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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Nadia Charlery

Nadia Charlery


Mordue de cinéma depuis sa plus tendre enfance, Nadia Charlery a décidé d’en faire sa profession. Aujourd’hui, elle commence à être connue dans le milieu, même s’il lui faut encore se bagarrer non plus pour ce faire connaître mais…reconnaître. Elle fait partie de l’association créée par les intermittents du spectacle et du syndicat SNRT audiovisuel (Syndicat National des Réalisateurs et Techniciens) rattachée à la CGT.

Quel est votre parcours professionnel ?

Après mon bac A2, en 1991, je suis entrée à l’Ecole supérieure de réalisations audiovisuelles (ESRA). Ma formation de réalisateur a duré trois ans entrecoupés de stages que j’ai eu la chance de pouvoir effectuer au pays. C’est vraiment une grande chance car cela m’a permis de me faire connaître à la Martinique ! A ma sortie de l’école, j’ai travaillé un an à Paris sur plusieurs courts-métrages. Alors que j’effectuais une de ces missions, l’une des entreprises qui m’avaient accueillie en stage m’a fait appeler pour me proposer un contrat. L’opportunité de rentre à la Martinique était trop belle pour la laisser échapper ; je l’ai donc saisie. De toutes façons, je ne me voyais pas faire carrière en France hexagonale.
Mon objectif prioritaire était de mettre à la disposition de mon île les compétences acquises. J’ai travaillé quelque temps dans l’entreprise en question en tant qu’assistante de réalisation salariée. J’étais en quelque sorte dans un milieu protégé…Hélas ! La "sécurité" a duré  "ce que dure les roses".
Finalement, aujourd’hui, je travaille comme intermittente du spectacle. Il n’y a guère d’autre choix possible : la plupart des entreprises n’ont pas les reins assez solides, le marché n’est pas suffisamment grand pour se permettre d’embaucher à temps plein. Cela dit, je travaille avec une relative régularité, donc je n’ai pas trop à me plaindre !

Qu’est-ce qui vous a attirée dans cette voie ?

(rires) Je crois que j’ai dû tomber dedans petite ! Dès mon plus jeune âge, alors que les magnétoscopes arrivaient à peine sur le marché et coûtaient une fortune, je persécutais mes parents pour qu’ils m’en offrent un ! Ils ont cédé devant ma détermination, touchés par mon sérieux lorsque j’affirmais que je voulais faire carrière dans le 7e Art. Enfant, mes jeux favoris consistaient à "fabriquer"des journaux télévisés.

Travailler au pays dans cette branche, c’est difficile ?

En fait, c’est un métier comme un autre, il n’est ni plus facile ni plus difficile. Cependant, les offres sont plus rares chez nous mais, à l’inverse, il est plus facile de se faire connaître. Ainsi, l’inconvénient est compensé par l’avantage !

Un tournage vous a particulièrement plu ?

Je ne peux pas vraiment le dire. C’est vrai qu’il y a des tournages où l’ambiance est plus sympathique que d’autres mais je dois surtout parler de période plus favorable.
En effet, depuis un an, j’ai eu l’occasion de faire des choses "qui me branchent" davantage. Justement parce que j’ai commencé à me "faire un nom", les producteurs me sollicitent plus facilement pour me confier des projets plus intéressants. Par exemple on m’a demandé de réaliser des films commerciaux et ça c’est une bonne chose.

Quel est l’aspect du métier qui vous plaît le plus ?

Tout ce qui fait appel à mon sens créatif. J’entends par-là tout ce qui me permet de mettre en scène des idées, des émotions, etc. Par contre, l’aspect qui me gêne le plus, c’est la précarité de la profession. On ne sait jamais de quoi est fait demain, donc difficile de faire de réels projets. Comment, par exemple, solliciter un crédit auprès d’un organisme financier lorsqu’on n’est pas en mesure de prouver des revenus réguliers et à peu près stables ?
Cela dit, ça fait partie du métier ! Un artiste, en principe vit dans le dépouillement.

Une femme qui exerce ce métier est donc condamnée à vivre en bohème ?

Si on est payé normalement, il n’y a pas de raison car justement la rétribution se doit d’être gratifiante pour compenser son aspect précaire.
Vous me donnez là l’occasion de parler du combat que nous menons, nous intermittents du spectacle, pour que nos professions soient reconnues et que nous soyons payés aussi bien qu’en France hexagonale. Cela nous a conduit à créer, en 2001, l’association « AI AM », qui se prononce comme "I am", ce qui signifie, comme chacun sait, « Je suis » en anglais.
Ces objectifs sont précisément de faire reconnaître la professionnalisation de nos métiers. On ne veut pas de jobeurs, bricoleurs et autres "mal-au-pied" parmi nous !
Cela passe par l’obtention de véritables contrats de travail prenant en compte les heures supplémentaires, entre autres. Le principal projet est de mettre en place des conventions collectives locales. Nous travaillons pour cela en concertation avec l’ARACT, qui est une cellule de médiation dépendant de la Direction du Travail. L’ARACT joue en fait le rôle de médiateur entre les patrons et nous. Notre association sert aussi à promouvoir les échanges dans la Caraïbe et même ailleurs, organise des conférences aussi bien pour nous que pour le public. Par ailleurs, les professionnels que nous sommes ont créé une cellule SNRT audiovisuel (Syndicat national des réalisateurs et techniciens) rattachée à la CGT…

Quel est votre "grand rêve" ?

Réaliser mon propre film ! J’ai des scénarii qui remplissent mes tiroirs et j’aimerais bien les faire éclore un jour. J’ai envie de faire, dans mon pays, des choses pour mon pays.

Quels sont vos loisirs ?

Je suis passionnée de karting. Je pratique ce sport depuis plusieurs années.
Cependant j’ai du arrêter car mon kart est à réparer voire à changer et, en ce moment, j’ai du mal à faire face à cette lourde dépense.
                                                                                                                   
                                                                                          JoëlSandot (08/06)

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