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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Nélia Polus

Nélia Polus

Les savoir-faire issus du marronnage, tel a été le thème de la dernière Biennale du Marronnage de Matoury. Une manifestation qui a connu un vif succès sur la Place de l’Esplanade des arts et cultures chère à Jean-Pierre Roumillac, le maire de la commune. Cette année, on a mis les petits plats dans les grands et le public a aimé. Pour la première fois, Nélia Polus, adjointe chargée de la Culture, a suivi les opérations du début jusqu’à la fin.

Rappelez-nous votre parcours…

Après mon bac, en 1977, j’ai occupé le poste d’agent administratif à la mairie de Rémire pendant deux mois, puis je suis rentrée en tant que suppléante à l’Education nationale.  Aujourd’hui je suis professeur des écoles, titulaire du CAAPSAIS (Certificat d’aptitude professionnel à l’Adaptation et l’Intégration scolaire). Je suis conseillère municipale déléguée aux Affaires scolaires et, depuis septembre 2004, adjointe au maire, déléguée aux Affaires Culturelles, suite à la démission de Monique N’Dagano dont j’étais la suppléante.

Avez-vous déjà milité dans le monde associatif, et comment avez-vous gravi les échelons à la mairie ?

J’ai été membre de plusieurs associations : le Club des jeunes de Rémire, la jeune Chambre Economique, les Francs et Franches camarades de Guyane, l’USL Montjoly, l’Union Sportive de Sinnamary, le SIAM, le Lions club Rémire Diamant d’Armire. Présidente du SIAM depuis 1990, mon implication dans la vie associative a permis non seulement un enrichissement personnel sur le plan intellectuel mais surtout, au niveau des relations humaines, un savoir-faire et un savoir être qui ont mûri au fil des années. En arrivant à Matoury en 1983, mère de deux enfants en bas âge – 4 ans et 3 mois- j’ai su m’organiser pour donner un peu de mon temps aux autres. Car j’estime "que l’on ne va pas bien loin si on ne fait pas quelque chose pour quelqu’un d’autre" (telle est la devise de Melvin Jones, Fondation du Lions Club International). Depuis 1990, avec le concours des membres de l’association, nous avons développé le volet  "animation" en passant par les centres de loisirs et de vacances, les échanges culturels avec les Antilles, les rencontres inter-associatives, les enquêtes auprès de la population pour l’amélioration du cadre de vie, les cours de couture, de gymnastique, le soutien scolaire. Le SIAM a toujours été très actif et s’est aussi fait connaître à l’extérieur.
C’est ainsi que le maire m’a proposé de faire partie de son conseil municipal en qualité de conseillère extra-municipale tout d’abord, puis conseillère municipale adjointe récemment.

En tant qu’adjointe chargée des Affaires culturelles à la mairie de Matoury, quelles sont les actions que vous menez sur la commune ?

En ma qualité de déléguée aux Affaires culturelles, c’est avec un réel enthousiasme que j’ai pu mener à bien la 4eme Biennale avec le savoir-faire d’une équipe soudée. Le programme culturel de 2005 sera élaboré avec l’aide des associations de la commune. Toutefois, nous travaillons déjà sur la Biennale 2006.

Récemment, il y a eu la Biennale du Marronnage. Comment a été montée cette quatrième édition ?

Ce grand festival des arts et traditions populaires a été institué par le Conseil municipal, à la suite des Rencontres inter-associatives qui ont caractérisé la fête patronale matourienne pendant une dizaine d’années. Après "la Guyane riche de ses différences", en 1998, "la Fraternité entre les peuples", en 2000, "La femme dans le marronnage" en 2002, la quatrième édition a proposé de mettre en lumière les « Savoir-faire issus du marronnage ». Le Centre d’Actions Socio-Culturelles et Sportives (CASCSM), l’Office du tourisme (OTM), la bibliothèque municipale, le service Communication ont planché pendant des heures afin de donner à cette manifestation un cachet culturel et faire en sorte que tout un chacun en tire profit. Nous avons décidé d’offrir au public un plateau artiste international, des conférences-débats avec des personnalités de renommée internationale, un forum artisanal et agricole de qualité.

Doit-on encore parler du marronnage en 2004 ? Si oui, pourquoi ?

Bien sûr ! On ne doit pas se lasser de parler de marronnage car par l’instauration de la Biennale du marronnage, la ville de Matoury marque sa volonté de se rapproprier ce pan sombre de l’histoire de l’humanité. C’est un véritable devoir de mémoire que de revenir sur ce qui a façonné la société guyanaise, son caractère multiculturel et pluriethnique, l’une de ses plus belles richesses aujourd’hui.

Pouvez-vous nous parler du thème de la biennale et qu’avez-vous voulu partager avec la population ?

A travers les échanges culturels avec notre environnement géographique, nous avons voulu attirer l’attention du public sur le thème "Marronnage et Savoir-faire", héritage séculaire qui constitue notre monde de référence, la prise la prise de conscience de notre identité, de nos origines.

Et quels sont ces savoir-faire des Noirs marrons que vous avez voulu ressusciter ?

Nous nous sommes attachés à mettre en évidence l’utilisation faite par les  "marrons" des matériaux qui étaient à leur disposition et ce qu’ils en ont fait  dans leur vie de tous les jours, ainsi que la mise en œuvre des techniques et savoir-faire spécifiques dans des domaines aussi divers que l’art, l’artisanat, la musique, l’environnement, la médecine…

Pensez-vous avoir transmis ces savoir-faire, à travers les conférences et les expositions, aux milliers de personnes qui ont participé aux quatre jours de la manifestation ?

Peut-être…En tout cas, nous leur avons donné des pistes de réflexions pour qu’ils s’approprient ou se réapproprient leur histoire.

Cette année, vous avez invité des artistes et des écrivains de plusieurs endroits. Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

Il a fallu donner à ces conférences un cachet international afin que nous ayons une vision la plus large possible du thème. Trouver des spécialistes d’ici et d’ailleurs pour enrichir la réflexion générale grâce aux débats. Tout naturellement nous avons pensé à M. Jean Paul Mbeleck, historien des sciences et techniques de l’Afrique, et Mme Mary Fleury, maître de conférence au Muséum d’histoire naturelle, qui nous ont entretenu sur les sciences techniques  africaines des origines à nos jours, des Racines africaines dans l’alimentation et la pharmacopée des Noirs-Marrons. Sans oublier M. Gérard Police, maître de conférence à l’université des Antilles-Guyane, spécialiste du Brésil, qui nous a parlé de Quilombos, M. HH Naarendorp, conférencier et ancien ministre de l’intérieur du Surinam de la Préservation et la conservation de l’art traditionnel des Amérindiens et Marrons du Surinam.
Quant à M.Jean Chapuis, docteur en anthropologie, il a été choisi pour nous parler du rôle des Noirs bonis dans la formation du groupe amérindien Wayana, et notre incontournable historien boni, M. Jean Moumou, a brillamment exposé le cas des Marrons bonis de Guyane.

Quelle est la fonction exacte de la Reine du marronnage et comment peut-elle aider à une meilleure prise de conscience de ces savoir-faire dont vous parlez tant ?

Annie-Claude Pierret, Reine du marronnage 2004, devra être présente aux cérémonies officielles, aux côtés du maire, et avec l’aide de ses proches et de l’OTM, faire preuve de savoir-faire pour porter haut les couleurs du marronnage.

Quel bilan peut-on faire de la Biennale du marronnage 2004 ?

Le bilan est très positif car le public s’est déplacé en masse. D’ailleurs, on travaille déjà sur la prochaine édition qui devrait avoir pour thème "Marronnage et Langage".
                                                                             Frantz Montoban ( 12/04)

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