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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Thicelest

Thicelest

Artiste- peintre professionnelle, "Thicelest"  est une jeune femme de 31 ans, née au François et issue dune famille nombreuse de sept enfants- 3 garçons et 4 filles - dont elle est l’avant-dernière.

Maman d’une petite Ruth, seulement de six mois en ce début d’année 2005, Myrlène Célestine, épouse Thibaut, vit au Lamentin où elle a son atelier.  "Thicelest" aime la nature et absolument tout ce qui y vit, et raffole de danse. Comme elle le dit: “Je suis heureuse d’avoir pu, grâce à Dieu, réaliser quelques chorégraphies”. La musique aussi est une de ses passions puisqu’elle joue de plusieurs instruments : le saxophone, la flûte à bec, l‘harmonica et un peu de piano. Ses goûts musicaux vont plus spécialement vers la musique spirituelle les chansons françaises d’antan et quelques airs américains.
Dans sa scolarité, "Thicelest” était une bonne élève en français mais rencontrait quelques difficultés en anglais; pourtant, elle se sent à l’aise dans cette dernière discipline qu’elle a eu l’occasion de perfectionner à Trinidad and Tobago et dont elle a fait un Deug  au Campus universitaire de Schoelcher.

Depuis quand peignez-vous ?

J’ai commencé à peindre, il y a seulement trois ans et, depuis deux ans, je me suis administrativement déclarée à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique. Car non seulement je peins, mais je réalise aussi un certain nombre de prestations artistiques et commerciales annexes qui, bien sûr, représentent mes sources de revenus. Je propose également des services en rapport avec mon art et mes activités... En fait, j’ai commencé par le dessin. A l’école, je dessinais tout le temps et j’offrais mes dessins à mes camarades de classe. Quand je me suis mariée, en 1999, mon mari m’a poussée à m’inscrire au Service Municipal d’Action Culturelle (SERMAC) où, pendant une année, je me suis initiée au dessin, à la peinture et à la musique.
En 2002, aide-éducatrice à l’Ecole adventiste de Kerlys, dans la banlieue immédiate de Fort-de-France, j’ai été sollicitée pour enseigner le dessin, la peinture et aussi la musique aux enfants. Auparavant, j’ai aussi exercé comme aide-éducatrice à l’Ecole maternelle du bourg du François, puis ensuite, à l’Ecole adventiste  "Horeb” de la Pointe des Nègres, dans la capitale.

Quels genres de travaux exécutez-vous et quelle est la nature des matériaux utilisés ?

Je fais de la décoration sur cadres en bois, de la gravure sur verre et sur tissu. En outre, par l’intermédiaire de l’informatique, je réalise des cartes postales, des dessous-de-table, des dessous-de-verre, des sets de table... Je fais des fresques, des restaurations de tableaux dont les peintures sont abîmées. Sur cadre, ma décoration consiste à étendre sur le cadre le sujet peint.
C’est de bon goût.
Côté pictural, j’utilise plus particulièrement la peinture à l’huile, l’acrylique, le pastel, le crayon, l‘encre de chine et le sable de Martinique. J’ajoute que mes thèmes picturaux préférés traitent principalement de la nature, de personnages et de scènes bibliques mais aussi de bébés, de nus féminins, d’oiseaux et de scènes traditionnelles de la vie martiniquaise (yoles, combats de coqs ou de mangouste et serpents...). Bref, je fais un peu de tout ! Précision importante : j’ai pris soin de protéger ma méthode de travail sur la décoration des cadres auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI)

Où avez-vous déjà exposé vos oeuvres ?

J’ai eu l’occasion de faire des expositions à la Médiathèque du Lamentin, dans les locaux de l’INSEE à Châteauboeuf, au Palais de Justice de Fort-de-France et à l’Atrium... Jusqu’à ce jour, je n’ai eu qu’à me réjouir de l’accueil du public qui m’encourage énormément à poursuivre mes efforts. A ce propos, j’ai fait un constat : les gens apprécient les oeuvres qu’ils découvrent, ils veulent en faire l’acquisition mais, hélas, refusent d’en payer le juste prix. Bref, on veut s’offrir un beau tableau pour pas grand-chose ! C’est se moquer de l’artiste, mépriser son talent, sa peine, réduire à néant un travail réalisé avec amour, dévaluer l’oeuvre et décourager son auteur. C’est dommage… C’est vrai aussi que, parmi notre “fidèle” public, il y a des personnes formidables, mais il existe malheureusement une espèce de “sales profiteurs”, toujours à la recherche de la bonne affaire !
Risquons un avis quant à la situation des femmes artistes noires martiniquaises, source d’immenses talents, d’inspirations et de créativité, mais dont les capacités artistiques ne sont pas suffisamment reconnues, encouragées, récompensées. Une fois de plus, la femme est exploitée.
J’aurais aimé que nous soyons davantage mises en valeur. Je me dois de féliciter le magazine AMINA, qui a toujours eu le souci de promotionner la femme noire dans toutes ses activités.
En ce qui me concerne, je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Je pense être assez gentille, plutôt tolérante, mais il y a des limites. Je sais réagir en vraie tigresse.

Votre meilleur et votre pire souvenir ?

Mon meilleur souvenir, c’est la naissance de ma fille Ruth que j’aime par-dessus tout et pour qui je suis pleine d’attention et de tendresse. Mais j’ai aussi un autre très bon souvenir: la création de mon entreprise en m’installant à mon compte pour ne plus travailler pour les autres, surtout lorsqu’ils vous exploitent. Créé en juillet 2002, mon atelier est momentanément situé au quartier “Gondeau”, au Lamentin. Je l’ai appelé “Le Navire de la Peinture” parce que je considère l’entreprise comme un gros bateau et le monde comme une vaste étendue d’eau où il devra naviguer, qu’il pleuve ou qu’il grêle! Grâce à mon navire, j’espère pouvoir voyager très loin dans le  monde, y porter mon savoir et y recueillir les techniques que j’ignore encore.
Je dois beaucoup à Dieu, qui me guide dans mon travail, m’aide à me surpasser et à faire toujours mieux. J’aimerais enseigner le dessin et la peinture aux enfants. Je reste à leur disposition.
Le pire, je n’y pense pas, je l’oublie. J’ai effacé de mes pensées tout ce qui n’était pas positif. Je pense qu’un bon artiste doit avoir de bonnes pensées: voir clairement les choses pour les restituer telles quelles à son public. C’est important.

Un message à faire passer ?


Il est destiné aux femmes. Je leur dis de ne pas avoir peur de s’engager dans la voie qu’elles ont choisie, quelle qu’elle soit, d’aller de l’avant, de s’exprimer, de s’affirmer, car il vaut mieux faire ce que l’on aime. Ce qui me déçoit, c’est de constater qu’il y a des femmes qui travaillent dur et qui ne sont aucunement récompensées pour leur peine. C’est scandaleux.

                                                                      Christian-Alain Modeste ( 05/05)

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