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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Léone Marimoutou

Coutumier des arbres de Noël, des rites des mères et des pères et des activités sociales en tout genre, le Comité d’action sociale de la préfecture et de la sous-préfecture de Guyane a passé la vitesse supérieure à la fin de l’année dernière. Les membres ont organisé une descente de différents sauts non loin de la commune de Regina. Une aventure inoubliable. Léone Marimoutou présidente du Comité d’action sociale de la Préfecture de la Guyane, a suivi les épreuves pas à pas.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’entreprendre cette activité ?

Après avoir participé à une course de pirogues traditionnelle en juin 2004, l’idée a germé dans la tête de certains de nos collègues. C’est ainsi que nous avons décidé de partir à l’aventure dans la forêt guyanaise. Les agents de la préfecture, du centre pénitencier, de I’Etat-major de Guyane... ont appris à consolider des liens entre eux. Un seul d’entre eux, Christophe, avait déjà fait du kayak. Pendant cette aventure, nous avons appris à mieux connaître les personnes avec qui nous travaillons et que nous croisons sans avoir le temps de vraiment communiquer.

Une fois la décision prise, comment avez-vous organisé le reste ?

Il a tout d’abord fallu à nos deux piroguiers charger les cinq kayaks biplaces sur leur pirogue de 12 m au départ de Regina, ce qui ne fut pas tâche facile... Un jour et demi pour remonter l’Aprouague jusqu’au “Grand Kanori”, soit le plus haut saut de Guyane: 19 m de dénivelée.
Puis nous avons descendu le fleuve sur 150 km en autonomie complète. Notre périple de quatre jours et demi restera inoubliable, chargé en émotions lors des passages des différents sauts, de nos rencontres insolites, de nos bivouacs — moments privilégiés pour échanger nos impressions, les images et moments forts de la journée... — et par-dessus tout la cohésion d’un groupe d’amateurs dont les membres ne se connaissaient pas.

Comment avez-vous réussi à mobiliser les autres collègues pour réaliser cette aventure ?

En les informant sur le but de l’expédition : découverte et plaisir d’évoluer dans cette merveilleuse nature guyanaise. Il n’était pas question de performance physique : de plus, le type d’embarcation, très fiable, était très rassurant.
Combien de temps vous a-t-il fallu pour mettre cette opération sur pied?
Plus de trois mois pour constituer l’équipe, réserver les kayaks, chercher un piroguier: cette dernière opération a été la plus délicate.
Au niveau de la Préfecture, nous avons sollicité le prêt d’un véhicule pour transporter de Cayenne à Regina les cinq kayaks qui faisaient tout de même 4m de long ! Plusieurs collègues nous ont très gentiment conduits. En ce qui concerne la location des kayaks, le CAS de la Préfecture est à l’origine du financement : le projet a séduit sa présidente, qui n’est autre que Léone Marimoutou.
Nous n’avions à payer que le piroguier, et la nourriture, bien entendu. Avec Philippe, nous avons voulu, plusieurs semaines avant le départ, tester notre résistance physique et la maniabilité des kayaks, en reliant l’Auberge des orpailleurs (RN2) sur l’Orapu, puis l’Oyak jusqu’au pont de Roura (deux jours). Ainsi, nous avons pu prévoir l’équipement nécessaire et savoir combien d’heures nous étions capables de pagayer par jour.

Quel était le programme de ces quelques jours ?

Passages de sauts, baignades à proximité des énormes rochers au milieu du fleuve, pêche — sans succès : nous sommes de très mauvais pêcheurs — préparation du bivouac, pauses “casse croûte”, échanges conviviaux de nos impressions le soir...

Comment était le parcours ?

Plutôt accidenté les deux premiers jours : en partant du saut “Grand Kanori”, nous avons dû franchir les sauts “Petit Kanori”, puis “Grand Machicou” et “Petit Machicou” : grosses sensations garanties ! Les deux jours suivants ont été plus calmes avec, toutefois, quelques petits sauts de moindre importance. Dans l’ensemble, un parcours très diversifié et jamais monotone.

Pouvez-vous nous parler du saut "Grand Kanori". Qu’est-ce qu’il y a de beau là-bas et où se trouve t-il exactement ?

Il s’agit du saut le plus haut de Guyane avec une dénivelée de 19 m : il se situe en amont du fleuve Aprouague, à 150 km de Regina. L’endroit est vraiment magique : nous avons dormi au pied du  saut où l’eau est calme dans un carbet appartenant au camp Cisame. Il est constitué d’une série de cascades de toute beauté. Nous serions bien restés une nuit de plus, mais il fallait suivre notre périple...

Pourquoi avoir choisi ce plan d’eau par rapport aux autres ?

Concernant l’Aprouague, c’est justement pour sa diversité : les sauts, les “portions” douces et calmes où le ciel et la forêt se reflètent dans l’eau. Pour le “Grand Kanori”, c’est tout simplement le fait que c’est le saut le plus haut de Guyane qui nous a fait rêver. Et la réalité était plus belle encore que le rêve...
Quelles sensations avez-vous eues au cours de cette descente?
Quelques frayeurs lors des passages des sauts, un relâchement total, physique et mental, le bonheur de contempler la nature et de goûter au calme ponctué par les chants d’oiseaux, le cri des singes hurleurs, la musique de l’eau : en d’autres termes, tous nos sens étaient en éveil…

Comment était l’ambiance dans le groupe ?

Il y avait une très grande solidarité la journée et, pour la mise en place des bivouacs, nous nous sommes très bien entendus, malgré nos différences —d’âge, d’origines — Les batailles d’eau étaient sympas : ça permettait d’oublier la fatigue. On s’est bien marrés !

Quelle est la distance parcourue et à quelle vitesse avez-vous effectué le trajet ?

150 km en tout à raison de6 à 7h par jour. Une moyenne de 30 à 40km par jour.

Pourquoi avez-vous choisi le kayak biplaces C’est plus facile pour franchir les sauts ?

Plus stables en effet. Le fait d’être à deux sur ce type d’embarcation permet de corriger les erreurs de trajectoire et de mieux gérer la fatigue.

Avez-vous effectué des rencontres bizarres ou insolites au cours de cette descente ?
La rencontre la plus insolite fut avec "Papa Taki”, un très gentil monsieur de 97 ans qui vit en ermite à 40 minutes de pirogue du saut Grand Machicou, au bord du fleuve. Il construit des pirogues traditionnelles de taille impressionnante 14 m et plus, sans autre but que le plaisir de les faire. Ça force le respect ! Sinon, une petite loutre a pointé son nez hors de l’eau avant de disparaître et un petit serpent corail a traversé le fleuve devant nous.

Quelle image garderez-vous de ce périple ?

Il y a trop d’images inoubliables : au petit matin, la brume rendait magnifique le paysage. Deux images fortes toutefois le passage de Petit Kanori avec les piroguiers où nous avons dû tirer à la corde la pirogue de 12 m à contre-courant, constamment à la limite de se faire emporter. Et le chavirage en kayak avec Zoé dans le saut "Grand Machicou”.

Comment les autres collègues ont-ils vécu ce déplacement Quelles ont été les réactions ?

Ils ont tous été enchantés de cette aventure et pour certains, très fiers d’eux car ils n’étaient pas très sûrs au départ de tenir le coup. A l’unanimité, ils sont conscients que ce genre d’aventure restera à jamais gravé dans leur mémoire.

Comment avez-vous réussi à vivre loin du confort habituel et de vos proches pendant près d’une semaine ?

Ce qui est perçu comme une “galère” pour certains était pour nous un réel plaisir… Dormir dans un hamac, à même la terre, une nuit : c’était sympa. Mais c’est vrai que nous étions impatients de retrouver nos proches.

Si c’était à refaire, vous le referiez ?

Bien sûr… D’ailleurs, nous avons un projet du même type sur la Mana en 2005. Avant, nous allons nous retrouver un week-end chez Lionel, sur la Canopée (nom de sa société) à flirter avec la cime des arbres et à nous balancer en tyroliennes au bord du fleuve Kourou.

Qu’allez-vous faire maintenant ?

Nous retrouver autour d’un bon barbecue et voir les photos et le film de l’expédition...

                                                                                         Frantz Montoban

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