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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Nicole Jean-Charles

Nicole Jean-Charles


Après avoir longtemps voyagé, elle est revenue en Guyane, sa terre natale pour ouvrir sa propre société. Depuis, elle travaille sans arrêt pour s’imposer dans un milieu pas toujours évident celui de la décoration événementielle (congés, salons, cocktails, vitrines, mariages...). Dernièrement elle a été très sollicitée pour les fêtes communales et Halloween. Et devrait l’être tout autant pour le Carnaval.

45 ans, mariée, trois enfants (26, 23, 20 ans), Nicole Jean-Charles était chargée des ressources humaines, de la formation et de la communication au ministère de I’Equipement.
Elle a laissé le confort de l’administration publique pour se mettre à son compte. Un choix pas évident dans cette situation économique incertaine mais elle a osé le faire. Après la Martinique, Paris..., elle est revenue sur sa terre natale, la Guyane, pour s’impliquer davantage dans le tissu économique. Depuis un peu plus de deux ans, elle dirige une boutique de mode (sur Paris) et une société de prestations de décoration événementielle.
Rencontre avec une femme multi casquettes mariée depuis un an avec le plus grand libraire de Guyane, Raphaël Jean-Charles. Un homme dit-elle qui l’a toujours accompagnée dans ses différentes démarches.
Pour devenir décoratrice, Nicole Jean-Charles a dû retourner étudier : formation avec un décorateur en Martinique (Juliano Cubano) gestion d’entreprise, stages sur différentes techniques et matières (tissu, peinture, bois...) Objectif : acquérir des techniques essentielles pour réaliser ses nouvelles activités, car "le plus important en matière de décoration", c’est d’apprendre à regarder. Pour pouvoir reconstituer un univers, et le rendre vivant”, explique notre nouvelle “décoratrice” qui s’avoue satisfaite de son travail.
Aujourd’hui, elle gère son entreprise et le marché commence à lui sourire. De bouche-à-oreille, elle se forge une clientèle de qualité, composée d’organismes et de personnes bien placées qui peuvent lui assurer un bon avenir dans ce secteur encore peu développé dans le département.

Vous avez toujours voulu faire ce métier ou c’est venu plus tard ?

J’ai toujours aimé la beauté sous toutes ses formes et surtout à l’occasion des fêtes aussi me suis-je lancée dans la décoration événementielle par goût du plaisir et des jolies choses. J’avoue que la partie commerciale demeure pour moi une contrainte, mais j’espère y faire face petit â petit.

Quels sont les matériaux que vous utilisez pour réaliser vos œuvres ?

J’aime surtout travailler avec la nature que je transforme, je cire, je vernis, je laque, je découpe... Je travaille aussi beaucoup les tissus. Ils sont tellement variés et lumineux que j’arrive à leur donner forme et attirer l’attention des gens.

Quelles sont vos approches avec la clientèle ?

L’étape la plus importante est de savoir réellement ce que le client désire, ce qui le fait fantasmer ; et ce n’est pas toujours évident. Les clients demeurent assez prudes dans leurs rêves et souvent, ils n’arrivent pas à bien définir ce dont ils ont réellement envie. Certains proposent et suivent régulièrement l’évolution des travaux qu’ils ont commandé, d’autres nous laissent une grande marge de manoeuvre. Une fois les projets bien clarifiés, un rapport de confiance s’installe et chacun des deux parties fait de son mieux, dans son domaine de compétence pour que l’oeuvre remporte le succès escompté. Enfin, il faut aimer jouer avec ses envies et celles du client pour faire du bon travail.

Cela coûte cher ou est-ce accessible à tout le monde ?

La décoration événementielle, c’est le rêve, l’illusion… Or tout rêve a un prix. Il arrive que certains clients soient obligés de revoir leurs prétentions à la baisse.

Comment arrivez-vous à concilier les besoins du public et les contraintes techniques?

Il est très difficile en Guyane de trouver les matériaux nécessaires pour créer l’illusion mais j’essaie de faire de mon mieux avec ce que je trouve et en fonction des demandes du client. Je m’applique à satisfaire les souhaits des personnes qui me sollicitent

Avez-vous déjà réalisé une oeuvre pour plaire au client au détriment de toute considération technique et de votre approche de qualité ?

Non, jamais. Je préfère refuser une commande plutôt que de faire quelque chose qui ne soit pas en adéquation avec l’éthique et la qualité. La Guyane est petite et on peut vite être cataloguée. Donc, je dois vraiment faire attention.

Après la Martinique, vous voilà en Guyane, comment cela se passe pour vous dans cette terre d’Amazonie ?

La Guyane étant mon département de naissance, je ne rencontre que du bonheur à travailler avec la population. C’est très intéressant de revenir au pays et participer à la vie économique. Chacun de nous doit y apporter sa contribution et c’est ainsi que l’on pourra participer au développement de ce département, trop longtemps oublié ou pointé du doigt de façon négative par des personnes de l’extérieur.

Vous a-t-il fallu vous adapter à un nouveau système de travail ?

Pas du tout ! Cela se passe super bien. J’ai l’impression qu’ils me font confiance et je ne rencontre pas de réticence. Résultat, je m’adapte à leurs désirs tout en leur proposant mes réalisations. Il y a un vrai rapport de confiance entre la clientèle et moi.

Pour qui avez-vous déjà travaillé et qu’avez- vous déjà fait dans le département ?

Pour le moment tout se fait par le bouche-à- oreille. Et cela fonctionne très bien. Stand au salon de la beauté 2003, soirée de gala Rotary, soirées privées, mariages, vitrines de librairie et parfumerie, fête annuelle de l’association Gastronomie Guyanaise, hall d’entrée pour Miss Guyane 2004… Faisant également partie de l’association Gastronomie Guyanaise, j’adore cuisiner. J’apporte mon savoir en matière de décoration dès que nous avons une manifestation culinaire : décoration de buffet, de tables lors de dîner.

De quelle oeuvre êtes-vous le plus fière ?

Je ne dirais pas fière, mais plutôt émerveillée devant tous les décors créés, car ils représentent souvent des moments particuliers de fête.

Avez-vous déjà tenté d’enseigner votre savoir aux autres ?

Pour le moment, j’essaie de partager ce plaisir avec mes enfants et mes amis. Etant prestataire de services, tout d’abord il faut savoir gérer une entreprise, car même si on évolue dans un milieu festif, il faut pouvoir rentabiliser les prestations. Les décors sont éphémères et chers. Cela me prend beaucoup de temps et je ne voudrais pas décevoir la clientèle.
                                                                              Frantz Montoban (01/05)

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