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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Viviane Rangon

Viviane Rangon

Chanteuse pointilleuse Viviane Rangon qui s’est fait connaître avec le fameux "Rekonsilyé” est de retour. On la croyait perdue, là-bas à New York où elle tente une nouvelle vie. Sans oublier la Martinique car, selon elle, “On peut enlever le Martiniquais de la Martinique mais on ne peut pas enlever la Martinique du Martiniquais.” Retour sur scène avec “That’s all Rangon”. Et tout Rangon, ce sont les Antilles.

Viviane, est-ce correct de parler de votre retour ?

Je chante depuis mon plus jeune âge, d’une façon instinctive. Cela n’est pas de l’ordre de l’envie mais du besoin, de la nécessité de chanter: c’est pour moi un mode d’expression afin de partager des sentiments par le biais de la musique. Je ne reviens pas, j’ai toujours été là même si j’ai été brisée, cassée.  Aujourd’hui je suis debout c’est toujours moi, habillée ou nue, c’est toujours mon âme qui parle.

Vous versez dans la spiritualité ?

C’est vrai ! Pour moi, tout art est un voyage spirituel. Il s’adresse à l’esprit. Le côté religieux en est l’autre dimension. Oui, la musique est base sacrée, sa poésie est sacrée donc la dimension spirituelle devient très importante dans la pratique de cet art. A chaque fois que je chante ou que je danse, cette expérience me transforme, rajoute quelque chose de positif, de bénéfique à ma personnalité, à mon être. Les arts classiques, contrairement aux formes d’art populaires, sont moins superficiels ils touchent l’âme de celui qui les présente, ainsi que celui qui les écoute ou les voit. C’est une trajectoire qui transforme, qui conduit à une expérience rapprochant plus d’une expérience mystique. Une part essentiellement spirituelle. Je suis chrétienne de par mon éducation. Mes affinités religieuses se traduisent essentiellement par une attirance envers tout message de paix et d’amour, ce qui regroupe beaucoup de religions et de croyances, et ma pratique consiste à agir pour le mieux dans cette voie.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Les aléas de la vie sont ma principale source d’inspiration. J’ai eu en effet des questions existentielles. J’ai voulu aborder désormais différemment mon métier, c’est-à-dire avec plus de tolérance et d’acceptation. Moi, en tant qu’artiste, je suis très contente de réussir, à travers mon art, à toucher les gens, à créer des attitudes et des sentiments positifs chez eux.

Et vous voilà à New York ?

J’aime bien voyager, partager mon art avec les gens d’autres pays. Ce genre de processus est, en quelque sorte, un parcours d’apprentissage pour moi aussi. En tant qu’artiste, avec chaque nouvelle expérience, j’apprends quelque chose.
Cela ne me laisse pas indifférente. Le rêve américain m’a frappée en 1979 et, â 18 ans, je suis partie au pays de l’oncle Sam. C’est là que j’ai situé ma voix. Il y avait aussi l’amour de la langue anglaise. J’inventais des mots. Je prenais l’accent. Je me suis inscrite dans un collège où mon père a payé mes études. J’ai travaillé à l’Institut américain de banque et le virus de la chanson m’a reprise.

A quel moment ?
Quand j’ai rencontré le producteur de “Rekonsilye" ce qui a marqué ma carrière solo.

Pouvez-vous expliquer en quoi a consisté votre formation de chanteuse ?

La musique est un domaine très vaste et profond. Un artiste met beaucoup d’années pour se former, pour comprendre la richesse de cet art, et à mon avis, on ne peut jamais le maîtriser entièrement — dans le vrai sens du mot — car il s’agit d’un vaste océan, dont on ne gagne que quelques petites gouttes. Tout cela a beaucoup d’importance pour la formation d’une artiste, à côté de l’entraînement qui, seul, ne peut guère être suffisant. Aux USA, j’ai découvert mes forces, mes faiblesses, mes challenges.

" That’s all Rangon " c’est quoi ?

C’est une compilation et, pour certains, des inédits. Certains sont connus au Canada où j’ai sorti un CD en 1996.

Quel est le quotidien d’une artiste telle que vous ?

Mon quotidien est très simple, mais j’ai souvent des journées très remplies. Entre mes répétitions et mes spectacles, je travaille aussi des projets dans le chant et la danse. Je tiens aussi à rester en contact avec quelques très bons amis qui comptent pour moi dans la vie.

Et vos racines dans tout cela ?

Question classique. Ma culture prédomine toujours. Je n’ai pas perdu mes racines. On les retrouve clairement dans le bi-bop, les mazurkas, le zouk. Vous savez, je me positionne comme un citoyen du monde. D’ailleurs, plus je grandis, plus mes racines refont surface, plus j’ai envie de retrouver mon patrimoine. Je vais vous dire: “On peut enlever le Martiniquais de la Martinique, mais pas la Martinique du Martiniquais "

Quel conseil pourriez-vous donner à une jeune fille ou un jeune garçon désireux d’entreprendre l’apprentissage de la musique ?

La plus grande qualité à avoir est de savoir se donner pleinement. Il faut que l’apprenant se dévoue à son art avec beaucoup de sincérité. L’autre qualité indispensable, c’est l’humilité envers l’art; il ne faut jamais oublier que l’on ne peut jamais être plus grand que l’art.
Je pousserais vivement les gens à apprendre la musique, qui a le pouvoir de toucher, de transformer l’esprit. La connaissance du chant, où d’un instrument, par exemple, vous éloigne non seulement de la routine et la monotonie quotidiennes, mais rajoute une dimension tout autre à la personnalité, une certaine perspective esthétique, une vision plus tolérante et raffinée des choses...

Quels sont vos projets et vos ambitions professionnelles pour les années à venir ?

J’espère continuer à faire des spectacles comme toujours, voyager plus et présenter le chant dans plusieurs pays. En même temps, je souhaite réaliser quelques projets spéciaux que j’avais gardés de côté, faute de temps... Je souhaite enregistrer d’autres albums sur des thèmes différents. Très bientôt...

À quel public s’adressent vos chansons  ?

Je suis née dans la musique antillaise et africaine, mais je chante de la soul, du gospel, du jazz. J’écoute aussi bien de la musique classique, du rap, de la salsa, que du rock.

                                                                               Jean-Jacques Seymour

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