Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Mardi 27 Juin
Saint Fernand
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Véronique Néret

Véronique Néret


Originaire  de la Martinique, Véronique s’est construit une vie autour de la musique. Chant chorale Gospel pendant neuf ans, choriste sur des albums zouk, choriste live de Nicole Néret Mireille Marthély, le groupe Concret Jam, Princess Lover, Jean-Luc Guanel, Skwal…

En 1999, premier album solo, “Rivé”, fruit de ses expériences et formation au sein d’un métier dont les facettes sont multiples. 2003, une opportunité ! Pour la première fois le casting de Pop Star, le duel s’arrête à la Martinique. Véronique y voit une aubaine. Elle est non seulement sélectionnée mais s’envole vers Paris jusqu’en demi-finale où on lui conseille une carrière solo à cause de son charisme imposant, frein à son intégration dans un groupe.
De retour à la Martinique, elle contacte à nouveau Harry Diboula qu’elle avait rencontré dans un piano bar aux Antilles un peu avant Pop Star et qui lui avait proposé sa collaboration. Il s’en suit un album solo que Harry Diboula produit sur des rythmes zouk, clin d’oeil au public antillais qui l’a soutenu pendant cette aventure et espérait l’entendre à nouveau.

Pourquoi "Rendez-vous" ?

Parce que j’estime qu’après Pop Star, j’ai eu rendez-vous avec le public qui m’a soutenu. C’est un album essentiellement zouk avec la plupart de mes influences musicales R&B, troubadour, zouk love avec des interludes sympathiques et des surprises. Un album qui me ressemble beaucoup parce que j’ai eu la chance de pouvoir m’exprimer aussi bien au niveau des textes que des mélodies. J’ai composé huit titres où je parle de ce que j’ai vécu, ce que je vois dans mon entourage. Mon expérience s’est enrichie d’une participation à une comédie musicale en faveur des enfants autour du thème de Noël et continuera à surprendre.

Votre vie était-elle vraiment vouée à la musique ?

Je crois que d’une part, c’est un rêve d’enfant et d’autre part  un potentiel qu’il fallait que j’exploite et travaille. Quand j’étais gamine ma soeur écrivait des textes et j’imitais les chanteuses. Nous faisions des chorégraphies pour nos parents le dimanche. J’admirais beaucoup Tanya Saint-Val, les Zouk Machine etc. Rêve d’entant mais aussi d’adolescente. Au collège, mon professeur de musique, Emmanuel Paulin, recherchait dans chaque classe des jeunes qui voulaient chanter et pendant huit ans, j’ai eu la chance de suivre sa formation musicale. On faisait des stages de chant à partir de l’expérience de grands artistes comme Maria Carey où nous travaillions l’oreille et l’harmonie. J’ai eu la chance de croiser à chaque fois les bonnes personnes, car ce n’est pas un milieu très facile. Persévérance, amour et passion sont nécessaires pour faire ce métier. Si on ne peut supporter toutes les privations qu’occasionne une telle carrière,  vaut mieux faire autre chose.

Aujourd’hui vous n’êtes pas du tout déçue de la manière dont las choses se sont terminées à Pop Star ?

Sur le moment j’étais très très déçue. Ma mère m’a toujours dit qu’il fallait mériter ce qu’on avait Je viens d’un milieu modeste et d’une famille nombreuse dont je suis la cadette. J’ai toujours eu à faire mes preuves et quand j’ai intégré Pop Star, mon objectif était d’arriver en finale et de faire partie du groupe. Je me suis battue jusqu’au bout pour y arriver. Je n’ai rien à me reprocher. Lorsque mon nom n’a pas été retenu, j’ai été déçue, parce que je suis d’un tempérament de battante. Par contre, avec le recul, je me rends compte que c’est l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Aujourd’hui le groupe des filles n’existe plus et j’aurais été encore plus déçue. J’ai pris ma claque tout de suite et je suis repartie avec les conseils et les espoirs que l’on m’a donnés. Avant Pop Star je chantais, et rien ne pourra me faire abandonner. C’était une aventure humaine formidable où j’ai rencontré des stars et de bons professeurs, notamment Miroslava Brimont avec qui je souhaite travailler à nouveau. J’aimerais collaborer avec des gens que je porte dans mon coeur comme Pukie, Otis, Ophélie.,. Dans la vie, il faut toujours garder le positif. Si c’était à refaire, je referais Pop Star.

Vous êtes aujourd’hui l’ambassadrice de "Arsène Valère" !

Depuis quelques mois, je suis l’ambassadrice de "Arsène Valère", marque cosmétique, pour les soins de la peau, le maquillage… Cette gamme s’adresse à un public métissé, africain, antillais. C’est une grande fierté pour moi, car en rencontrant M. Dominique Moreau, directeur commercial, je me suis rendu compte que c’est une très bonne marque et j’en suis moi-même consommatrice. J’ai appris à connaître chacun des produits et je suis contente d’en être l’ambassadrice. Trop souvent on représente des produits qui ne nous ressemblent pas et on fait avec. Le monde noir a aujourd’hui de quoi s’affirmer. De plus, rapport qualité/prix, ils sont excellents.

Etait-il nécessaire de partir des Antilles pour réussir votre carrière ?

Je suis à Paris parce que je n’ai pas encore fait la promotion de mon album, sorti début juillet à la Martinique. Comme en France. Il me tardait de rencontrer mon public à Paris parce qu’il m’a aussi beaucoup soutenu pendant Pop Star. Dans mon rôle d’ambassadrice aussi bien que dans mon rôle d’artiste il est important d’être dans une grande métropole comme Paris où tout va très Vite. Cela ne m’empêchera pas de faire le va-et-vient, parce que nous avons des partenariats avec des entreprises basées aussi bien aux Antilles qu’à Paris. Un artiste se doit d’être sans cesse auprès de son public où qu’il se trouve, c’est du moins ma façon de penser. J’ai donc besoin d’être dans cette réalité, c’est-à-dire, retrouver aussi souvent que possible ma famille, mon milieu, mes racines et en même temps vivre de ma musique à Paris et partout ailleurs, en faisant des choeurs, des albums, des duos, rencontrer d’autres artistes, voyager, sortir des albums, grandir dans mon art.

Quels sont vos objectifs concrets à courte ou longue échéance ?

Comme je suis assez discrète, j’ai du mal à parler ouvertement de mes projets. Ce qu’il faut que mon public sache, c’est que c’est un grand plaisir pour moi de le représenter et je le ferai toujours au mieux. Mon objectif est de toujours rester au maximum de ma forme et de faire honneur à mon public. Evidemment c’est aussi d’aller le plus loin possible dans mon art pour en vivre et entamer une carrière nationale, voire internationale.

Pop Star vous acculturait quelque peu, aujourd’hui vous êtes beaucoup plus proche de vos racines ?

Lorsque j’ai commencé l’aventure Pop Star, je ne suis pas partie en me disant que j’allais oublier que je chante du zouk, que je danse sur la musique bélè de chez nous ou que je joue du tambour. Je ne sais pas si les gens se souviennent un peu des émissions, mais il m’arrivait d’être habillée aussi bien avec ma robe créole, celle que portaient nos aïeux avec la tête attachée, que de porter le jean basket ou des mitaines à la Madonna. C’est une erreur que de s’enfermer dans son monde, ce n’est pas mon attitude. En tout cas, là où j’irai et quoi que je ferai, j’essaierai toujours de mettre un peu de ma chaleur, mon rythme, une manière de dire que la Martinique, les Noirs existent. Je suis pour le métissage et le mélange des cultures. Je crois que l’on sait où l’on va et on va très loin quand on sait d’où on vient et c’est pour cela que je porte bien mes racines sans pour autant les imposer.


                                                                               Camille Vieux-Fort (01/05)

        
  retour
                                                                                   


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.torop.net