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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Barbara Alexandre

Barbara Alexandre


Vingt-neuf ans, mariée sans enfant pour l’instant, belle à ravir, Barbara Alexandre est née au Canada d’origine haïtienne, elle est à la fois comédienne, chanteuse, danseuse, actrice... Après des cours en secrétariat, elle suit de nombreux autres cours dans divers domaines en auditrice libre (cours de chant, danse classique, jazz hip hop, théâtre, anglais etc.) et cela pendant près de 12 ans. Durant tous ces apprentissages, où elle se familiarise avec la scène et le public cette autodidacte se découvre des talents d’actrice.

Evidemment les parents qui voulaient voir leur fille, médecin, avocate s’obstinent un peu. Mais Barbara s’accroche et réussi à persuader ( ?) ses parents, surtout son père qui, même aujourd’hui encore, a quelques réticences, mais il est écrit quelque part que Barbara sera artiste, que dis-je, actrice. Actuellement elle continue à grandir dans le milieu, et à réussi à décrocher de beaux rôles tant au cinéma que dans des séries télévisées au Québec. Notre correspondant permanent au Canada a rencontré cette jeune femme ambitieuse, qui commence à être reconnue par les stars du 7e art.

Quel a été votre premier rôle en tant qu’actrice ?

Au Québec j’ai commencé dans la série à succès Watatatow, à 21 ans. Alors là, c’est toute une histoire, car j’ai passé une audition pour aller dans la province canadienne des Maritimes pour une carrière de danseuse, chanteuse, actrice etc. Succès sur ce point. Et parallèlement j’ai passé aussi une audition pour Watatatow une série télévisée, cela a marché surtout pour des “call back” ; mais mon casting n’était pas conforme au rôle ; j’avais un visage trop doux pour le personnage. J’étais désemparée par cette nouvelle. Mais surprise ! Quelques jours plus tard on me rappelle de Nouvelle-écosse où j’étais pour me faire dire qu’on veut absolument que je sois dans la distribution ; quitte à m’écrire un rôle ; woaw ! Ça a été trois belles années dans watatatow qui a connu un grand succès au Québec. C’était vraiment mon premier vrai rôle à la télévision. Je jouais le rôle d’une jeune fille très vivante, épanouie, pimpante qui n’avait pas de problèmes. C’était vraiment moi !

D’autres rôles par la suite ?

Oui toujours dans les séries télévisées à succès, Coroner, Virginie, bien connues au Québec. Je me suis également essayée dans les annonces publicitaires, par la suite est arrivé le cinéma. Mais je dois vous avouer que ça n’a pas été facile. Ici au Québec le cinéma est un milieu très clos. Il y a de nombreux artistes acteurs, actrices qui son très bons mais qui ne passent pas. J’ai commencé par les rôles de doublure (standing) sur le plateau, au niveau des américains, avec Halle Berry une grande actrice très connue aux Usa. On a eu une belle amitié qui s’est tissée entre nous pendant Jessica, et elle m’a invitée sur son autre film Cat Wowan. Je peux dire que je suis à un point culminant de ma carrière.

Comment vos proches ont accueilli votre entrée dans cet univers ?

Mes proches, mes amis, mes parents etc. étaient très contents et m’ont exhortée à continuer, à me battre. Je ne suis pas encore une super star mais je sais que cela viendra un jour et si je peux faire des émules dans ma communauté j’en serais très ravie.

Les clichés et stéréotypes de l’actrice noire esclave, bonne à tout faire, les seconds rôles... sont-ils encore présents dans le milieu du cinéma au Canada ?

Je crois que la tendance est à la disparition de ces clichés, car de nombreuses actrices noires jouent aujourd’hui des rôles reconnus et valorisants. Halle Berry en est un exemple édifiant ; elle joue des rôles de femmes. Point. Mais il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour casser ces clichés et autres stéréotypes ; il n’y a pas de différence au niveau des émotions qu’on amène dans un personnage. Le talent est un et n’a pas de couleur. Nous sommes sur la bonne voie mais il faut continuer à travailler. Ce n’est pas facile, mais nous réussirons. J’étais récemment à Los Angeles et j’ai lu qu’il n’y avait que 7% de Noirs qui étaient admis dans les écoles réputées. Le reste étant pour les blancs. Vous vous rendez compte, la différence est énorme : il faut pousser et encourager nos enfants vers ces écoles réputées ils ont aussi l’intelligence pour cela. Il ne faut pas se morfondre dans son état : il faut se battre.

Vous êtes mariée, actrice de profession, alors comment réagit généralement votre compagnon quand vous devez jouer des rôles, disons osés, à la limite de l’érotisme ?

C’est sûr que les rôles auxquels vous faites allusion ne sont pas faciles à jouer. Mais il faut pouvoir se détacher de ces rôles. Il faut retenir que c’est purement technique. Il n’y a généralement aucune émotion. Sachez qu’il y a 20 ou 40 personnes sur le plateau. Personnellement, si je dois jouer certains rôles, j’en parle à mon mari, nous en discutons et on essaie de voir avant si c’est vraiment nécessaire ; si ce n’est pas nécessaire on peut en parler au réalisateur pour soit couper ce rôle ou alors ne faire que de la suggestion ; mais je pense que pour certains rôles, il faut discuter avec son mari. Car il ne s’agit pas de ne privilégier que sa carrière, n’oubliez jamais que vous avez une vie de famille qui passe avant. Selon moi, il ne faut rien cacher à son mari ; il faut qu’il soit prévenu de tout rôle que l’on joue et ne surtout pas le mettre devant le fait accompli. Il faut être honnête. Il faut son avis. Mais encore une foi selon moi.

Parlez nous de l’ambiance sur les plateaux de tournage ?

Personnellement j’ai toujours évolué dans une ambiance toujours très agréable ; pour moi, un plateau de tournage c’est comme à la maison ; je me sens chez moi. Je n’ai jamais eu de avec les metteurs en scène, les directeurs artistiques les réalisateurs, etc. Je ne m’occupe pas des choses négatives. J’essaie toujours de positiver.

A quoi consacrez vous vos moments de loisirs ?

J’adore la lecture ; je m’entraîne et puis je vais… au cinéma (rires). Le dernier film que j’ai vu c’est “La fenêtre” avec Johnny DEPP, C’est un acteur génial, talentueux, unique dans son genre, avec plein de nuances dans son jeu ; j’espère avoir l’occasion, un jour, de travailler avec lui.

Quelle est votre fragrance préférée ?

Le parfum Champs Elysées. Je l’ai découvert l’année passée ; une femme qui le portait est passée à côte de moi et alors ça été une fraîcheur, une odeur qui invite à la joie. Mon mari lui aussi a été émerveillé par celle odeur et donc je suis rentrée dans la première boutique pour en choisir un, et voilà !

Votre musique préférée ? Vos chanteuses adorées ?

Le jazz avec Billie Holiday ; J’aime Norah Jones, Alicia Keys (j’adore sa voix). Ici au Canada, Isabelle Boulay, oh oui, aussi Corneille. Et bien d’autres...


                                                                                      Jacques Bilé (01/05)


        
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