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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Mallory

Mallory

"Mallory" — c’est son nom de scène
— n’est pas, nous précise-t-elle, une chanteuse professionnelle, mais cela fait quand même bien une quinzaine d’années quelle se produit sur scène, que sa voix chaude accroche, plaît et est applaudie, ici ou là.

“Mallory” joue dans la cour des grands depuis, déjà, un long moment: son premier album solo "Modestement", sorti en 2002, avait été bien accueilli... Alors, pourquoi ne pas sortir, bientôt, un deuxième album solo, mais, cette fois, avec un registre différent, couleur biguine- jazz ? Des rythmes de notre musique traditionnelle sur des notes de jazz...
Native du Taureau, née à Angoulême il y a trente ans, Mallory est l’aînée d'une famille de deux filles. A 8 ans, ses parents, martiniquais, décident de retourner au pays, qu’elle n’a plus quitté depuis. Rencontre avec une femme cultivée, agent immobilier de profession et mère de famille doublement comblée…

Depuis quand chantez-vous ?

En fait, cela remonte aux " années Lycée”... Je devais avoir 16 ans lorsque je me suis lancée dans la chanson, tout d’abord timidement, bien sûr. J’y ai rapidement pris goût.
Avec les copains, nous avons monté des petits groupes et avons réalisé des "boeufs” qui ont très bien marché. Nous étions encouragés à poursuivre dans cette voie.
Je me souviens, notamment, de Fred Jean- Baptiste avec qui j’avais créé le groupe “Doussin” et au sein duquel figuraient, déjà, de futurs artistes de renom, tels Emile Naroyanin, Jean-Marie Ragald, Eddy Clarion... Je devais avoir entre 18 et 19 ans.
Mais, le déclic, le vrai, s’est produit en 1993, lorsque j’ai participé au Concours annuel “Espoirs” de J.M. Harrnony et que je me suis retrouvée parmi les dix finalistes ! Le lauréat en était Emile Naroyanin, mon “vieux” copain. Le règlement de ce concours stipulait la réalisation d’un album pour le lauréat et d’un autre pour les autres finalistes un titre par candidat. C’est ainsi que j’ai connu ma première expérience discographique, mon premier travail en studio d’enregistrement, avec Jean-Luc Guanel et Philippe Joseph, qui a composé le titre “ Fè chiminw “que j’ai interprété sur l’album Crocodile vol. 2 de JM. Harmony.
Les portes du milieu musical se sont alors plus facilement ouvertes devant moi et j’ai pu pour suivre mon épopée musicale en “live’ avec le groupe “Rock it”, en compagnie de Marc Elmira à la basse, Didier Davidas, Montanez, Monique Osenat…
Dans le même temps, je faisais mes premières armes musicales en qualité de choriste sur les albums de J.M. Harmony, avec Olivier Jean Alphonse,  Jean-Louis Morville, Murielle Rinto (la s½ur de Pipo Gertrude). J’avais alors entre 20 et 21 ans. En 2003, j’ai eu le plaisir de participer au traditionnel “Chant des Sirènes” qu’organise annuellement le talentueux Eric Virgal. C’est vers cette époque que j’ai constaté que le “live” me réussissait mieux que les séances en studio d’enregistrement.
J’ai quand-même chanté en “live” pendant une bonne dizaine d’années, avec des groupes comme “Tempo Live” ou “3,4"…
J’ai aussi beaucoup joué dans les cabarets-bars et dans le secteur hôtelier, que ce soit en trio ou en quartet. J’ai également flirté avec le jazz au cours de ces cinq dernières années, après avoir suivi les cours du professeur américain bien connu, Willy Jones, dont j’ai tiré le plus grand bénéfice. Mon premier album solo “Modestement...”, comportant huit titres, est sorti en juin 2002 : au nombre des auteurs-compositeurs, dont je fais partie, on trouve des artistes de talent bien connus tels Fric Virgal, Jeannick Voyer, Christian Louiset… Je pense que nous avons réalisé un très bon travail sous la baguette du “maestro” Jean-Luc Guanel.
Au fait, Mallory, pourquoi ce titre “Modestement " ?
Tout simplement par humilité de ma part, parce que cela résume bien ma personnalité et puis aussi du fait que je m’appelle Malory — avec un seul L — Modeste !

Avez-vous des projets ?

Disons que je travaille actuellement è la réalisation prochaine d’un second album solo dont le registre sera nouveau, avec une autre couleur que j’ai mûrement choisie, où se mêleront notre musique traditionnelle et le jazz. Je suis très imprégnée de jazz et j’ai, d’autre part, admiration et respect pour notre patrimoine musical : alors, pourquoi ne pas chercher un mariage équilibré entre ces deux musiques ? Je veux espérer que mon nouveau “bébé” saura satisfaire les goûts du public et c’est tout le mal que je me souhaite ! Enfin, j’ajoute que je voudrais bien que cet album voie le jour avant l’été 2005.

Parlez-nous, voulez-vous, de votre côté femme, de votre caractère ?

Je suis quelqu’un de très conciliant, de très peu bruyant. Je pense que je tolère énormément de choses, voire mêmes des très graves... Mais, dans le même temps, je peux aussi m’enflammer pour des petits riens. Allez comprendre…
C’est peut-être cela qu’on appelle un caractère de cochon ?
J’ai, en tous les cas, horreur de l’hypocrisie et de l’injustice. Je tiens énormément à ma dignité à mon autonomie. Je n’admets pas que l’on m’impose quoi que ce soit, sinon je peux devenir une véritable rebelle. D’ailleurs je crois que, de manière permanente, je fais preuve de rébellion toujours à prendre le contre-pied, d’aller à contre-courant de la voie que je pense m’être imposée...
Il faut croire, toutefois, que tout cela n’est pas bien méchant, en fin de compte, si j’en juge par le grand nombre d’amis que j’ai autour de moi et qui ne cessent de m’accorder leur soutier ce dont, en passant, je les remercie grandement.

Quel est le pire moment que vous ayez vécu qui soit associé à la musique ?

C’était à l’aube de ma carrière musicale, à l’heure de ma première prestation sur scène, juste après la finale du concours ‘Espoirs” de JM. Harmony. Ce soir-là, je devais chanter au Daly (ex Bitaco). Le talon de ma chaussure s’est cassé, j’ai glissé et me suis étalée sur les planches… La honte, quoi...

Un souhait pour l’avenir ?

J’aimerais que les artistes et producteurs de la Caraïbe, qu’ils soient de Martinique, de Guadeloupe ou d’ailleurs, créent des relations plus harmonieuses entre eux. Qu’ils cessent certaines attitudes égoïstes et hautaines, arrêtent ces jalousies stupides. Bref, il est grand temps que nous soyons tous solidement uni d’autant que les “autres” ont les yeux fixés sur nous et nous jugent sans complaisance !
Battons-nous pour une Caraïbe  plus belle, plus forte, pour une musique plus riche, plus séduisante!

                                                                                Christian-Alain Modeste

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