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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Marie-Christine Léopoldie

Marie-Christine Léopoldie

Décidée à tout mettre en oeuvre pour le développement de son pays, la Martinique, Marie-Christine Léopoldie milite tous azimuts dans plusieurs activités. Rencontre.

Parlez-nous tout d’abord de vos multiples activités associatives…

Je suis trésorière de l’Union Sportive Riveraine, secrétaire de l’association "Joie de Vivre", qui, est en fait le club de troisième âge de ma commune située à l’extrême nord de la Martinique. Je suis également représentante syndicale, plus exactement secrétaire de la section "CGTM" (Confédération Générale du Travail  "Martinique"), des employés municipaux de Grand-Rivière. Par ailleurs, je chante à la chorale de ma paroisse.

Qu’est-ce qui vous donne envie d’être partout à la fois ?

Je suis une Riveraine (habitante de Grand-Rivière) "native natale", selon l’expression consacrée chez nous, c’est à dire née à Grand-rivière d’une famille bien riveraine, donc plus riveraine que moi, tu meurs ! C’est par amour pour ma commune que j’éprouve ce besoin de m’engager partout où cela me semble nécessaire. Grand-Rivière est située dans une région particulièrement déshéritée, elle est enclavée dans un rempart montagneux mais elle a des atouts touristiques appréciables. Je veux la faire avancer et je ne connais pour cela qu’un moyen : s’engager soi-même. Pourquoi attendre sur les autres pour le faire ?

Qu’avez-vous à nous dire de votre métier ? 

J’ai passé le Probébib, c’est à dire le Diplôme Professionnel des Bibliothèques, au Campus Universitaire de Schoelcher, en 1994. Depuis j’ai la chance d’exercer dans ma commune natale que je chéris tant ! C’est à la fois mon gagne-pain et le moyen de mettre mes compétences à son service.

Qu’est-ce qui vous a en particulier orientée vers cette carrière ? 

Dès ma tendre enfance, à l’heure où les petites filles jouent à la poupée, moi, j’avais toujours un livre à la main. Je crois que le livre est à la fois un moyen de s’évader, de se cultiver et de s’élever au-dessus de cette terre si fade par moments. L’école m’avait orientée vers une carrière de secrétaire de direction mais je n’ai jamais aimé ce métier. Je ne voyais que les livres. J’ai donc d’abord travaillé à la bibliothèque municipale puis j’ai fait ma formation pratique à la Bibliothèque départementale de prêt de Fort-De-France avant de passer le Probébib. Autrement dit, ma formation a été aussi bien pratique que théorique.

La bibliothèque a organisé une exposition de costumes d’autrefois. N’est-ce pas un peu suranné ?

Bien au contraire, la tendance, depuis quelques années, est au retour aux sources, à la découverte du patrimoine local. Les recherches dans l’habillement font apparaître un certain engouement pour le costume local.
Je suis moi-même très surprise du succès que cela remporte. Pour les raisons que je viens d’évoquer, je savais que cela plairait mais j’étais loin de m’attendre à un tel succès. Je serai même obligée de jouer les prolongations ! Grand-Rivière, on le sait, est une commune restée très proche des traditions, visitée par de nombreux touristes locaux, étrangers, ou tout simplement par des Antillais vivant à l’extérieur. Ces derniers ont pour principal souci de transmettre à leurs enfants tout le patrimoine, la tradition enfouie dans leurs racines profondes. C’est pourquoi ils sont particulièrement ravis de retrouver les grands-robes, gaules, ou alors l’habit des lavandières.
Tout cela constitue une page d’histoire locale relativement récente et qui ravive des souvenirs dans les c½urs.
Les robes de cérémonie, par exemple, étaient portées par les jeunes filles de l’époque pour aller au bal de la commune ou à leur première surprise-partie. Le mot "zouk", très péjoratif à l’époque, était à éviter formellement.
Il serait difficile de retrouver tous ces costumes sans émotion. J’en profite d’ailleurs pour remercier chaleureusement le Syndicat d’Initiative du Marigot de nous avoir prêté si gracieusement toutes ces toilettes pour les besoins de notre exposition.

Quels sont les autres projets de la bibliothèque ?

La municipalité de Grand-Rivière croit beaucoup à la jeunesse. Elle fait beaucoup d’efforts pour redonner aux enfants scolarisés ici le goût de lire. C’est pourquoi nous avons prévu plusieurs rencontres avec des auteurs, surtout ceux qui écrivent pour la jeunesse, pour pouvoir faire des animations autour de leur livre.
Par ailleurs, nous prévoyons des expositions, des conférences sur des thèmes qui touchent toute la population. Je pense tout particulièrement à la drogue, qui est une préoccupation majeure pour les parents comme pour les jeunes eux-mêmes. Je déplore le manque de goût des enfants d’aujourd’hui pour la lecture. Je crois qu’il y a un travail de sensibilisation à faire à tous les étages de la société pour cela. Les enfants, ne lisant plus, n’ont pas l’occasion de voir des mots bien orthographiés et ont du mal à écrire sans fautes !
Ce ne sont pas les mini messages et autres "sms" qu’ils envoient furtivement qui vont les y aider ! Ici, à Grand-Rivière, nous avons une chance, un atout majeur : la bibliothèque municipale est située au c½ur même de l’école communale. Cela permet de réaliser des activités de concert avec les enseignants et d’avoir les enfants plus facilement sous la main.

En tant que maman, comment gérez-vous ce problème ?

J’ai en effet un petit garçon que j’ai toujours initié au goût de la lecture. J’ai essayé de suivre les conseils donnés par les promoteurs de l’opération « Fureur de Lire ». Donc, tout bébé, je l’ai habitué à avoir un livre entre les mains. Je l’emmène avec moi dans toutes les manifestations liées au livre organisées par la bibliothèque municipale et, petit à petit, je commence à récolter auprès de lui les fruits de ce long travail.
Mon fils c’est en quelque sorte mon "cobaye". Dès la sortie d’un nouvel ouvrage destiné aux enfants de son âge, il est amené à le tester. C’est grâce à lui que je sais si ça va accrocher ou pas auprès des autres enfants.
                                                                                         Joël Sandot (09/04)

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