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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Evelyne Robeiri

Evelyne Robeiri

Evelyne Robeiri est puéricultrice de profession. C’est une personne active et dynamique qui pense aux autres. C’est pourquoi elle a décidé de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, notamment les enfants, à travers l’Association pour les Droits de l’Enfant en Guyane, qu’elle préside. Cette structure a déjà organisé plusieurs activités pour sen sensibiliser le grand public sur la protection des enfants. Car, selon elle, un enfant ne doit pas être exploité mais nourri, protégé  de la violence, avoir une identité et une éducation, être soigné, aimé et respecté, s’exprimer et rêver...

Depuis quand existe I’ADE et qui sont les membres de cette association ?
 
L’ADE a été créée en 1996 par des professionnels de la justice pour permettre la rémunération des Administrateurs ad hoc. Ses objectifs actuels tournent autour de la protection de l’enfant dans toute sa plénitude. Nous voulons promouvoir ses droits en Guyane. L’ADE compte une vingtaine de membres bénévoles, tous déterminés, Ce sont des professionnels de l’enfance, de l’adolescence et de la famille, des parents sensibilisés à ces questions.

Quelles actions avez-vous déjà organisées ?

Nos actions sont permanentes car à chaque fois qu’un enfant a un problème ou est en danger, nous intervenons rapidement. Néanmoins, il y a des actions ponctuelles ou régulières qui mobilisent nos adhérents. On peut noter l’élaboration des dossiers d’alerte sur les situations des foyers de l’enfance qui sont adressés aux institutions responsables de la protection de l’enfance en Guyane, à Mme la Défenseure des Enfants, au Parquet du Tribunal de Grande Instance, à la députée de la 1ère  circonscription de Guyane.
Puis des actions de sensibilisation sur les DE. par des permanences d’accueil, d’information et d’orientation du public, des animations dans les écoles (enseignements et élèves), les centres de loisirs, dans les associations de quartier et autres, actions ciblées tous les ans pendant la Journée internationale des droits de l’enfant du 20 novembre. Cette année encore, nos bénévoles étaient très actifs sur le terrain et ont été très sollicités. Nous menons également des campagnes d’information au niveau des médias: presse écrite, radio, télévision...

Pouvez-vous nous rappeler les grandes lignes de la Convention des droits de l’enfant, ratifiés en 1989 par la France ?

Je peux vous citer les grandes lignes de façon synthétique afin que tout un chacun puisse bien comprendre les grandes lignes de ce texte adopté notamment par la France. Les enfants ont des droits à la fois civils, politiques (nom, nationalité, famille, liberté d’expression, association), économiques (sécurité sociale, niveau de vie suffisant), sociaux (protection contre l’exploitation  du travail, l’exploitation sexuelle, protection et services aux handicapés), culturels (loisirs, jeux, éducation).

Quels sont les cas de maltraitance que l’association a déjà constatés en Guyane ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la Guyane n’est pas du tout épargnée par le fléau de la maltraitance ou, si vous préférez, le non- respect des droits élémentaires de l’enfant. Dans notre association, il a été constaté à plusieurs reprises que les enfants étaient victimes de violence institutionnelle, d’abus sexuels ou encore de maltraitance physique ou morale qui poussent è des actes inimaginables. Récemment, un jeune s’est donné la mort parce qu’il a été accusé d’avoir fait partie d’un groupe de revendeurs de drogue dans un collège  à lracoubo. C’est vous dire que la violence ou la maltraitance n’a pas de visage.

Et que faites-vous lorsqu’un enfant est victime de maltraitance ?

Le signalement vient surtout des proches. Nous accueillons, écoutons, orientons vers les services sociaux et signalons éventuellement au procureur. Le mieux serait que tout un chacun puisse dénoncer ce genre de situations afin d’éviter que des actes de maltraitance soient commis envers les petits.

A partir de quand estimez-vous que les droits de l’enfant ne sont pas respectés ?

Lorsque ces conditions d’existence mettent en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation, nous estimons que ces droits sont bafoués, Et là, il faut s’arrêter.

Si quelqu’un constate une situation de non-respect des droits, quelle attitude doit-il avoir pour attirer l’attention des pouvoirs publics ?

Il peut signaler cette situation au Conseil général, au Parquet et à n’importe quelle autorité ou association qui peut aider à protéger l’enfant. Il faut faire disparaître  la loi du silence et devenir citoyen. Et si on a peur, pour quelques raisons  que ce soit, on peut prévenir les autorités sans pour autant donner son nom. L’essentiel est d’alerter rapidement pour éviter le pire. Dans certains cas, on peut-être condamné pour non-assistance à personne en danger.

Disposez-vous des moyens adéquats pour vous faire entendre ?

Nous sommes une association avec des moyens financiers et humains très limités. Mais nous faisons un maximum pour être au service de nos concitoyens. Nous assurons des accueils physiques et téléphoniques, nous conseillons bref, nous sommes présents.

Faites-vous une différence entre l’exclusion et la maltraitance ?

Un enfant maltraité est un enfant victime d’abus  sexuels, d’actes de cruauté mentale, et négligences ayant des conséquences sur son développement physique ou mental. L’exclusion est sociale. Oui, il y a une différence même si certains ont tendance à confondre les deux.

Certains disent que les enfants n’arrêtent pas de dire qu’ils ont des droits mais oublient souvent leurs devoirs. Quelle est votre analyse ?

Pour nous le premier droit de l’enfant est d’avoir des parents capables de pourvoir à son éducation pour qu’il grandisse dans le respect des autres.
Les institutions et les associations doivent pouvoir aider les parents qui rencontrent des difficultés. Lorsque les parents et les enfants connaissent leurs droits, il est rare qu’ils ne fassent pas face à leurs devoirs.

                                                                                          Frantz Montoban

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