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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Marie-Antoinette Séjean-Ortolé

Marie-Antoinette Séjean-Ortolé

Docteur en médecine diplômée de nutrition  humaine de la faculté de Nancy, Marie-Antoinette Séjean-Ortolé, mère de trois enfants, vient de sortir son deuxième ouvrage intitulé “Diététique  soleil” et traitant de la nutrition.

Vos ouvrages sont le fruit d’une longue expérience n’est-ce pas ?

En effet. Le combat que je mène pour la nutrition n’est pas nouveau.
Je suis diplômée de phytothérapie, aromathérapie et oligothérapie de la faculté de Médecine nouvelle de Paris. Je suis également titulaire d’un diplôme de nutrition du Sport depuis 1999. J’ai eu occasion de travailler à la Martinique. .J’ai été interne à l’hôpital du Lamentin et au CHRU de Fort-de-France et assuré des cours à l’Ecole d’Infirmières de Fort-de-France. La diététique, c’est vraiment une matière qui me passionne !

Qu’est-ce qui vous attire tant dans cette voie ?

A mon cabinet parisien, comme dans toutes les structures où j’assure des consultations, je vois tous les jours arriver des personnes désireuses de perdre du poids. Elles sont persuadées que la seule manière d’y arriver est de manger chaque jour des grillades et des salades et uniquement cela.
C’est une idée préconçue qui, pendant très longtemps, malheureusement, a fait recette. C’est tout simplement une mortification inutile, une véritable aberration, à mon sens, en matière de diététique.
Pour maigrir, la première démarche à adopter est d’apprendre à manger correctement, à avoir, selon l’expression consacrée, une bonne hygiène alimentaire.
La plupart de mes patients ouvrent de grands yeux lorsque je leur dis quelle est la quantité de nourriture qu’il leur faudrait absorber pour perdre du poids.
Notre cuisine antillaise est épicée, colorée et même très savoureuse.
Ce n’est pas du tout incompatible avec un régme alimentaire bien mené et surtout bien équilibré. Alors, pourquoi se faire souffrir ?

Quel est l’impact de vos livres ?

Il est incontestable que la demande est très forte. Ce n’est un secret pour personne, l’Antillais se nourrit assez mal !
La nutrition devient de plus en plus un véritable problème de santé publique en pays développé et tout particulièrement chez nous.
Devant les ravages que font les maladies dues à une mauvaise alimentation aux Antilles, les questions de nutrition, diététique et autres sont des préoccupations majeures de nos compatriotes.
Mon premier ouvrage “Mince ! Un régime Créole” paru aux éditions Josette Lyon en 1999 a été un véritable best-seller aux Antilles. Il a d’ailleurs remporté le trophée 2000 du Mieux Etre au Salon de l’Outre-Mer.
Il ne s’adresse pas uniquement aux personnes qui ont des kilos à perdre, mais à toute personne désireuse de maintenir un bon équilibre alimentaire. Il apporte également, si je peux dire, les “clés d’un bon équilibre alimentaire” et l’approche spécifique aux aliments bien de chez nous.
Maintenant, je récidive avec Diététique Soleil” paru aux éditions Mars Apolline. Comme son grand frère avant lui, il remporte lui aussi un très vif succès, j’en profite pour remercier les organismes qui m’ont soutenue pour le publier, je veux citer RFO, l’unité Fraternelle des Régions et, bien sûr, ma propre association, Nutricrécle.

Que pouvez-vous nous dire de plus de ce second ouvrage ?
 
“Diététique Soleil comporte environ 200 pages avec un premier chapitre intitulé” La Diététique simplifiée”. C’est là que j’explique en gros les grands principes de la diététique moderne avec beaucoup de choses qui peuvent surprendre. J’aborde des aspects psychologiques, des aspects spécifiques à l’homme à la femme tout en tenant compte de leur tranche d’âge ou de leur mode de vie en général. Enfin, il comporte 25 recettes de cuisine allant du petit déjeuner au dîner en passant par les boissons fraîches et chaudes.
Ces recettes font pratiquement le tour du mon de des pays chauds. Les cuisines chinoise, indienne, portugaise, vietnamienne, colombienne, africaine etc., y trouvent leur place. Bref, je démontre dans ce livre que manger sain et manger créole peuvent faire bon ménage. Comme il est dit en 4e  de couverture, c’est une “méthode diététique pour maigrir au féminin à son rythme à chaque âge de la vie.” Il faut bien se mettre en tête qu’une femme qui travaille beaucoup intellectuellement, une sportive ou une manuelle ou encore une étudiante n’ont pas les mêmes besoins en apports alimentaires. Je donne dans ce deuxième ouvrage la priorité aux couleurs. C’est très important, la couleur ! Il n’y a pas que l’aspect esthétique, il y a tous les composants de ces aliments qui entrent en jeu.

Mis à part vos livres, quels moyens mettez vous en oeuvre pour votre action ?

Pour les besoins de la cause, je suis devenue journaliste médicale !
Ce n’était pas ma vocation première lorsque je me suis inscrite pour la première fois en fac de médecine mais je le suis devenue devant la nécessité d’informer massivement.
J’écris donc dans plusieurs revues antillaises ou non des articles concernant la nutrition.
Je suis également présidente de l’association Nutricréole, qui se donne pour objet la défense de la nutrition en pays créole.
J’organise de nombreuses conférences sur la diététique et les maladies de la nutrition en pays créole. En tant que présidente de Nutricréole, j’ai eu à organiser et à coordonner des conférences sur la diététique des journées caribéennes “Alimentation Santé ".
Ces journées s’adressent à la fois aux professionnels et aux particuliers. Elles ont eu lieu à la Martinique et ont réuni plus de 500 participants. Il est prévu de renouveler cette expérience chaque année.
Par ailleurs, je suis chargée de cours sur l’Alimentation de L’Enfant au Centre national de la Fonction publique territoriale depuis plus de dix ans. Je m’adresse aux responsables de restaurants scolaires et crèches.
J’y anime des stages dans le cadre de leur formation, et ce depuis 1990.
Le problème de l’obésité chez les enfants est je le répète, une préoccupation majeure de santé publique, donc cela fait partie des moyens mie en place pour l’endiguer. J’ai également un cabinet de nutrition à Paris dans le XVIe  arrondissement. De même, depuis 2001, il m’a éte demandé de rédiger des dossiers scientifiques, communiqués de presse, interviews pour des laboratoires pharmaceutiques et des industriels de l’agroalimentaire.

Quelles sont les erreurs à éviter pour garder une alimentation saine ?

Justement, de faire comme la plupart de enfants aujourd’hui !
Imitant en cela le modèle américain, les enfants mangent n’importe quoi à n’importe quel moment pour ne pas dire à tout moment. Les sucreries (barres chocolatées, guimauves, bonbons etc.), les viennoiseries, laitages et autres boissons sucrées sont absorbées à longueur de journée.
Résultat à l’heure de la table, les enfants n’a plus faim et délaissent le repas bien équilibré que la maman s’est évertuée à préparer. Ajoutez à cela les “stations” prolongées devant la télé, donc le manque d’exercice physique et vous verrez tout de suite le résultat ! D’autre part, comme le dit le vieux proverbe bien connu “l’exemple vient d’en haut”. Mamans, pardonnez-moi cette sévérité mais la vie de vos enfants est en danger !
Si vous tombez dans la facilité en rentrant le soir avec des pizzas plutôt que de prendre le temps de préparer un bon potage ou une salade, vous pourrez toujours demander è vos enfants de changer leurs habitudes alimentaires !
Qu’est-ce qui vous pousse à vous intéresser à la nutrition plus particulièrement ?
Dans ma famille, bon nombre de personnes sont diabétiques. Je fais donc partie des personnes génétiquement programmées pour cette maladie.
Mon propre enfant est né à près de 4 kg. Beaucoup de mamans en tireraient une certaine fierté, pourtant c’est un signe d’alerte!
En ce qui me concerne, moi, Marie-Antoinette Séjean-Ortolé, je suis particulièrement concernée. Je prends toutes les précautions possibles. A la pratique de la course à pied, j’adjoins une surveillance rigoureuse de mon poids et donc de mon alimentation.
Je commence donc par m’appliquer à moi- même tous les conseils que je donne aussi bien dans mes livres que dans mes conférences et autres articles de presse.
De plus, un souvenir d’enfance m’a beaucoup marquée ma grand-mère pour qui j’avais beaucoup d’affection était devenue aveugle à la fin de sa vie à cause du diabète. Mes recherches m’ont amenée à constater les ravages que font cette maladie chez nous, or ce n’est pas une fatalité. Nous pouvons, mieux, nous devons, tout faire pour l’éviter. La science, aujourd’hui, permet de faire un dépistage, les moyens contemporains de communication permettent d’informer massivement donc le combat s’en trouve facilité. Restons mobilisés.

                                                                                                JoëI Sandot

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