Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Jeudi 21 Septembre
Saint Matthieu
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Claire Reinette

Claire Reinette

Dès l’âge de 16 ans, Claire Reinette a commencé à pratiquer l’escrime. Elle est aujourd’hui présidente de la ligue d’escrime de la Martinique et secrétaire de la "Salle d’Armes Durandal"

Votre parcours personnel ?

Je suis comptable de profession. Pendant longtemps, j’ai tenu le magasin de chaussures familial hérité de mon père, Georges Reinette. Diriger une petite entreprise familiale, cela demande beaucoup d’attention et met parfois les nerfs à rude épreuve ! C’est là que je me suis rendu compte de l’intérêt de pratiquer l’escrime. Celle maîtrise de soi, cette sérénité que ce sport vous apporte m’a souvent été secourable !
Devant un coup bas, un coup dur voire même un coup fourré, je n’écoute pas ma propre nature mais j’applique les principes bien connus de l’escrime: attaque, parade, riposte. Si je ne pratiquais pas ce sport, je serais tentée de réagir de manière impulsive.

Votre parcours en tant qu’escrimeuse ?


Lorsque j’étais adolescente, mon père tenait à ce que je pratique un sport. Il m’a donné le choix entre le judo et l’escrime. Ces deux disciplines avaient toute sa faveur !
Il se trouve que j’avais une très grande admiration pour un garçon. Il était grand et beau, il me faisait rêver nuit et jour et, pour couronner le tout.., il pratiquait l’escrime.
Il aurait fallu qu’un judoka soit vraiment très séduisant pour que cet art martial dont je ne nie pas l’intérêt, devienne le sport élu de mon c½ur ! A 16 ans je n’allais tout de même pas cracher sur une telle aubaine. J’ai couru à toute vitesse pour aller m’inscrire dans le même club que le Don Juan qui occupait mon c½ur. Et parce qu’il me fascinait, j’ai retenu ce sport et… mon père n’y a vu que du feu.
J’y ai pris goût et je l’apprécie encore.
J’ai même passé l’examen pour être monitrice de sabre et d’épée.
Entre 1996 et 2001, j’ai été présidente de la ligue puis, en décembre 2003, j’ai été à nouveau élue par mes pairs.

Quelles disciplines pratiquez-vous ?

Le sabre tout d’abord. Et là, je dois rendre hommage à mon moniteur, mon initiateur, M. Jean- Vincent Lauhon. Il maniait le sabre avec une telle dextérité, une telle grâce que j’ai voulu lui ressembler. C’est ainsi que j’ai fait partie de la toute première promotion de femmes à pratiquer le sabre.

Que vous apporte ce sport ?

Il est incontestable que l’escrime apporte une sacrée maîtrise de soi ! Cela agit considérablement sur le mental.
Les plus grands observateurs ne cessent de le dire : l’escrime pourrait même être un remède aux graves problèmes de société qui se posent aujourd’hui. Je fais allusion à l’incivilité, l’insécurité, la montée de la violence, etc.
La Martinique a la chance de compter actuellement plus de 450 licenciés.
Toutefois, je regrette le manque d’équipements. Nous ne demandons pas une salle exclusivement réservée à l’escrime, mais au moins des pistes escamotables pour que le lieu serve à d’autres activités. Cela permettrait de faire encore évoluer ce sport et motiverait nos jeunes. Ils pourraient alors s’entraîner dans des conditions de championnat de haut niveau.

Voulez-vous dire que l’escrime est le parent pauvre du sport ?

Pas du tout ! Je crois que les autorités reconnaissent ce sport puisque la ligue et le Conseil général ont signé une convention pour que l’escrime soit enseignée dans plusieurs collèges. D’autre part, le Conseil régional et le Conseil général nous aident tous deux pour les déplacements, l’achat et le renouvellement du matériel. Cependant, il faudrait augmenter cette aide ! Le matériel est utilisé en permanence, les enfants grandissent et il faudrait prévoir un renouvellement plus régulier. Il nous faudrait surtout une salle adaptée aux compétitions de haut niveau. Techniquement, il est possible d’envisager une structure légère, modulable et démontable qui puisse servir à d’autres sports. C’est techniquement possible.

Un souvenir vous a marquée ?

Il y a quelques années, l’un des plus beaux fleurons de la marine nationale, la  "Jeanne d’Arc" est venu mouiller dans nos eaux comme il fait régulièrement. Figurez-vous que nos jeunes escrimeurs ont eu l’honneur de “croiser le fer" avec ses marins. Ce grand moment d’émotion a laissé un souvenir inoubliable dans le coeur nos jeunes Martiniquais qui ont la joie de s’adonner à ce sport. Lorsque, en tant que responsable de club, nous gardons en mémoire cette joie, cette fascination, je me dis qu’il y a quand même des efforts à faire pour pouvoir permettre à un plus grand nombre de connaître ces joies.

                                                                                                 Joël Sandot

Retour


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.sw4torop.net