Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Lundi 11 Decembre
Saint Daniel
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Maggy Dorville

Maggy Dorville

Maggy Dorville, la quarantaine bien portée, se met au service du Parc national de la Guadeloupe. Elle débute ses études à Pointe-à-Pitre par une maîtrise en économie avant de rejoindre l’université de Bordeaux pour préparer un DESS en aménagement du territoire et développement local. Durant ce temps, la forêt guadeloupéenne est dévastée par le terrible cyclone Hugo. Diplôme en poche, sa carrière forestière se concrétise dès son retour. C’est son destin.

Quels été votre premier poste  ?

Apres mes études à Bordeaux, dès mon retour en Guadeloupe, j’ai été embauchée dans le cas du Plan de relance du tourisme vert. Au départ, j’occupais un poste de responsable au Relais des gîtes de France de la Guadeloupe. J’ai tenu ce poste pendant deux ans. Ma mission était d’inciter les marins-pêcheurs et les agriculteurs à diversifier et à compléter leurs activités par des activités touristiques. Une politique qui visait plus particulièrement les territoires ruraux, notamment de Marie-Galante. Par la suite, et pendant huit ans, j’ai travaillé à la mission locale. C’est un institut d’insertion qui s’occupe de la problématique des jeunes de 16 à 25 ans. J’ai occupé trois postes différents : correspondante, animatrice, formatrice puis j’ai été nommée chargée de développement.

Quel est votre rôle en tant qu’agent de développement ?

Je suis rentrée dans un autre niveau d’expertise. Ici, nous sommes situés dans une zone autour du parc national. Il faut prendre en compte toutes les dimensions — sociale, économique, environnementale — de ce lieu. Aujourd’hui, j’ai développé de nouvelles compétences en termes de management de gestion administrative et de gestion financière des dossiers, d’animation de groupe et d’expertise financière.

Aujourd’hui, où en êtes-vous avec le programme “Leader plus” ?

Depuis 2002, nous avons lancé un projet pour le territoire des quatre communes de la Côte-sous- le-Vent — Vieux-Habitants, Bouillante, Pointe- Noire et Deshaies—qui a pour nom de code “Leader plus”.Ce programme concerne la valorisation des patrimoines naturels et culturels. Après avoir bien pris connaissance des dossiers et fait les diagnostics nécessaires, nous avons mis en place quatre grandes mesures que nous avons soumises aux communes et aux différents acteurs de notre plan de développement. Maintenant, nous travaillons en réseau avec un mariage territorial avec des agents communaux, des élus, des socio-professionnels. Il nous faut trouver une dynamique autour d’activités qui existent déjà ou qu’il faut améliorer. Actuellement, nous menons dans la discrétion un travail d’information, et surtout un travail de montage des projets intéressants que nous avons repérés, et que nous essayons de contractualiser. Pour mener à bien ce projet, je gère une enveloppe financière de 2,2 millions d’euros.

Comment gérez vous votre temps ?

Je suis mère de famille, c’est un peu difficile, je travaille du lundi au vendredi. Souvent, pour visiter les exploitations, cela me prend, selon la topographie des lieux, la journée et il m’arrive très souvent de travailler en fin de semaine, car il faut observer le milieu en fonction des événements. Il m’est difficile de prendre mes congés, mais c’est passionnant. Chaque fois que je monte un projet ou que je participe à sa création, je considère que c’est mon bébé.

Est ce que vous rencontrez des difficultés sur le terrain ?

Aujourd’hui, j’ai pu faire mon trou dans cet environnement très masculin. Je travaille avec tout le monde. Je suis présente et j’apporte des conseils à tous les niveaux. Comme je montre beaucoup d’intérêt au travail de chacun, petit à petit, je me fais respecter.

Comment menez-vous votre vie de femme ?

D’abord je me considère comme une Guadeloupéenne, une Caribéenne. Ma grand-mère est d’origine amérindienne. Je me sens à l’aise en Guadeloupe. La vision des choses par la femme est beaucoup plus subtile elle voit, elle anticipe. Dans la vie, les hommes ont un autre regard. Il faut créer des consensus autour des choses.
Etiez-vous prédestinée à ce métier ?

Peut-être... Ce métier est à la fois administratif et technique, donc je ne suis pas figée. Je dirais que j’ai de la chance de pouvoir faire un métier qui corresponde à mes études. Je suis contente, mais ça demande de l’auto-formation et aussi d’être à l’écoute des autodidactes qui sont sur le terrain et qui peuvent vous apporter beaucoup. Je suis contente d’avoir trouvé ma voie.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait faire ce métier ?

Dès que je peux, j’encourage, je donne de l’information, parce que j’ai trouvé des gens pour m’aider à mes débuts. Je me tiens disponible pour les conseiller.

Comment organisez-vous votre vie ?

J’amène du travail à la maison. Souvent, je conceptualise des projets chez moi, entre trois et six heures du matin. Il m’arrive de m’arranger avec mes proches pour faire garder mon fils. En ce moment, j’aspire à profiter un peu plus de ma vie de famille.
Mais je n’ai pas encore la solution. On se donne beaucoup dans ce métier où il faut de la créativité et être en osmose avec ce qu’on fait. D’ici fin 2005, je pourrais aussi faire un peu de sport.

Quels regard portez-vous sur la Guadeloupe d’aujourd’hui ?

Il y a des moments où je suis optimiste mais je préfère dire qu’on est à un carrefour. On pourrait prendre la bonne voie mais il y a encore trop de conflits, trop de questions sans réponses, beaucoup trop de frustrations tant au niveau de ceux qui entreprennent que de ceux qui travaillent. Il faudrait qu’on se décide sur le chemin à prendre. En Guadeloupe, il faut qu’on apprenne à s’aimer et, pour cela, aimer notre pays et vouloir le développer. Nous devons dire ce que nous ferons pour nos enfants et nos petits-enfants. Aujourd’hui, je ne comprends pas que les parents n’arrivent plus à pousser leurs enfants à s’investir pour cette société pour demain…

                                                                                           Alfred Jocksan


Retour


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.sw4torop.net