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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Marie-Yolande Elise

Marie-Yolande Elise


Présidente fondatrice de l’association "boule de Neige” (un club de personnes âgées du Morne-Rouge), Marie-Yolande Elise a exercé toute sa vie une carrière bien difficile. Outre le club des personnes âgées, elle a quelques activités au sein de sa paroisse.

Pouvez-vous nous retracer votre carrière ?


J’ai travaillé toute ma vie en milieu carcéral. La maison d’arrêt se trouvait alors au 118, rue Victor Sévère c’est à- dire là où se trouve maintenant le tout nouveau palais de Justice. La prison était alors surnommée "Le 118”.
Le travail était dur, surtout la nuit ! Il fallait avoir le coeur bien accroché, croyez-moi. Il fallait aussi avoir les nerfs à toute épreuve et savoir garder son sang froid.
En ce temps-là la surveillante était seule à son service la nuit. Il y avait des rondes à faire avec des mouchards qui notaient l’heure à laquelle vous étiez passée, donc pas question de s’endormir. Déjà, à cette époque, on trouvait des personnes qui préféraient la prison à la liberté puisqu’elles étaient sûres d’y trouver le gîte et le couvert!
La plupart des détenues y étaient pour infanticide. Mon mari, qui est décédé maintenant, exerçait la même profession que moi et nous nous soutenions mutuellement. C’était dur pour l’un comme pour l’autre.

Un souvenir particulier ?

Oui, et un bon en plus ! Il y a un enfant une petite fille, qui est née en prison. La maman m’a choisie comme marraine et a choisi le juge d’application des peines comme parrain.
Cette enfant a fait son chemin. Elle gagne sa vie. Elle ne vit pas à la Martinique et je ne crois pas quelle y soit jamais revenue depuis son départ.
Enfant, je la prenais avec moi lorsque j’étais de repos. Mes propres enfants en étaient tous ravis Cela leur faisait comme une petite soeur adoptive.

Vous êtes une catholique très engagée, n’est-ce pas ?

Oui ! D’ailleurs ma foi m’a été d’un grand secours durant ma carrière. J’arrivais au travail en priant et j’en repartais en priant.
Actuellement, je préside le "Club Boule de Neige" qui comporte une chorale paroissiale en son sein. Elle porte le nom très évocateur d’humilité de “Kon nou peu (comme nous pouvons).
Nous animons des messes à l’église. A part cela, le club lui-même organise des sorties, de l’aqua-gym à la piscine du Carbet.

Quelle est votre activité préférée au Club Boule de Neige ?

Tout ce qui est du domaine religieux. Nous partons en sorties au calvaire de Saint-Joseph ou aux pèlerinages annuels comme La Salette à Sainte-Anne ou ND de la Délivrande au Morne-Rouge.
Auparavant, la période du Carême était respectée mais maintenant on danse sans vergogne durant cette période sacrée.
Nous avons parfois essayé de participer au Carnaval. Evidemment, nous avons fait quelque chose de propre, sans chansons ni tenues indécentes. Et puis une bande de voyous est entrée dans le groupe et l’a transformé en une véritable bacchanale. Depuis, pas de carnaval à Boule de Neige.
 
                                                                                       Joël Sandot (04/05)

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