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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Jeanine Verin

Jeanine Verin


Après avoir perfectionné ses acquis en métropole, elle est revenue en Guyane créer son association de danse. Au départ, cela se passait dans un petit cours avec quelques élèves ; trente ans après, elle dresse le bilan des actions menées au sein de la structure.

Professeur de danse classique et de jazz, chorégraphe, Jeanine Verin s’est toujours consacrée à la danse, sa passion. Danseuse depuis l’âge de 14 ans, elle a gravi les échelons avant d’enseigner son savoir à des centaines de personnes dont certaines sont devenues des artistes confirmés ou des professeurs de danse. Francine Casals en est la parfaite illustration. Jeanine Verin est présidente-fondatrice de l’ADACLAM (Association de Danse Artistique Classique et Moderne), une association de danse créée après son retour de Paris en 1974 avec le soutien du Dr Henri Henriot, le Président d’honneur. Jeanine Verin a également fondé en 1974, la Ligue régionale de danse dont elle assurera la Présidence pendant 12 ans.
Depuis 2000 elle préside la Confédération Nationale de Danse, une structure qui permet aux jeunes d’avoir un appui de taille dans la pratique de leur discipline de prédilection. Son objectif : "permettre aux Guyanais de faire parler leur corps par l’intermédiaire de la danse" Ses chorégraphies ont été applaudies dans maintes régions de France et même à l’étranger. C’est ainsi qu’elle a à son actif l’organisation de nombreuses rencontres culturelles aussi bien aux Antilles, au Surinam, au Brésil, au Vénézuéla, à New York, qu’en Russie. Elle a su inculquer aux jeunes l’amour de la danse et surtout leur permettre de suivre le chemin de cet art qui, pendant des années, a paru utopique aux Guyanais.
Jeanine Verin mène de front son métier de professeur de l’Education Nationale, et sa passion pour la danse. Elle a reçu les Palmes Académiques en 1996 et s’est vu décerner la médaille d’or de la Jeunesse et des Sports en 2001. C’est cette dame reconnue par ses pairs qui vient de créer une compagnie au sein de l’ADACLAM qui fête ses 30 ans cette année. La compagnie se nomme : "Eclats d’Ames"

Etait-ce un besoin de créer une association de danse à la fin des années 70 ?

Il y avait un réel besoin à cette époque mais il faut dire que la danse était considérée comme un loisir, une façon de se faire plaisir. Il y avait peu d’endroits en Guyane où l’on pouvait apprendre à danser. J’allais régulièrement faire des stages en métropole notamment à Montpellier. C’est au cours de ces formations que je me suis liée d’amitié avec une danseuse de Toulouse qui voulait devenir professeur de danse. Je l’ai invitée à venir à Cayenne afin de donner des cours à mes élèves et c’est elle qui m’a appris la rigueur. Depuis, j’ai essayé d’inculquer cette vision de la danse autour de moi : danser par plaisir mais pas n’importe comment. Avec l’aide de la secrétaire générale de la Fédération de danse de France, j’ai créé la Ligue de danse dans le but de réunir plusieurs associations dont l’ADACLAM, Montjoly-Danse et une troisième qui faisait partie de la Gymnastique dansée et qui a disparu depuis 15 ans.

Quels sont vos rapports avec les parents ?

Ils sont excellents car l’ADACLAM est une grande famille. L’association a énormément évolué grâce aux résultats obtenus lors des Concours régionaux et nationaux organisés par la Confédération de danse et la bonne ambiance qui règne entre les adhérents et les parents.

Peut-on dire que l’ADACLAM est une deuxième famille pour ces enfants ?

Tout à fait. La politique de l’ADACLAM est d’accueillir les enfants dès l’âge de 7 ans (cette année 6 ans). Au fil des années, ils acquièrent certaines règles de vie dont les principes de base sont le respect des professeurs et des autres.

Quels sont les qualités d’un bon danseur ?

Il ne faut jamais se contenter de ce que l’on a mais toujours essayer d’acquérir plus de technique ; donc il faut que le travail soit constant, persévérer dans l’effort, travailler dans l’humilité et dans l’amour du prochain.

Il y a eu aussi des adhérents de l’association qui sont devenus de grands danseurs, pouvez-vous en citer quelques uns ?

Plusieurs élèves de l’ADACLAM, se sont orientés vers le domaine artistique (chant, théâtre, musique etc.) et plus particulièrement la danse. Ainsi Steeve Guuimaraes est aujourd’hui professeur de jazz et danseur professionnel. Il a dansé et danse toujours dans plusieurs comédies musicales. Il a été danseur professionnel chez Anne-Marie Porras, à Montpellier. Cynthia Egalgi étudie à Montpellier et devrait devenir professeur de danse, discipline jazz, à la fin de cette année universitaire. Frédéric Cellé, danseur professionnel chorégraphe, a fondé sa compagnie.
Marina Voyer, titulaire de l’examen d’aptitude technique, a également fondé son association de danse A HI NA MA à Matoury. Francine Casals continue à enseigner dans le domaine du jazz à l’ADACLAM.

Que devient votre fille Magali, qui a laissé la Guyane depuis plusieurs années déjà ?

Elle est professeur de danse classique et de jazz. Elle enseigne dans un Centre de Danse à Paris en tant que professeur d’Horton. C’est une discipline qu’elle a apprise aux Etats-Unis et qui se rapproche de contemporain.
Elle a dansé pendant un an à Londres dans la comédie musicale "the lion king", où elle était la seule française. Elle a dernièrement dansé à Montpellier dans la comédie musicale "chantons sous la pluie". Pour l’instant, en plus de son enseignement, elle fait partie de plusieurs jurys. Elle fait des tournées avec la compagnie du chorégraphe Georges Monboye et également avec la compagnie de Géraldine Armstrong et vient de fonder sa propre compagnie "Zandoli" en pleine création.

Quel bilan peut-on faire de vos 30 ans ?

Un bilan très positif parce que les enfants à l’ADACLAM à l’âge de 7 ans et je ne m’en sépare que lorsqu’ils en ont 17 environ (ils vont poursuivre leurs études). Mais, bien souvent après avoir terminé leurs études, ils reviennent à l’ADACLAM parce qu’ils ont continué durant leurs études à pratiquer la danse. Cette année, sur 44 premiers prix qui ont été remportés au concours régional, 32 premiers prix ont été obtenus par l’ADACLAM. Je crois que c’est la preuve d’un bilan positif. Mais, bien sûr, il ne faut surtout pas s’enorgueillir de ces résultats. Il faut donc toujours continuer à travailler surtout que le concours national réunira les meilleurs danseurs des 22 régions de France et d’Outre-Mer.

Comment allez-vous souffler vos 30 bougies ?

Nous allons fêter cela par différentes actions tout au long de l’année. C’est ainsi qu’en février 2004,nous avons organisé une action intitulée : "Héritage-Partage", action qui a permis d’allier la musique et la danse. Il s’agissait de 4 musiciens venant de New York qui ont permis de réaliser une création chorégraphique avec le concours de Magali Verin. Cette création chorégraphique a été présentée au public guyanais sous forme de Show sur la Place des Palmistes durant le carnaval. Puis il y a eu beaucoup de rencontres entre les jeunes des écoles primaires (Samuel Chambaud) et ces musiciens. Ils ont appris à fabriquer des instruments avec des bouteilles vides et des perles (schecker) et ont pu jouer après un morceau de percussion. La même opération a été faite avec des jeunes de quartiers défavorisés.
Nous avons également fait un jumelage avec une association de danse de Fontenay-sous-Bois appelée Balletissimo et donné un spectacle de danse avec la compagnie "Eclats d’Ames".

Vous avez décidé de créer une compagnie. Pouvez-vous-nous en dire davantage ?

Cette compagnie est composée de 14 jeunes danseurs de l’ADACLAM, très motivés, qui veulent s’adonner encore davantage à la danse car cela demande beaucoup d’investissement personnel. La compagnie "Eclats d’Ames" a été créée avec l’aide de M. Ivanoff, qui est également professeur chez nous. Danseur étoile à l’Opéra de Marseille et de Toulon, professeur de danse classique à l’Opéra de Marseille, il apporte son professionnalisme, son expérience personnelle à notre structure. Nous avons déjà donné 2 spectacles de danse classique. On en fera d’autres d’ici la fin de l’année.

Qu’est-ce que cela va changer dans l’organisation de vos activités ?

Beaucoup d’investissements, beaucoup de sacrifices mais nous allons à continuer à travailler dans la joie.

L’ADACLAM va disparaître ?

Pas du tout puisqu’il s’agit d’une Compagnie fondée au sein de l’Association.

Comment voyez-vous l’avenir de cette compagnie ?

J’espère qu’elle va évoluer non pas en nombre mais techniquement et peut-être se diversifier dans d’autres techniques puisque tous les élèves qui sont dans la Compagnie pratiquent d’autres disciplines que le classique au sein de l’Association.

                                                                                  Frantz Montoban (08/04)

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