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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Elisabeth Rampy Ouellette

Elisabeth Rampy Ouellette

Elizabeth Rampy est née à Port-au-Prince en Haïti.  Après des études classiques, elle poursuit une formation en secrétariat  chez les soeurs de Sainte Anne et en sort diplômée en juin 1970. Elle quitte Port-au-Prince pour Montréal en 1971 où, dès son arrivée, elle travaille chez des courtiers en douanes : Mendelson Brother’s et la International Systcoms. Elle parfait ses connaissances en management et en crédit avec la Dun and Brad Street. Parallèlement elle acquiert une formation de céramiste et s’emploie à maîtriser diverses techniques d’artisanat. Elle crée sa propre entreprise d’artisanat et de céramique " la Remise Céraliz".

En 1986, elle retourne en Haïti et, dans un premier temps, continue sa carrière de céramiste, tout en enseignant le secrétariat à l’école du Christ-Roi, des soeurs de sainte Anne à Port-au-Prince.
En 1996, elle fonde la ERO Profesionnal Secretariat School tout en s’occupant de formation auprès de diverses entreprises : Master Card, C.M.P, Banque de Boston, Scotia Bank, Banque de l’Union pour lesquels elle organise de multiples séminaires : service à la clientèle, gestion du temps, management...
En 2004 elle publie son premier roman “Belle où l’histoire d’une vie” et débute une carrière d’écrivain.

Le mot "Amour" revient comme un leitmotiv dans votre ouvrage. Pensez-vous que le monde actuel pense totalement comme vous ?

Peut être que les gens n’utilisent pas souvent ce mot. J’ai réalisé à travers mes recherches que c’est la seule chose qui peut nous aider.
Comme le disait Martin Gray : “Pour que l‘amour enveloppe le monde, que partout il l’emporte sur la haine et qu ‘il soit pour chaque humain la loi de la vie”. A mon avis c’est une loi naturelle qui devrait nous régir.

Votre roman projette le lecteur dans Haïti en 2021, un véritable paradis sur terre. Ce qui laisse supposer votre foi dans le développement de ce pays. Utopie ou réalité ? Là encore transparaît votre amour pour Haïti.

J’y suis retournée en 1986, par amour de mon pays. Je suis allée offrir mes services dans la formation. Ce n’était pas facile. Heureusement mes études sur la croissance personnelle m’ont permis d’avoir des outils pour faire face aux difficultés rencontrées. D’après mes recherches, qui s’appuient aussi sur certaines statistiques, c’est en 2021 que Haïti sortira de l’ornière. Pour cela il faut avoir une pensée positive.

Comment les Haïtiens devraient ils participer à cette émergence annoncée ?

Quand on s’unira autour du pays, et qu’on lui donnera l’amour qu’il mérite sans tout attendre du gouvernement, alors le changement s’opèrera naturellement. Il a d’ailleurs commencé parce que les Haïtiens se sont mis ensemble en 2004.

Belle, l’un des personnages de votre roman, est dotée d’une force morale hors du commun. Comment réussit-elle à se forger une telle carapace, malgré un certain climat d’hostilité dans son environnement ?

Belle a suivi un entraînement à la méditation gamma, pratique matinale et quotidienne qui engendre le réflexe conditionné. Elle est faite d’efficacité, de compétence et de réussite.
Cette méditation permet d’améliorer notre santé, nos rapports avec les autres. Elle conjugue les puissances intelligentes de l’énergie divine universelle. Cette sorte de méditation permet à la pensée de faire abstraction de toute limite. C’est par ces exercices que Belle a pu se forger cette carapace. La méditation gamma a appris à Belle à se pardonner et pardonner à ceux qui lui ont fait du tort.

Peut-on dire que la foi en Dieu et l’amour ont joué un rôle important dans la vie de Belle ?

Oui, elle a beaucoup d’amour à donner. C’est ce qui motive son témoignage et sa volonté de vouloir partager ses expériences. Ses cours l’ont fondamentalement changée.
Vous écrivez par ailleurs dans ce roman à propos du personnage principal: " Elle puisait dans ses rêves une importante orientation et fit de ses heures de sommeil des moments d’extrême productivité.”
C’est une pratique de Belle. Elle puise beaucoup dans ses rêves et les exploite positivement, d’ailleurs le Dr Arthur Janov n’écrivait-il pas que " c’est dans notre histoire que réside notre vérité intérieure " ?

Belle fait partie d’une famille nombreuse, mais elle n’a eu qu’un enfant dans sa vie. N’est-ce pas frustrant pour elle ?

Belle a subi un traumatisme du au déchirement de la famille. Cela a-t-il créé une barrière psychologique ? C’est possible. A-t-elle voulu éviter inconsciemment ou consciemment le même déchirement dans sa propre famille?

Le pouvoir de la parole est-il vraiment efficace comment vous le faites dire dans ce roman ?

Oui, Nos grands-mères nous disaient souvent de ne pas parler inutilement. Je pense en effet qu’il y a certaines choses qu’il ne faut pas dire parce qu’elles sont négatives et méchantes.

Vous avez choisi de retourner en Haïti à une époque où ce n’était pas évident alors que vous aviez tout ce qu’il vous fallait au Canada. Aviez- vous mesuré les risques d’un tel retour ?

Ma première motivation, après la mort de ma mère, a été de vouloir être plus proche des membres de ma famille. J’ai profité de l’affection de deux d’entre eux, décédés quelques années après mon retour. J’ai accepté d’abandonner mon confort et de prendre le risque de retourner en Haïti. C’est tout de même mon pays, il ne faut pas l’oublier.

L’histoire de votre roman se déroule entre Haïti et Montréal. Et se rapproche de la vôtre, On peut dès lors se poser la question de savoir, si vous ne vous cachez pas derrière certains personnages de ce roman, pour livrer des messages ?

Ce n’est pas pour autant un ouvrage autobiographique. C’est certainement l’histoire d’une vie. Et puis d’ailleurs elle n’est pas finie, il y aura une suite.

Comment ce roman a-t-il été accueilli en Haïti où il est déjà sorti ?

Il a été très bien accueilli, de mon point de vue. Il y a eu beaucoup de monde à son lancement. Je n’ai pas encore tous les commentaires, mais ceux qui l’ont lu en disent du bien.

Quel message aux lectrices qui choisiraient de lire ce roman ?

“C’est un cri du coeur”, comme l’a affirmé Daniel Supplice. C’est le roman de l’espoir, de l’amitié, du pardon et de la détermination. Et c’est aussi un roman où l’on découvre comment donner de l’émerveillement à son âme.

                                                                                             Jacques Bilé

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