Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Vendredi 28 Avril
Sainte Valérie
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Lise Lowensky

Lise Lowensky

Auteure de nombreux livres destinés aux tout-petits, Lise Lowensky n’a pourtant pu en éditer que cinq. Fonctionnaire de la DIREN, elle se dit passionnée par l’écriture de littérature enfantine. C’est pour elle une façon de transmettre sa passion pour son pays.

Lise, un petit passage en revue de vos oeuvres.

Ce sont en général des contes en ce sens qu’ils comportent une moralité. J’ai commencé par Yin Yin le moustique. D’abord le mot "yenyen” est le nom vernaculaire d’un moucheron qui émet un petit ronflement en permanence. "Yin Yin” est donc une onomatopée reproduisant ce bruit. A la différence du moustique, appelé aussi "maringouin", le yen yen ne pique pas. L’histoire a pour objet d’apprendre aux enfants à ne pas être fanfaron.
Puis j’ai écrit “Anatole le chapeau Bakoua”. C’est l’histoire d’un chapeau bien de chez nous sur un marché, qui espère être repéré et donc acheté par un client. Le bakoua est une fibre végétale tressée pour réaliser ces chapeaux de paille.
Puis il y a "Nina l’igname jaune”, qui est un conte de Noël puisque la tradition en fait le légume privilégié de cette fête.  Il s’accompagne alors d’une fricassée de porc.
Il y a aussi "Touine Tototte" l’histoire d’une grenouille. Celle-ci se passe au temps où il existait encore chez nous de petites épiceries de quartier que l’on appelle "boutique” à la Martinique et "lolo" en Guadeloupe, où les enfants allaient faire les commissions pour les parents. Cet aspect des choses tend à disparaître  avec le règne des supermarchés et autres grandes surfaces. J’en ai écrit bien d’autres non édités.

A quelle tranche d’âge se destinent-ils ?

La plupart de mes livres peuvent être lus aux bébés mais ensuite les enfants pourront les lire jusqu’à 7 à 8 ans à peu près. S’ils sont si abondamment illustrés, c’est justement pour pouvoir être attrayants.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Au départ, j’avais écrit une petite histoire pour ma fille qui entrait au CP donc qui apprenait à lire. Cela m’a donné envie d’écrire mais, paradoxalement, c’est le seul livre que j’ai choisi de ne pas éditer ! Pourtant, c’est lui qui m’a prouvé que j’étais capable de faire de l’écriture de contes pour enfants tout au moins — un loisir, une activité en direction des autres.

Comment en assurez-vous la diffusion ?

En général, je les vends moi même. Il est possible pour s’en procurer de me contacter à mon adresse. Seule la librairie "Tom ti pito”, à l’aéroport du Lamentin, joue le jeu sérieusement. C’est le seul endroit où j’en ai déposés, d’ailleurs. Ne dit-on pas : “On n’est jamais mieux servi que par soi-même.”

Ecrivez-vous uniquement pour les petits Martiniquais ?

Pas du tout ! Bien au contraire, j’ai à coeur de montrer la Martinique à d’autres petits enfants, j’ai envie de parler aux enfants du monde entier. D’ailleurs, je mets toujours un glossaire à la fin de mes ouvrages pour que les enfants, parents ou enseignants puissent mieux comprendre l’histoire. Ce n’est pas toujours évident de savoir ce qu’est une igname ou un coutelas, par exemple, pour des personnes vivant ailleurs qu’à la Martinique.

Ils sont tirés à combien d’exemplaires ?

Ce sont de petits tirages, que je réédite au fur et à mesure. La première fois, j’en ai tiré tout juste une cinquantaine mais lorsque j’ai vu qu’ils se vendaient bien, j‘en ai sorti mille. En général, je les fais sortir par deux.

D’autres  histoires en projet ?

Ce serait dommage de s’arrêter  en si bon chemin. II y a effectivement d’autres ouvrages en préparation. Cependant, cueille-t on un fruit vert ? Mes ouvrages sont comme les fruits du jardin, il faut sans cesse bêcher, retourner la terre, regarder pousser l’arbuste puis l’arbre pour voir apparaître les premières fleurs. En ce moment ce n’est pas encore le moment de la récolte. J’en parlerai en temps utile !
 
Quel plaisir cela vous apporte-t-il ?
 
Déjà, le fait de savoir que je fais plaisir aux enfants est un grand plaisir pour moi. “Le vrai bonheur, disait Baden Powell, le fondateur du scoutisme, c’est de le donner aux autres”. Si je fais quelque chose qui ne procure du plaisir qu’à moi-même, je m’en lasserai vite. C’est vrai que quand j’écris, je revis puisque je fais appel à des souvenirs, mais si les enfants rient en lisant mes histoires, c’est que j’aurai gagné mon pari.

                                                                                                 Joël Sandot

Retour




Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.torop.net