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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Franciana Fety Costa

Franciana Fety Costa


Malgré de nombreux obstacles, les jeunes actrices noires commencent à s’imposer dans des rôles qui sortent des caricatures habituelles. A 26 ans la Guadeloupéenne Franciana Fety Costa fait partie de cette génération de talents à découvrir.

Après une riche carrière de danseuse ponctuée de prestations dans des tubes d’été comme “Soca danse” ou “Brazilia carnaval” et des rôles dans des comédies musicales, Franciana Fety Costa fait ses premiers pas au théâtre et au cinéma. Ainsi l’a-t-on vue récemment dans “Cagoule”, une pièce écrite et mise en scène par Hubert Koundé au Théâtre du Rond-Point. On la verra également dans “Momo”, court-métrage réalisé dans le cadre de "Paris la métisse".

Vous êtes comédienne ou danseuse ?

Les deux. J’ai eu d’abord une formation de danseuse : j’ai fait un conservatoire de danse à Bobigny, de la danse contemporaine aux Studios Peter Goss, du tango argentin avec PabLo Veron, et enfin du jazz technique et classique avec les Studios Harmonics. J’ai évolué professionnellement dans la danse. J’ai gagné ma vie un bon moment ainsi. Après, lorsque j’ai eu des propositions en théâtre, j’ai saisi l’opportunité qui s’offrait à moi. Mais cela ne veut pas dire que j’arrête de danser. Je continue... En mars dernier, j’ai d’ailleurs joué et dansé dans “Le Barbier de Séville”, mis en scène par Jérôme Savary à l’opéra de Massy.
 
On ne devient quand même pas comédienne du jour au lendemain ?

Bien entendu. En fait, j’avais créé, il y a quelques années, un ballet contemporain qui mélangeait danse et théâtre. C’était une adaptation contemporaine "d’Alice au pays des merveilles”. J’ai voulu continuer l’expérience. J’ai donc suivi des cours de théâtre au studio Alain Debock, puis de cinéma au studio Pygmalion. Je suis restée à Pygmalion un an et demi. J’ai adoré parce que les cours étaient beaucoup axés sur l’actor studio. Ensuite, j’ai fait un peu de télé, notamment la série “Starup”, un court-métrage pour TF1, et des sketches pour “Le vrai journal” de Karl Zéro. Le cinéma est pour moi une vraie passion. J’en ai eu la révélation avec le film "Rue Case-Nègres” d’Euzhan Palcy. Dés lors, j’ai toujours su que j’arriverais au théâtre, et surtout au cinéma. Seulement je ne savais pas comment... La danse a été un tremplin et reste un lien.

Qu’est-ce qui vous a amenée à la danse ?

Je ne dirais pas le hasard mais c’est tout comme. Gamine, j’avais deux copines qui en faisaient. Cela m’a donné envie. Après j’ai eu une prof de danse adorable, qui s’appelle Corinne Garrault. Elle avait fait des stages dans la compagnie d’Alvin Ailey aux Etats-Unis. C’est par elle que j’ai découvert le modern-jazz américain. C’est ce qui m’a donné envie de continuer. J’ai participé à pas mal d’opéras, notamment “Le Barbier de Séville , mis en scène par Jérôme Savary, Carmen”, mis en scène par Henri Lazarini, “La Jalousie du Barbouillé” de Molière au Festival de Villaréal et “Le Concile d’amour” de Serge Sandor au Théâtre de la Tempête.

Vous avez récemment incarné le rôle de “Yasmina” dans “Cagoule", une pièce écrite et mise en scène par Hubert Koundé au Théâtre du Rond Point. Ce personnage vous ressemble-t-il ?

Yasmina est une jeune sénégalaise de confession musulmane qui va vivre une histoire d’amour avec un Martiniquais sur fond d’intolérance religieuse, dans une banlieue contemporaine. Elle me ressemble dans le sens où c’est un personnage éduqué en banlieue mais qui ne reflète pas du tout les clichés qu’on peut se faire de ce milieu. Elle fait des éludes, elle est cultivée, ce n’est pas un personnage sans intérêt. Moi, j’ai vécu à Bobigny, j’ai fait des études et après je me suis intéressée à plein de choses, dont la danse. Ce n’est ni meilleur ni pire d’habiter en banlieue. Le fait d’habiter en banlieue n’est pas forcément ce qui va déterminer votre avenir.

Qu’est-ce qui vous a déterminée, vous ?

Ce sont les rencontres que j’ai pu faire. Au lycée où j’ai eu la chance d’avoir des professeurs avec qui j’ai gardé le contact; les amis que j’ai pu avoir dans mon parcours de danse. Toutes ces rencontres m’ont donné envie de faire des choses, d’aller plus loin, de m’intéresser à l’histoire, à la politique, etc.

Y-a-t-il des personnes avec qui vous aimeriez travailler ?

Mon souhait c’est que “Cagoule” d’Hubert Koundé puisse être porté au grand écran. C’est en cours mais c’est très difficile  et j’espère qu’on y arrivera. Sinon, mon plus grand rêve c’est de rencontrer ou de travailler un jour avec Euzhan Palcy. J’admire également le travail de Emir Kusturica, Tony Gatlif et Raoul Peck. Il y a aussi de jeunes comédiennes comme Rachida Brakini et Loubna Abzdal qui sont assez intéressantes.

Pour ou contre le système de quotas dans le théâtre et le cinéma ?

Quand j’ai joué “Cagoule", la représentante d’une grosse agence est venue me dire qu’elle aadoré le spectacle, qu’elle m’a trouvée super. Malheureusement, cela s’est arrêté là. Parce que lorsque je suis allée à son rendez-vous, elle m’a dit: “Je veux bien vous prendre parce que vous avez beaucoup de talent mais compte tenu du marché je n’aurais rien de mieux à vous proposer que l’infirmière avec la blouse entrouverte qui parle avec un accent antillais ou africain.” C’est très frustrant de voir son talent reconnu par une grande agence et de réaliser qu’elle n’est pas en mesure de vous faire des propositions.

                                                                           Gnimdéwa Atakpama (05/05)

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