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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Mercette Louis-Joseph

Mercette Louis-Joseph

Lorsque en 1996, Mercette Louis- Joseph a accepté le poste de déléguée  départementale du Secours catholique, elle avait déjà une longue pratique de la réalité associative et de la formation professionnelle. Elle a mis en place des structures innovantes pour lutter contre la pauvreté mais aussi.., contre l’assistanat.

Quel est le rôle du délégué départemental du Secours, catholique ?

Etant donné qu’il travaille sous la responsabilité du bureau de l’association, il lui appartient de mettre en application les objectifs décidés par celui-ci. C’est son rôle principal.
A ce titre, l’une de ses fonctions consiste à encadrer le personnel.
A la Martinique, le Secours catholique comporte sept employés : un animateur, une secrétaire comptable, deux coordinatrices et deux agents.
Ce personnel est renforcé par une équipe de 250 bénévoles répartis en dix antennes sur l’ensemble de la Martinique.
Il appartient au délégué de mettre en place des outils pour aider les personnes en difficultés notamment par le moyen des aides collectives individuelles avec pour objectif de les aider à participer à leur propre développement social.

Précisément, vous avez mis en place des outils assez originaux.     Qu’en est- il ?

Dès mon arrivée en 1996, j’ai eu en projet de mettre en place "l’épicerie sociale" et "l’atelier d’insertion  par le vêtement". Il s’agit de deux structures visant principalement à aider les personnes en difficultés. II ne s’agit pas simplement d’une aide “pour aider”. C’est une aide avec une portée pédagogique derrière. Il s’agit d’aider à se prendre en charge, à se resocialiser si je peux m’exprimer ainsi.

Comment fonctionnent ces outils ?

Tout d’abord, pour bénéficier des services de l’épicerie sociale, il faut réunir deux conditions. La première, cela va de soi, c’est d’être en difficultés, bien sûr... Il ne s’agit pas d’aider des personnes qui ont les moyens de faire autrement ! L’ autre condition, et c’est de loin la plus importante, est d’avoir un projet.
La notion de projet est capitale pour ces personnes dont les horizons semblent bouchés...  Il s’agit en fait, et j’insiste beaucoup là-dessus, de participer à ce projet, d’aider la personne à le mettre en  oeuvre et non de donner pour donner. Concrètement, Mme Unetelle — les femmes sont plus nombreuses, désolée — vient nous voir. Elle a besoin de s’acheter un frigo ou même, pourquoi pas, de créer une petite entreprise. Les produits lui sont alors vendus à l’épicerie sociale à un prix représentant 30 % du prix du marché. Les 70% ainsi économisés seront épargnés pour son projet. Le Secours catholique ne perçoit pas cet argent il le lui laisse entre les mains mais vérifie qu’il est bien épargné pour ce projet.

Quels sont les moyens de contrôle ?

Ce n’est pas seulement le Secours Catholique qui exerce ce contrôle tout seul mais, conjointement, le Centre communal d’Action sociale de Fort-de-France et le Secours Catholique.

Qu’en est-il de l’atelier d’insertion pour le vêtement ?

Cet atelier a été créé, comme épicerie sociale, en novembre 2002 et dans le même esprit, d’ailleurs. A la différence de celle-ci mise en place à Fort-de-France, c’est dans le Grand Nord Atlantique que j’ai choisi de l’implanter. Le choix du lieu n’est pas innocent. Chacun sait que cette région est l’une des plus déshéritées de la Martinique.
Là encore, c’est la même philosophie qui sous-tend ce projet. C’est un peu l’application du proverbe chinois “Je te donne un poisson, je te rends service pour un jour. Je t’apprends à pêcher, je te rends service pour la vie.” Il y a u n contrat qui est passé entre le Secours catholique et les “accueillis’. Il s’agit de les préparer à la reprise d’une activité.

Quels sont les dis positions prévues par ce contrat ?

En se rendant à l’atelier, l’accueilli réapprend à travailler, à avoir un comportement, une mentalité, un esprit de travailleur. Une fois au travail, il continue à bénéficier d’un accompagnement.

Des exemples ?

Des conseils leur sont donnés pour rédiger un curriculum vitae, se “tenir” face à un employeur potentiel, bref, se donner des habitudes de travailleur.

Les accueillis sont-ils rémunérés ?

La règle est très stricte là-dessus. Aucune rémunération ne doit leur être versée. C’est l’aide à trouver du travail, à s’insérer socialement qui leur est apportée qui compense le service qu’ils rendent. Il est hors de question qu’ils soient en plus rétribués en argent.

Que dire de l’encadrement de l’atelier ?

L’atelier fonctionne avec des salariés en emploi consolidés et en CIA (contrat d’insertion par l’activité) et assiste des bénévoles.

Quels  services offre l’atelier ?

Il reçoit les vêtements, les lave, les retouche le cas échéant et les dépose au vestiaire participatif’, sorte de ‘boutique” installée au siège du Secours catholique à Fort-de-France. Là, tout consommateur, qu’il soit en difficulté sociale ou non, peut se rendre à ce vestiaire pour y acheter des vêtements, Certaines personnes en achètent à titre de soutien pour les offrir aux personnes défavorisées. C’est une oeuvre de charité à double titre et nous les en remercions. En fait, ces deux structures se donnent pour objectif commun de rendre efficace, pragmatique l’aide sociale. Elles visent toutes deux à insérer dans le sens le plus clair du terme ces personnes dans la société, active, marchande et productive, bref, à les faire sortir du statut d’exclus.

                                                                                                 Joël Sandot

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