—après mon échec à l’agrégation — bien que passées loin des miens et de mon île natale, ont été riches pour moi, sur le plan de mon épanouissement personnel. Elles m’ont permis de mûrir considérablement. Je suis heureuse de ce grand pas franchi dans ma maturité, ce qui ajoute à mon bien-être général.”
A la question de savoir où le fait d’être bientôt docteur en philosophie politique peut-il la mener sur le plan professionnel, elle nous a confié :
“Avec le doctorat en philosophie politique, il est possible de travailler dans un département d’université, en qualité d’enseignant chercheur. On peut, de même, travailler à un poste de di rection ou comme cadre dans une institution publique. Pour ce qui me concerne, je suis plutôt intéressée par une institution chargée de l’administration da la culture et de la mise en place de politiques culturelles. C’est un choix à faire selon les possibilités offertes. L’avenir est ouvert ! "

                                                                      Christian-Alain Modeste (05/05)

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