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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Eveline Pierre

Eveline Pierre

Un an après la chute du régime "Lavalas”, Haïti, la première république noire de l’Histoire semble — pour reprendre le mot du psychologue haïtien Georges Bossous — "payer pour un crime qu’elle n’a pas commis”. Nombreux sont ceux qui désespèrent aujourd’hui du cas haïtien.
Ce n’est pas le cas d’Eveline Pierre, la trentaine, qui a vu le jour en Floride. Licenciée en Histoire latino-américaine et forte d’une maîtrise en Sciences politiques de l’université d’Harvard, notre jeune Haïtienne, fière de ses origines, a décidé de mettre sur pied, il y a un an, le Haïtian  Heritage Museum pour faire connaître les valeurs extraordinaires de son île.

Gardez-vous le contact avec vos parents et amis d’Haïti et visitez-vous souvent ce pays  ?

Oui, histoire de maintenir intact le tissu familial. Nous communiquons par téléphone et naturellement via internet. Je vais à Haïti au moins une fois tous les deux ans. Malgré la misère qui se lit sur les visages, on ressent la fraternité qui émane du coeur de chacun.

Qu’est-ce qui vous a poussée à fonder le “Haitian Heritage Museum” ?

L’année dernière, de retour en Floride après une dizaine d’années d’absence, au moment de la célébration du Bicentenaire de l’Indépendance haïtienne, j’ai réalisé qu’ici, en Floride, où réside une forte population haïtienne, il n’existait rien de concret pour mettre en évidence la culture et le passé ô combien glorieux de cette Nation. C’est ainsi que j’ai pensé à fonder un musée pour faire revivre la mémoire de ce peuple exceptionnel. Car je demeure convaincue que si le jeune Haïtien qui a vu le jour en Amérique savait, par exemple, que ses compatriotes avaient vaillamment lutté à côté des troupes américaines à Savannah pour l’indépendance des Etats-Unis, s’il était au courant que le fondateur de la ville de Chicago est un Haïtien du nom de Jean-Baptiste Point du Sable, s’il savait que ses grands-parents se trouvaient et jouaient eux aussi au “Congo Square” pour donner naissance au jazz’, c’est certain qu’il retrouverait sa fierté galvaudée depuis trop longtemps.

Qu’est-ce qui vous rend si fière de vos origines haïtiennes  ?

Haïti a connu des hommes extraordinaires. Aimé Césaire, le grand poète martiniquais, prix
Toussaint Louverture de l’UNESCO en décembre 2004, n’hésite pas à affirmer que “la négritude s’était mise debout pour la première fois en Haïti “. Que dire de Jean-Price Mars, l’auteur de " Ainsi parla l’Oncle” salué par Léopold Sedar Senghor comme le pionnier de la négritude ! Que dire de la musique et de la poésie haïtiennes ! On doit être fier d’être du pays qui a vu naître Occide Jeanty, François Guignard, Guy Durosier, Lumane Casimir, René Depestre, Antinor Firmin, Lion Laleau, etc…

 Aimez-vous la musique haïtienne ?  

J’adore la musique haïtienne. Haïti a connu de grands orchestres qui se sont distingués sur la scène internationale. Les plus âgés nous parlent souvent du Jazz des Jeunes, de l’orchestre Issa El Saieh, de Joe Trouillot, de Raoul Guillaume, de Feux Guignard, de Lina Mathon Blanchet, de Ernest Lamy. Aujourd’hui, je me retrouve dans les textes de Beethova Obas et d’Emeline Michel, des talents de belle facture !

Suivez-vous de près la situation socio-politique d’Haïti ?

Quotidiennement et religieusement ! On ne peut s’empêcher de pleurer parfois face au drame qui frappe un si beau pays. Mais je suis sûre qu’Haïti s’en sortira. Car pour parler comme la chanteuse Toto Bissainthe : “Haïti cé manman liberté / même si lé tombé jodi, lap levé demain” (Haïti, c’est la mère de la liberté ; même si elle fait face à des problèmes aujourd’hui, elle va se relever demain’)

Avez-vous un héros haïtien que vous aimez particulièrement ?

J’aime tous les vrais héros haïtiens, avec leur force et avec leur faiblesse. J’admire le courage de Dessalines, la sagacité de Toussaint Louverture, la bravoure de François Capois, la vision d’Henri Christophe. Cependant, pardonnez ma franchise, j’ai un faible pour trois héroïnes haïtiennes : Défilé, cette folle qui avait ramassé les restes de Dessalines, Claire Heureuse, la femme de Dessalines, et, avant elles, la Reine Anacaona, symbole de beauté, de courage et de détermination.

Recevez-vous de l’aide de vote communauté ?

Nous recevons de aide de la communauté haïtienne et de communautés étrangères. Nous entreprenons des démarches considérables pour faire de ce musée un succès. Dès l’année prochaine, nous ferons un véritable périple à la recherche de fonds et d’objets de valeur pouvant contribuer au rehaussement de ce musée. Mais la plus précieuse aide me vient des membres de notre direction, spécialement de M. Serge Rodrigue, notre vice-président.

Quels sont vos passe-temps préférés ?

A part aller au cinéma et faire de la musique, j’adore le jogging et le vélo. J’aime beaucoup lire car le secret d’une bonne formation ne se trouve que dans la lecture. J’aime aussi cuisiner de bons plats créoles.

Avez-vous un souhait pour l’avenir ?

Je demande à tous les Haïtiens et à tous les amis d’Haïti de nous aider à accomplir ce travail gigantesque. Mettre sur pied un musée n’est pas une mince affaire. Nous comptons sur la participation et la générosité de tous.

                                                                                             Louis St-Jean

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