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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Malia Metella

Malia Metella

Deuxième d’une famille de trois enfants, la nouvelle reine du sprint de la natation française est née le 23 février 1982 à Cayenne. Elle mesure 1,73m et pèse 64 kilos. Elle est la première nageuse guyanaise à être médaillée olympique. Un exploit lorsque l’on sait qu’elle n’a intégré le groupe France qu’en septembre 2000, après son entrée à l’INSEP. Cette jeune fille est aujourd’hui une icône pour toute la Guyane. Le peuple l’a accueillie les bras ouverts au début du mois de septembre. Malia 22 ans, revient sur les moments forts de sa course et son séjour en Guyane.


Comment appréciez-vous l’accueil qui vous a été fait à votre retour au pays ?

C’était superbe. A l’aéroport, je tenais ma tête puis j’ai levé les bras pour saluer mes compatriotes. Je voulais toucher tout le monde mais c’était impossible. Je suis vraiment contente de voir que cette médaille fait tellement plaisir aux Guyanais. Je les remercie tous pour ce chaleureux accueil. Je suis encore très touchée.

Avez-vous encore des repères chez vous ?

Je reviens chez moi, aux Ames claires, au moins deux fois par an depuis mon entrée à l’INSEP en septembre 2000. Ma mère habite ici, ma tante et mon frère habitent dans la maison où j’ai grandi. Vous parliez des repères, oui j’en ai encore. Il y a ma chambre – c’est là que l’on me laisse tranquille – et le salon parce qu’il y a la télévision. J’y passe une bonne partie de mon temps car je n’aime pas trop sortir, puis il y a mon perroquet, Cocotte, que j’aime beaucoup. Il est plus vieux que moi et c’est toujours un immense plaisir de le retrouver. Revenir en Guyane régulièrement est très important pour moi car cela me permet de me ressourcer, de voir les gens que j’aime, d’échanger avec eux.

Et dans le quartier, vous avez encore des contacts avec les amis d’enfance ?

Oui. Je n’ai oublié personne. Aujourd’hui, les parents me sollicitent, m’interpellent, veulent avoir des autographes, c’est super. Certains sont toujours là et à chaque fois qu’on se retrouve, on partage des moments très forts. J’ai grandi dans le quartier. Je reste toujours la Malia qu’ils ont connue et rien n’a changé.

Vous êtes certaine que rien n’a changé depuis votre sacre d’Athènes ?

Rien de particulier si ce n’est que les médias me sollicitent davantage, que le téléphone n’arrête pas de sonner et que je reçois plus d’invitations qu’auparavant. Malia reste toujours Malia, une fille simple avec son caractère.

Quelles sont vos relations avec votre mère ?

Elles sont indescriptibles. Il y a plus qu’une simple relation entre mère et fille. Elle me suit partout et se trouve constamment présente dans mon c½ur. C’est une mère géniale. Elle m’encourage et fait d’énormes sacrifices pour être toujours à mes côtés. On se téléphone régulièrement et elle sait comment me remonter le moral quand je doute de quelque chose. Je dois tout à ma mère. D’ailleurs c’est elle qui m’a aidée à faire mes premiers mètres en natation.

Il y a des terrains de basket et de football dans le quartier. Pourquoi avez-vous choisi la natation ? Le hasard ou le destin ?

Je ne sais pas. Toujours est-il que ma maman m’a fait goûter aux joies de la natation assez jeune et, depuis, j’en ai fait mon sport favori. Il faut aussi noter que dans ma famille on a toujours pratiqué la natation. Ma mère a gagné plusieurs compétitions dans sa jeunesse, ma grande s½ur, Ismahene, en a fait au plus niveau, mon petit frère Medhy s’en sort très bien dans les meetings.
Donc, il n’y a pas de raison que je ne sois pas dans le même milieu. J’ai eu raison de choisir la natation puisque je m’épanouis dans un sport que j’aime et qui me procure beaucoup de bonheur.

Comme monter sur le podium aux Jeux Olympiques ?

Par exemple. C’est un moment fort. Inoubliable. Et que l’on savoure pleinement.

Il était important pour vous d’avoir cette médaille d’argent ?

C’était très important. Je ne voulais pas du tout retourner bredouille de ces JO. Je savais que toute la Guyane, toute la France était avec moi. Mes amis, le président du club des Pacoussines, les entraîneurs étaient dans les tribunes. Tout le monde espérait, je ne pouvais pas les décevoir. C’était primordial de décrocher cette médaille pour eux.

Pour vous aussi ?

Bien évidemment, pour moi aussi car c’est toujours bien de repartir avec une médaille. C’est psychologique pour une première participation. Ainsi, on pourra mieux préparer les prochains Jeux qui auront lieu à Pékin.

Est-ce ce mental de fer qui vous a permis d’aller jusqu’au bout ?

Je crois qu’au-delà de l’aspect physique et technique, il faut être fort mentalement. Sinon, on ne peut pas faire face aux autres concurrents, déterminées à vous ravir le podium. Puis il y a la pression des entraîneurs, du public de la famille… Et si on n’a pas un bon mental, on se fait vite dépasser. Et moi, je n’ai pas voulu perdre. Je voulais absolument avoir une médaille et je me suis battue jusqu’au bout pour l’avoir.

Satisfaite de votre résultat où vous attendiez-vous à faire mieux ?

J’aurais toujours pu faire mieux. Pour une première participation, je suis très heureuse d’avoir pu monter sur le podium. Je suis médaillée d’argent et j’espère faire mieux la prochaine fois.

Quel est l’évènement qui vous a le plus marquée au cours de ces jeux ?

Sans aucun doute, les 4 x 100 mètres où j’ai terminé quatrième. J’ai pleuré toute la nuit. Je crois que je garderai encore longtemps cette image dans la tête.

Déjà la presse vous accapare et vous suit partout. Est-ce la rançon de la gloire pour vous ?

Je ne cherche pas spécialement à être interrogée mais quand on me sollicite, je réponds positivement quand mon emploi du temps me le permet. Récemment, France 2 est venu en Guyane pour me suivre pendant plusieurs jours dans mon environnement familial et dans les rues du département. Ils ont fait des images de moi et quelques paysages de la Guyane qui ont été diffusées sur la chaîne nationale, c’est superbe pour la Guyane, longtemps étiquetée comme le pays du bagne, de la misère ou du spatial.

Etes-vous une nouvelle ambassadrice pour la Guyane ?

Je ne le suis pas, mais j’aimerais bien jouer ce rôle. Cela ne me dérange pas car je parle toujours de la Guyane en métropole. Nous avons beaucoup à montrer : de beaux paysages, une richesse culturelle avec des habitants venus des différents coins de la planète, une flore remarquable et une faune formidable. Malheureusement certains pensent encore au bagne ou la fusée Ariane en faisant fi du reste de façon volontaire ou par méconnaissance. Chaque fois que je le pourrai, j’inviterai les gens à venir en Guyane découvrir par eux-mêmes nos richesses pour que l’on puisse faire taire les préjugés.

Vous considérez-vous comme une icône ?

Non, mais quand je vais en ville, les gens m’appellent Princesse Malia alors que ce n’est pas du tout mon genre. Ils essaient de me toucher, de me faire la bise… Cela me fait vraiment plaisir de voir que les Guyanais apprécient cette médaille. Je suis contente d’être une référence pour quelques jeunes qui veulent faire de la compétition et qui viennent me demander conseil.

Ces derniers temps, vous étiez très sollicitée. Comment arrivez-vous à gérer tous ces rendez-vous ?

Ce n’est pas toujours facile, mais j’ai appris. On ne peut pas répondre à toutes les invitations ; il faut malheureusement faire des choix et cela ne plaît jamais à celui à qui on dit non, mais que voulez-vous ? Ce n’est pas la volonté de dire non à quelqu’un, mais le corps a aussi ses besoins et ses limites.

Quels sont vos loisirs ?

J’aime le cinéma, les soirées DVD et les restaurants avec les amis. Car, en période de compétition, on n’a pas le temps de se voir. Ce sont des moments rares que je vis pleinement en dehors de l’INSEP.

                                                         Frantz Montoban et Thierry Merlin( 11/04)

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