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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Rebecca Marival

Rebecca Marival

Rebecca Marival la plus “people” des journalistes en Guadeloupe est partout. De jour comme de nuit. Pour traquer la bonne info, celle de ceux et celles qui font le show-bizz des îles. Cette férue de jazz s’est spécialisée dans le culturel et le musical. Avec succès.

Vos débuts dans la presse remontent à quand ?
 
Je parlerai plus de mes débuts dans le milieu de la communication, puisqu’en fait si j’évolue aujourd’hui en tant que journaliste attachée de presse, c’est avant tout par rapport à mon implication dans le monde du show-biz guadeloupéen.
Mais on dira que je suis devenue journaliste attachée, reconnue bien malgré moi comme ça au fil du temps.
Il parait que j’écris bien et que je fais preuve d’une grande créativité. En tout cas, c’est une activité qui me permet de me nourrir depuis trois ans.

Que pensez-vous de la place de la femme dans ce métier ?

La femme a sa place dans ce métier et ça se vérifie. Nous sommes nombreuses dans la presse, mais aussi à la télé. Je n’ai jamais été de ceux qui prétendent que la femme serait inférieure à l’homme. Ou que la femme est obligée de se démener plus ou de coucher pour réussir. Je connais bien des hommes qui ont baissé leur froc et j’en connais qui n’arrivent pas à la cheville de nombreuses femmes (rires).
Pour moi, c’est le travail, la détermination, le courage et la passion qui paient. Je serais tout de même tentée de prétendre que la femme, avec sa sensibilité, peut faire preuve de plus d’humanité et de grandeur d’âme dans son travail. Personnellement, en tant que femme, je pense avoir fait valoir mes compétences. Je ne me suis jamais menti à moi- même. J’ai toujours foncé droit devant et je continue de foncer avec un seul but en tête : monter ma propre agence de presse et un magazine musical et "people” aux Antilles.

Quelles sensations vous apporte ce métier ?

C’est indescriptible. Je suis une grande sentimentale. Passionnée comme il n’est pas permis de l’être. Je vis au travers de mes émotions. Je suis très sensible aux personnes et aux sujets intéressants. J’aime ce que je fais et c’est ce qui me procure du bonheur. Je ne vais pas faire un reportage ou une interview en traînant des pieds. J’y vais en me disant que je vais m’enrichir. Je suis curieuse et ce qui m’importe, c’est de sortir ce qu’il y a de bon chez un artiste.
C’est trop super d’aller à la rencontre des autres, d’échanger et de savoir ce qu’ils ont dans les tripes. Je suis chaque fois charmée, quand mon interlocuteur se livre et livre tout ce qu’il a sur le coeur. Et c’est d’autant plus magnifique quand c’est fait sans artifice...

Si vous aviez le choix, vous feriez quoi au lieu d’être journaliste ?

Dans mes rêves les plus fous, je me vois star. J’ai ce manque de confiance en moi, cette fragilité, qui me bouffe la vie. Et parfois quand je me sens mal, je me dis “Ah si j’étais de celles que l’on voit en couverture des magazines…” Je crois que je me serais plue à être idolâtrée par une flopée de fans et à signer des autographes, à faire parler de moi, à être reconnue. Je ne suis pas pudique du tout. J’aime que l’on m’aime et que l’on s’intéresse à moi.
Mais sinon j’aurai dû être à l’heure actuelle, agent de comptoir dans une agence de voyages. J’avais choisi cette branche après mon bac parce que ça me plaisait bien, cette idée d’évoluer dans le milieu du tourisme, tout en restant en contact avec les autres et leur vendant du rêve. Il y a encore quatre ans, je planifiais le projet d’avoir mon agence de voyages bien à moi.

Quel est le truc le plus fou que vous avez osé écrire ?

Le plus grand risque que je prends, en fait, et qu’on me reproche souvent, c’est quand je m’amuse à faire mes rubriques potin. Ce qui est bien, c’est que j’ai toujours pu les imposer dans tous les médias où j’ai travaillé. Et que les gens maintenant s’aventurent même à me divulguer eux-mêmes de peur que je perce le mystère toute seule. Les plus susceptibles le prennent quelquefois mal. C’est toujours délicat de révéler des liaisons, des sorties d’albums secrètes ou tout ce qui peut paraître insolite. Mais j’aime ça et je dois avouer que ça m’amuse. J’évite tout de même de m’attaquer à des situations  blessantes ou très privées d’un artiste.

On vous dit bosseuse, professionnelle, énergique et généreuse. De toutes ces qualités, quelle est celle que vous préférez ?
 
Je suis effectivement généreuse. Je me donne  à fond quand je travaille, malgré ce que je pourrais laisser transparaître. Et c’est cette générosité qui fait que je suis bosseuse et professionnelle.

Qu’est ce qui vous énerve le plus à ce sujet ?

Ce qui m’énerve, c’est justement que trop de personnes ne voient pas comme je m’implique. Il est vrai que je suis assez maladroite, que je manque de confiance en moi. Je suis aussi une vraie fanfaronne. J’ai un petit côté ‘je m’en foutiste”. Mais j’aime réellement mon métier. Je me donne à fond. Et je me sacrifie, avant tout, pour défendre les artistes sur lesquels j’écris et avec lesquels je travaille. Et souvent je le fais sans même être rémunérée.

Qu’est-ce qui vous impressionne chez vous ?

Mon charme, mon sex appeal. Mon côte " je t’embrouille". Alors que je sais qu’un sourire, une mimique, une parole bien placée peuvent changer le monde, surtout en affaires.
Souvent, je le fais sans même m’en rendre compte. C’est devenu comme une seconde nature. C’est ce qui me donne ce regain de confiance en ma petite personne. Je suis naturelle. Je suis une "sans-gêne” née. Ce qui m’importe c’est d’être joyeuse. D’où mon goût pou  la fête et mon tempérament fofolle. J’outrepasse très facilement les "on-dit" me concernant.
Comme tout le monde, j’ai mes défauts. Et, je n’ai aucun complexe à le dire, je suis coquine. J’aime charmer. Je sais charmer… Après, il s’agit de ne pas se laisser piéger. Mais là c’est un autre discours.

Qu’est-ce qui vous déçoit le plus ?

Mon manque de confiance, mes doutes, mes peurs... Des tares qui permettent à mes détracteurs de me salir.

Votre dernier conflit avec votre métier ? Avec votre famille ?
 
Au travail, je me donne tellement que je suis en conflit perpétuel avec mon entourage. Je suis très grande gueule, je démarre du tac au tac par excès de sensibilité. Quand j’écris, je me vide je me livre donc, je ne supporte pas par exemple qu’un secrétaire de rédaction modifie une de mes phrases à la correction, sous prétexte que le sens que j’ai voulu donner ne lui plaisait pas. Ou,  une fois, on m’a dit que j’employais trop de termes créoles. Etant attachée à ma culture et à mes racines, cela m’a mis hors de moi. Une autre fois, c’est un photographe qui refusait de venir faire des photos sur un spectacle, sous prétexte qu’il avait fini de travailler pour la journée, alors que pour un concert de Kassav, par exemple il n’aurait pas compté ses heures. Ca m’a énervée... Avec la famille, c’est une autre souffrance.

Qu’apprenez-vous dans le milieu de la musique ?

Je continue à apprendre que quand on évolue dans ce milieu, on ne cesse de donner sans forcément recevoir en retour. Je me dis aussi — depuis que quelques-uns de nos musiciens ont eu la chance de signer chez des majors — que les Antillais font la plus belle musique du monde. Ne serait-ce qu’en Guadeloupe et en Martinique, nous comptons beaucoup de grands musiciens. Aussi peut-on parler de famille dans le milieu de la musique. Tous les musiciens, managers, journalistes, producteurs et autres ne forment qu’une seule et même entité quand il n’y a pas de discorde.

Etes-vous consensuelle ? Qui irritez-vous ?

Je ne suis aucunement consensuelle donc j’irrite bien du monde. Pour moi, il n’y a que la vérité qui compte et je n’aime pas les gens qui essaient de se donner bonne figure. Ou c’est noir ou c’est blanc. Je dis ce que je pense. Je fais ce dont j’ai envie. Et je me rends compte aussi, avec le temps, que j’irrite pas mal de gens jaloux. Des gens qui envieraient toute cette énergie que je dégage. Un copain me dit même souvent que j’ai une intelligence que je n’utilise pas.

Dans la grande famille des artistes antillais, qui mériterait à votre sens un peu plus de reconnaissance de son talent ?

Je ne sais pas si je peux répondre à cette question, en restant neutre et sans que ça prête à confusion. Je ne nommerai donc personne. J’ai la chance de compter parmis mes amis proches des musiciens connus locaux et même hexagonaux. Aussi, ce qui est marrant, c’est qu’il y en a que j’ai côtoyés avant même qu’ils ne deviennent célèbres. Un artiste pour moi, c’est celui qui ne fait aucune concession. Il fait son boulot. Il donne du bonheur à son public.
Y a-t-il un truc que vous appréciez chez les autres et que vous n’avez pas?
Je vais me répéter, je suis lésée par un grand manque de confiance en moi et même une trop grande timidité. En ce moment aussi, j’ai un peu de mal à dormir quand je pense avoir raté une interview ou un reportage.

Racontez-nous succinctement une journée de Rebecca ?

Ouh la la ! La journée de Rebecca... Il y a deux types de journées, mais chacune est bien remplie. Elles se différencient en fonction de l’heure à laquelle je me réveille. Je fonctionne beau coup selon mes humeurs. Et j’aménage mes journées à ma guise. Aussi, quand je suis debout depuis très tôt le matin, c’est que j’ai la pêche et que je vais pouvoir déplacer des montagnes. Je peux aussi me réveiller tard, vers 13 heures, mais ça peut vouloir dire que je n’ai pas le moral et là je m’active jusqu’au soir, parfois jusqu’à 22heures. J’oublie souvent de déjeuner le midi. Dans les deux cas, je ne trouve jamais les journées assez longues... Mais ce qui est sûr, c’est que, dans la journée, je vais passer de nombreuses heures au téléphone et sur Internet. Je vis beaucoup la nuit. Je suis tout le temps invitée dans un cocktail de presse, dans une soirée. Je peux aussi, après une journée au bureau, passer ma soirée jusqu’au petit matin à écrire.

Où va t-on vous croiser dans les prochains mois ?

Je me dis qu’il va falloir que je me pose, que je me change les idées et que je vienne me reposer sur Paris. Il y a des gens qui me manquent énormément. Donc je pourrais être dans la capitale bientôt et, c’est certain, je ferai le tour des concerts, des studios et des soirées. Autrement, je dois me rendre au Festival mondial des musiques créoles de la Dominique à la fin du mois. J’ai également envie d’aller me ressourcer en Martinique. C’est mon havre de paix, je m’y sens super bien. Mais on continuera à me voir sur les différentes manifestations culturelles et musicales en Guadeloupe : mon numérique et mon calepin à la main, à l’affût de la moindre exclusivité.

Et si tout s’arrêtait demain ?

Ma vie s’arrêterait simplement. J’ai bien mon fils de cinq ans qui me remplit de joie et que j’aime par-dessus tout. Mais pour moi, cette vie d’artiste, je voudrais qu’elle ne s’arrête pour rien au monde. Je me sens libre comme je suis et c’est parfait.

                                                                                 Jean-Jacques Seymour

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