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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Sylvia Jean-Pierre

Sylvia Jean-Pierre

Née le 27juin 1977 à Cayenne, Sylvia Jean-Pierre dirige le service d’animation réseau des associations (SAREA) depuis avril 2004. C’est une structure dynamique qui aide les porteurs de projets et publie un magazine de quartiers très lu par les Guyanais.

Rappelez-nous votre parcours ?

Titulaire d’une maîtrise d’AES (Administration Economique et Sociale mention gestion des entreprises) à l’Université de Rennes 2, j’ai commencé à travailler à la Direction Vie Associative de Rennes où, pendant six mois, j’étais en relation avec les associations. J’ai pu voir leur fonctionnement tant au niveau animation qu’au niveau financier. J’ai rencontré quelques directeurs d’équipement de quartier et pu avoir une vision globale du poste. Par la suite, j’ai commencé à faire des recherches sur un DESS susceptible de me conduire sur cette voie. A l’époque, il en existait un à Rennes : le DESS management des associations. Et puis, sans le vouloir j’ai laissé le temps passer. Entre-temps, j’ai bifurqué à l’IUFM de Nantes afin de passer le CAPT et le PLP de comptabilité que je n’ai pas réussi, n’étant pas assez préparée.
Bref, le destin a voulu que je revienne à Cayenne pour justement occuper ce poste. C’est en cela que je parle de coïncidence.

Vous êtes la première directrice de cette nouvelle structure à Cayenne. Comment travaillez- vous ? Qui sont vos partenaires ?

Normalement, je devrais avoir une équipe de deux personnes avec moi (une secrétaire et un comptable). Mais pour des raisons de timing, j’occupe pour le moment un bureau du DSRU à Cayenne.
Pourquoi au DSRU ? Eh bien parce que c’est le contrat de ville qui est à l’origine de la création du SAREA, via Mme Joseph Elkana.
En ce qui concerne les missions du SAREA, j’essaie de les réaliser au mieux avec les moyens qui me sont donnés. Mes partenaires sont divers : la Mairie de Cayenne, l’Etat via la DRIV, la DDJS, le Conseil général, la DDTEFP, le FONJEP et j’en oublie peut-être…

Etes-vous très sollicitée pour des actions immédiates ou avez-vous encore le temps de travailler sur des projets à long terme ?

En effet, le SAREA est sollicité pour des actions à court terme s’agissant des formations effectuées à l’intention des associations. On organise trois cycles de formation dans l’année. Deux d’entre eux ont déjà eu lieu. De plus, nous avons aussi le fameux journal bimestriel des associations "Bouge ta ville”.

Quelles sont les raisons qui ont poussé à la création de cette énième association ?

En fait, selon des analyses, et des observations concrètes, il s’avérait que les associations souffraient d’un manque d’accompagnement : le montage des dossiers de demande de subventions, la recherche de partenaires et de personnes ressources, la gestion des fonds allouées, l’absence de matériels et de locaux etc... Toutes ces difficultés ont forcé les politiques à réfléchir sur ces questions d’où la création du SAREA.

Quelles sont les missions du SAREA ?

Pour le moment les missions du SAREA sont les suivantes : la formation des associations, la mise en place d’un moyen de communication entre les associations elles-mêmes (pour établir un début de réseau associatif). Et entre le public et les associations, un état des lieux des associations en lien avec la politique de la ville de Cayenne.

Sont-elles en adéquation avec les besoins de la population ou considérez-vous qu’elles doivent encore évoluer après avoir échangé avec la base ?

Je dirais que dans l’immédiat, les missions du SAREA correspondent aux besoins urgents des associations et pourront évoluer en fonction de la demande.

Avez-vous déjà répertorié les associations de Cayenne et quels sont leurs besoins pour un meilleur fonctionnement ?

Avec l’aide d’une stagiaire, nous avons effectivement répertorié environ 164 associations sur Cayenne. Maintenant il faut savoir si ces dernières sont toujours en activité.

Combien d’associations ont déjà fait appel à vos services et quel type d’aide vous leur apportez ?

Il n’y en a pas beaucoup pour le moment. Elles ne connaissent pas encore notre existence mais avec le local que nous venons d’obtenir au lieu dit- Terrasse de raban à Cayenne, nous pouvons les accueillir dans de bonnes conditions. Je suis persuadée que les demandes seront nombreuses.

Ambitionnez-vous de faire de la SAREA une plate forme associative incontournable ?

Ca serait effectivement un souhait. Et un défi à relever pour l’avenir des associations.

Entre décembre et février dernier, vous avez publié deux éditions du nouveau journal des associations, quelles ont été les principales informations ?

A chaque parution, nous menons à l’honneur un quartier avec l’aide des associations et d’autres membres du comité de rédaction. Dans le premier numéro de décembre, il s’agissait du quartier de Mont Lucas. Dans le second, on a mis l’accent sur le quartier de Bonhomme, au sud de la ville. Les principales informations sont constituées de différentes rubriques : la rubrique sportive intitulée " Bouge ton corps ", la rubrique culture intitulée : " La culture qui bouge”, la rubrique actualité intitulée “L’actualité qui bouge, la rubrique ‘Quartier qui bouge’ avec " Les talents qui bougent". Bref, c’est un document de deux pages recto verso tiré à 1500 exemplaires. Il est très demandé. Les financeurs sont l’Etat via la DRIV, le Contrat de Ville de Cayenne et le conseil général de Guyane.

Quel est l’intérêt d’un tel document pour les lecteurs ?

C’est une manière de savoir ce qui se passe dans le monde associatif cayennois, surtout, c’est une technique pour que les associations se connaissent entre elles, partagent des astuces dans la vie de tous les jours, et organisent des sorties à l’extérieur de Cayenne à moindre coût. C’est un outil qui favorise la cohésion sociale tant au niveau des jeunes, des adultes que des institutionnels. La rubrique Portait est aussi très lue.

Après Saint-Laurent, Kourou, Cayenne est la troisième commune à disposer de cette structure. Réussissez-vous à échanger entre vous ou est-ce du chacun pour soi ?

Nous nous devons d’échanger puisque c’est nécessaire pour apprendre et éviter les erreurs. D’ailleurs, je considère le directeur de la plate forme de Saint-Laurent comme mon mentor.

Quel bilan peut-on faire de vos premiers mois d’activités ?

La première formation organisée à l’intention des associations était un bon point pour le SAREA. Ensuite, est venue la parution du premier numéro de Bouge Ta Ville qui a été très demandé. Là encore nous considérons que c’est un point positif puisque ce sont les associations elles-mêmes qui décident de travailler sur telle ou telle rubrique. Elles rendent les articles dans les délais, articles qui sont ensuite retravaillés par un rédacteur. Donc, je considère que c’est leur succès à eux.

Auriez-vous pu faire plus si les moyens humains et matériels étaient différents, plus importants par exemple ?

On ne peut que faire plus lorsque ces deux critères sont réunis.

Quels sont vos projets pour les années à venir ?

Me perfectionner dans le domaine associatif (formations, passer le fameux DESS manage ment des associations par exemple), parce qu’il y  vraiment du boulot.

                                                                               Frantz Montoban (05/05)

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